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Dessinateur : Seiho Takizawa
Scénariste : Seiho Takizawa
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Collection : Seinen
Genre : Tranche de vie
Public : + 12 ans
Contenu : 208 pages
Sortie : 17 janvier 2018
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 2 tomes

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Résumé

C’est la nouvelle année et Mariko va voir sa famille pour l’occasion. Elle y retrouve sa petite sœur Kayo qui a hâte de se marier avec Mr Ishimoto qui vient passer le nouvel an avec eux. La famille réunie, ils en profitent pour faire une photo. Avec les attaques aériennes qui sont de plus en plus nombreuses et la guerre qui avance à grand pas, c’est peut-être la dernière fois qu’ils peuvent être tous réunis ainsi avant très longtemps. Et ils sont heureux d’avoir eu cette idée car peu de temps après, Mr Ishimoto perd la vie laissant Kayo et sa famille sous le choc. Shirakawa de son côté décide de mettre Mariko à l’abris mais cette dernière dit ne pas vouloir quitter Tokyo et ses parents. Shirakawa comprend alors que le refus de sa femme le concerne lui en particulier car elle ne veut pas le laisser seul dans cette ville. Il trouve alors une solution pour que son travail soit déplacé sur une autre base militaire, en campagne, où il pourra être avec Mariko qui sera ainsi plus en sécurité. Cependant les attaques sont de plus en plus nombreuses et alors que Shirakawa est en vol, c’est avec effroi qu’il se rend compte que la ville sous lui est dévastée et que Mariko s’y trouvait, en visite chez ses parents, lors du bombardement. Son sang ne fait alors qu’un tour et il ne pense plus qu’à sa femme, savoir où elle se trouve et comment elle va. C’est à son tour de ressentir la peur que vit tous les jours Mariko lorsque son mari franchit le seuil de leur maison.

Notre critique

Nous retrouvons Mariko et Shirakawa dans ce dernier tome de Sous le ciel de Tokyo. Comme attendu dans le 1er tome c’est cette fois Mariko qui se retrouve en danger lors d’un bombardement de la ville et Shirakawa qui se fait du souci. Tout leur amour l’un pour l’autre se fait ressentir à ce moment et c’est ainsi dans tout le tome. On peut ressentir les liens forts qui les unissent dans ces moments difficiles en temps de guerre. Mariko ira même jusqu’à se faire passer pour une militaire afin de rejoindre Shirakawa, blessé, à l’infirmerie de la base. Cette petite scène nous en apprendra d’ailleurs plus sur leur vie amoureuse nous dévoilant une Mariko très coquine, car nue sous l’uniforme qu’elle a emprunté à son voisin pour pouvoir entrer dans le baraquement militaire.

La relation de couple nous est également présentée dans ce tome par Kayo et Mr Ishimoto qui sont fiancés. Kayo en est follement amoureuse mais elle soupçonne son fiancé d’être amoureux de sa sœur Mariko. Des petites tensions apparaissent alors mais finalement c’est également ça la vie de couple. Le thème de l’amour et des liens profonds intervient dans tout le tome, avec nos deux couples mais également entre Mariko et sa famille, qui est très présente dans ce tome. A cette époque de conflit, il était important d’être proche des siens car l’un ou l’autre pouvait mourir à tout moment et l’auteur nous fait ressentir cette peur de perdre un proche d’une seconde à l’autre au travers de son récit. Le lecteur peut ainsi se sentir proche de Mariko, Shirakawa et leur famille.

Le thème de la guerre est toujours bien présent et centré sur les avions autant japonais qu’américain. On parle moins en détail de leur avancée aéronautique que dans le 1er tome. On signale au lecteur les modèles qui ont été conçus et ceux que Shirakawa essaie mais il n’y a plus tant de fiche technique que dans le volume précédent. Ce tome se tourne plus vers les personnages de l’histoire avec leurs vies militaire et familiale. Les conflits restent au cœur de l’histoire avec les différentes attaques mais on peut voir la volonté du mangaka de se concentrer plus sur l’humain dans ce 2ème tome que sur les machines. Que les passionnés d’aviation se rassurent les avions sont tout de même très présent et bénéficie d’un dessin très travaillé. Par ces dessins, le lecteur peut ressentir ce qu’ont vécu les pilotes lors des combats contre les américains et il peut facilement se laisser prendre à s’imaginer à la place de ces valeureux combattants.

Le rythme de l’histoire est assez rapide et on passe vite d’un intense conflit à la fin de la guerre. La série n’étant qu’en deux tomes, Seiho Takizawa n’a pas eu le choix que de passer rapidement sur les évènements de plusieurs années. En même temps avec un rythme plus lent et une série plus longue, on aurait pu perdre de l’intérêt pour l’histoire sur la longueur. On peut donc y voir un plus et un moins.

Les personnages sont très précis et très détaillés. On se prend facilement d’affection pour eux comme si nous étions un membre de la famille de Mariko. Même si les fonds sont pour la plupart épurés, l’attention donnée au chara-design nous permet de nous sentir comme chez nous auprès de nos héros. On a envie de partager leur quotidien, d’en savoir plus sur eux et de leur apporter notre soutien lors de périodes difficiles. Le lecteur peut vraiment se sentir proche d’eux et par extension des familles qui ont réellement vécu cette guerre.

Notre critique du tome 2 de Sous le Ciel de Tokyo

En bref, ce dernier tome de Sous le ciel de Tokyo peut laisser le lecteur perplexe. Les thèmes de la guerre, des avions et de couple sont biens respectés et bien représentés dans ce tome et la série peut ainsi toucher un large public. Cependant, on est pris dans l'univers de ces personnages touchants dont on a envie de savoir la suite de leurs aventures après la guerre, mais malheureusement la conclusion de leur histoire peut laisser un certain goût amer. Pour ne pas spoiler, je ne peux que vous conseiller de lire ce deuxième tome pour savoir de quoi il s'agit.

Scénario70%
Dessins82%
Édition80%
Originalité70%
Mise en scène69%
Intérêt sur la durée70%
On a aimé
  • Dessins très travaillés
  • Thème de la guerre respecté
  • Liens familiaux importants
On a moins aimé
  • Rythme rapide
  • Une fin au goût amer
74%Note Finale

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