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Dessinateur : Yae Utsumi
Scénariste : Yae Utsumi
Éditeur : Pika Édition
Collection : Pika Seinen
Genre : Horreur, thriller
Public : + 15 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 2 mai 2018
Prix : 7,50 €
Statut de la série : Terminée en 7 tomes

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Résumé

« L’été de leurs 11 ans, cinq amis d’enfance commettent un meurtre et enterrent le corps au fond d’une grotte. Depuis, ils se réunissent chaque année pour se remémorer leur crime et renouveler leur serment d’amitié. Cependant, l’année de leurs 16 ans, tout ne se passe pas comme prévu : le corps a disparu et un maître-chanteur menace de révéler leur secret ! Peur et suspicion s’immiscent dans le groupe d’amis… »

Notre critique

Même si le synopsis de Jusqu’à ce que nos os pourrissent rappelle de grosses productions américaines plus ou moins récentes, Yae Utsumi parvient tout de même à nous offrir un scénario très prometteur !

A la lecture du résumé, on comprend tout de suite qu’il ne s’agit pas d’une histoire de lycéens ordinaire. En effet, outre l’intrigue principale, ce premier tome nous plonge dans un récit macabre plein de secrets. On le commence, curieux de découvrir comment 5 enfants ont pu tuer un homme, et on le finit, perturbés, une dizaine de questions nous traversant l’esprit.

Tout d’abord, et ce dès les premières pages, l’amitié qui lie les 5 protagonistes est sujette à des non-dits. On remarque très vite que Shin, qui s’avère tenir le rôle principal malgré lui, semble avoir des sentiments pour Tsubaki,  la petite amie d’Akira, un autre membre du groupe. L’auteur ne nous laisse cependant pas nous apitoyer puisque sous sa plume, les relations amoureuses n’ont pas les allures candides et fragiles d’un shojo.

Cet élément vient tout de même atténuer l’aspect lugubre du récit. De plus, Utsumi nous offre régulièrement des passages moins sombres et presque drôles, nous rappelant ainsi qu’il s’agit d’adolescents, malgré le crime qu’ils trainent derrière eux. Que les fans de trash se rassurent cependant, le maitre-chanteur réserve des tâches bien morbides aux 5 jeunes meurtriers et on n’en rate pas une miette. On retrouve même à la fin du tome, le début d’un manuel qui nous explique comment démembrer un corps. Avis aux intéressés !

Au niveau du chara-design, le lecteur pourrait être surpris, puisque le physique ne laisse pas du tout transparaitre le caractère de chacun. Aux premiers abords, on aurait pu croire que Shin, avec sa coupe de cheveux, était un lycéen plutôt cool et apprécié de ses camarades de classe. En réalité, il est plutôt considéré comme un gros loser. Les apparences sont bien trompeuses et même la personnalité des héros reste trouble. On réalise alors qu’il n’est pas seulement question de découvrir l’identité du maitre-chanteur mais également le vrai visage – et les intentions – de nos 5 amis.

Par ailleurs, la mise en scène est très réussie grâce à une série de flashbacks, intégrés avec parcimonie et de façon ingénieuse. Ces derniers nous permettent de mieux comprendre l’histoire et avancent surtout l’idée que chaque personnage est hanté par son passé. On est donc bien loin d’un récit purement provocateur porté par des protagonistes cyniques et sans scrupule, même si on a du mal à s’identifier aux héros et à éprouver une quelconque empathie à leur égard.

Notre critique du tome 1 de Jusqu'à ce que nos os pourrissent

En résumé, avec une mise en scène habile qui entraine une véritable confusion, ce premier tome de Jusqu'à ce que nos os pourrissent nous laisse déconcertés mais surtout désireux de découvrir la suite !

Scénario75%
Dessin80%
Edition80%
Originalité65%
Mise en scène80%
Intérêt sur la durée80%
On a aimé
  • Les intrigues
  • Le design
  • La mise en scène
On a moins aimé
  • Le manque d'originalité du scénario
77%Note Finale

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