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Éditeur : NIS America
Développeur : SYUPRO-DX
Genre : RPG
Version Testée : PlayStation Vita
Autre Supports : Nintendo Switch, Steam
Langue : Textes en anglais
Classification : + 12 ans
Sortie en France : 16 février 2018
Taille d’Origine : 281 Mb
Prix Moyen : 39,99€

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Préparez-vous pour les 5 minutes les plus longues de votre vie ! Sorti en 2016 au Japon sur PlayStation Vita, ce J-RPG 8 bits développé par Nippon Ichi Software et SYUPRO-DX aura mis le temps avant d’arriver dans nos contrées, mais vient se faire pardonner avec des versions PC et Nintendo Switch en prime. The Longest Five Minutes commence fort en nous plongeant dès le début de l’aventure face au boss final de l’histoire, tout en nous promettant une aventure dans le style des vieux J-RPG classiques.

Le combat final commence… maintenant !

À peine le jeu lancé, vous vous retrouvez dans la peau du héros Flash Back qui, après une longue aventure, se tient enfin face au Demon King, prêt pour un ultime affrontement. Vous ne vous en souvenez pas ? Malheureusement, lui non plus ! Soudainement frappé d’amnésie, notre héros ignore totalement ce qu’il fait ici et n’a aucun souvenir des événements de sa quête. Ne disposant que de 5 petites minutes devant lui, Flash va donc devoir replonger dans ses souvenirs s’il veut avoir une chance de remporter la victoire.

Le joueur va ainsi revisiter un à un des fragments de mémoire du héros et revivre son aventure dans un style RPG 8 bits de la vieille époque. En parallèle, vous devrez tenter de faire face aux attaques du Demon King dans le présent et cela en faisant des choix qui auront une incidence sur les souvenirs qui reviendront à Flash. Cet aspect visual novel bien sympathique, en plus de donner une sensation d’immersion au joueur, permet de découvrir d’autres facettes de l’aventure de notre héros tout en permettant au joueur de revenir à n’importe quel moment sur ses décisions. En effet, une chronologie disponible tout au long de l’aventure permet de sauter d’un point à l’autre de l’histoire et d’essayer des choix différents. Si certains choix peuvent sembler anodins, d’autres auront une grande influence sur le combat final ainsi que sur la fin du jeu.

Un scénario classique mais prenant

L’histoire du jeu, en soi, est assez typique : un jeune héros parti de son village avec ses amis d’enfance parcourt le monde afin d’élucider le mystère d’une Brume mystérieuse qui transforme êtres vivants et objets en démons semant le chaos. Néanmoins, le principe de souvenirs que l’on récupère petit à petit apporte une profondeur à l’histoire qui, au final, s’avère bien plus complexe et émouvante qu’on ne pourrait le croire et nous réserve de bonnes surprises. Le côté visual novel laisse également découvrir plusieurs fins différentes qui nous pousseront à revenir parfois sur nos décisions pour découvrir ce qui se passe si l’on fait un autre choix. On s’attache aussi très vite aux personnages, et ce, malgré le fait qu’ils soient assez clichés.

En outre, toute l’aventure se déroule dans une ambiance rétro qui saura nous rendre nostalgique. Graphismes en style 8 bits, mappemonde à parcourir pour aller d’une zone à l’autre et combats au tour par tour, tous les éléments sont là pour replonger dans la magie des premiers J-RPG. Si le jeu ne cherche pas à parodier les grands classiques, on retrouve tout de même tout du long l’humour délirant propre aux jeux Nippon Ichi qui nous pousse à aller discuter avec tous les NPC juste pour voir ce qu’ils auront à raconter. Dans chaque souvenir vous aurez également quelques objectifs optionnels souvent très simple à réaliser mais qui agrémenteront un peu vos passages dans les villes. Petite mention aussi pour le design des monstres, certains étant particulièrement marrants.

La bande-son du jeu quant à elle saura vous faire rêver. Les musiques dynamiques aident à rendre le scénario plus entraînant encore et on prendra plaisir à se balader dans les villes ou sur la carte en se laissant bercer. Les petits effets sonores rétro raviront également les plus nostalgiques d’entre vous.

Une fidélité un peu trop poussée

En revanche, si le jeu réussit à merveille le pari de recréer l’ambiance des jeux rétro, il n’apporte tout de même aucune innovation, que ce soit au niveau du gameplay ou des phases d’exploration. Les combats sont simplistes au possible : on attaque, on se défend, on utilise un sort d’attaque, de soin ou d’augmentation de stats… et c’est tout. Si au début on peut prendre plaisir à ce petit retour aux sources, on finit néanmoins très vite par s’en lasser. D’autant plus que le jeu est relativement simple et qu’aucun combat ne vous poussera dans vos derniers retranchements. Trois mini-jeux optionnels viendront apporter un petit challenge durant l’aventure, mais sans plus.

Seule originalité du gameplay : le système de level up des personnages. À chaque souvenir que vous revisiterez, vous reprendrez l’aventure avec un niveau, une somme d’argent et un équipement déjà définis, et vous perdrez tout ce que vous aurez acquis une fois le souvenir terminé. La seule constante reste ce qui s’appelle la « ré-expérience » qui apporte des points en plus aux statistiques des personnages et que vous pourrez augmenter de plusieurs façons : en terminant un souvenir, en effectuant des quêtes annexes simples, en battant des ennemis ou bien en jouant à des mini-jeux. Avec ce système, vos personnages seront souvent bien assez forts pour avancer dans les donjons, rendant le farming ou l’achat d’équipement quasiment inutiles en fin de compte.

Les donjons sont tout aussi ennuyeux et ne sont souvent que de grands labyrinthes aux décors répétitifs dans lesquels il vous faudra faire de nombreux allers-retours pour trouver le bon embranchement, sans pour autant que vous risquiez réellement de vous perdre. La plupart du temps on se contentera d’avancer tout droit en ignorant totalement les coffres sur notre route, qui ne donnent que des objets sans grand intérêt puisqu’on les perdra à la fin du souvenir en cours et que, dans la majorité des cas, l’équipement de base de nos héros sera déjà au top. Au bout d’un moment, on se retrouvera à tout simplement abuser du sort permettant d’éviter les combats pour en finir plus rapidement… Et avoir vite la suite de l’histoire, qui au final reste l’intérêt principal de ce titre.

Trailer
Notre critique de The Longest Five Minutes

Si le jeu possède toutes les qualités d'un bon vieux J-RPG, il est dommage qu'il en possède aussi les défauts. Le côté visual novel augmente un peu la durée de vie en nous incitant à revisiter certains passages, mais une fois toutes les options explorées, le gameplay un peu trop fade ne nous donnera pas vraiment envie de revenir sur le jeu. The Longest Five Minutes reste néanmoins une expérience intéressante qui ravira les nostalgiques tout en laissant découvrir une histoire émouvante et habilement maniée.

Graphismes75%
Gameplay45%
Scénario90%
Ambiance sonore90%
Durée de vie55%
Difficulté45%
On a aimé
  • L'histoire et l'humour
  • L'aspect visual novel
  • Le charme du 8 bits
On a moins aimé
  • Le côté barbant des vieux J-RPG
  • Pas de réelle difficulté
  • Uniquement en anglais
67%Note Finale

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