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Titre : Bayonetta
Genre : Beat’em all
Studio : Platinum Games
Editeur : Sega
Date de sortie : 8 janvier 2010
Supports : Playstation 3 & Xbox 360

Déjà auteur de Madworld sur Wii, Platinum Games revient pour émerveiller de nouveau le joueur à l’aide d’un univers totalement décalé, mais aussi empreint de beaucoup de théologie, il s’agit de Bayonetta.


Le drame de ma vie

Alors là, vous ne pouvez pas Imaginer le manque que je suis en train de vivre (humour). J’ai profité chez un ami pour jouer à l’un des meilleurs jeux de ces dernières années (j’exagère, je crois que non). Bon, allez, ok, je dis ça à chaud malgré la vague de froid qui débarque en France (P.S. N’oublions pas la Misère à cette période, mais aussi tous les jours de l’année), je suis sûr ‘à froid je viendrais vous reparler de Symphony of the Night ou bien la passion pour les jeux de combat. Croyez-moi un titre comme Bayonetta sera sans doute l’une des meilleures expériences vidéoludique de ce début d’année 2010.

Par ailleurs, les vieux joueurs comme moi espèrent retrouver l’élixir de jeunesse à travers des jeux complètement Old school où la difficulté ainsi que le savoir faire se démarque bien loin des grosses productions à l’image du dernier Call of Duty.

Bayonetta, c’est un peu le jeu qu’on n’osait plus vraiment attendre. Reprenons les Principes de base du jeu vidéo, à savoir un excellent défi, un jeu absolument hallucinant: le nombre de coups est dantesque et les Exécutions se réalisent avec une Facilité déconcertante. Le titre regorge de nombreuses surprises, ainsi que des clins d’œil en hommage à la gloire disparue de Sega.


Loin et si près des jeux actuels

Les développeurs ont été sans doute issus de la génération de joueurs qui ont connu les premières consoles, ayant une forte connaissance des jeux où le savoir faire et le plaisir étaient mis en avant pour accrocher le joueur. Ces derniers temps, les titres actuels ne sont plus que des suites sans saveur et cette année, une nouvelle fois, peu de titres m’ont marqué comme Muramasa. Certes, vous pouvez me considérer comme le Francis Cabrel : « C’était mieux avant », oui c’est bête que voir l’évolution du jeu vidéo qui est devenu à présent une marchandise comme une autre, en perdant bien souvent son âme.

Les programmeurs se sont lâchés à travers cette production afin d’émouvoir le joueur mais aussi de sortir du carcan des jeux récents. Après avoir essayé la démo, on pouvait se demander si le délire se poursuit dans la galette, la réponse est oui, off course, il reste tellement jouissif qu’il marquera nous les vieux joueurs approchant la quarantaine. En effet, quel plaisir de retrouver un titre qui respecte les critères d’un genre complètement oublié où la difficulté régnait, tout en gardant une attirance permanent, souvenez-vous de Shadow of the Beat, combien de fois on testait devant les obstacles et pourtant on revenait toujours à la charge.


Avez-vous déjà dansé avec le diable au clair de Lune ?

Mais où devons-nous commencer pour décrire cette fabuleuse production, oui j’utilise de trop des superlatifs ! Le jeu fourmille de détails incroyables qu’il est impossible de tout relater. Bayonetta se vit, difficile de décrire autant de chocs visuels et l’émotion que ce titre procure dans son ensemble.

L’’architecture graphique se rapproche immédiatement des fans de manga violent et donc réservé à un public averti. Nous trouvons une ressemblance sur des titres comme Berserk, voire Bastard, avis aux connaisseurs, de plus des clins d’œil s’opèrent avec la présence des anneaux façon Sonic la mascotte de Sega. Visuellement, les développeurs se sont clairement inspirés de la patte Devil May Cry dont l’un des réalisateurs se trouve dans l’équipe. De plus, le contexte se situe dans un conflit entre une sorcière soit disant incarnation du Mal et les anges qui sont désormais vos ennemis mortels, quand la Religion s’introduit dans le jeu vidéo, vous obtenez un produit détonnant, pour le moins original.


Bayonetta, une sorcière qui allie la beauté du Diable combiné à une animation hors norme crée une claque supplémentaire, le nombre de mouvements dont dispose la demoiselle est à tomber par terre et cette dernière ne Cesse de nous le démontrer à l’écran en adaptation les postures les plus invraisemblables et parfois très suggestif.

Le personnage se présente comme une sorcière dont le physique sort du contexte habituels des conte de fées où l’on trouvait plus de la laideur qui représentait autant de méchanceté sur le visage et sur leur physique. Bayonetta est la sorcière bien aimée doté d’une combinaison moulante et une gestuelle prête à faire baver le loup de Tex Avery, cette femme serait sans doute la meilleure fréquentation et on aurait envie de changer la fin de l’histoire du genre : ils vécurent et eurent beaucoup d’enfants. Elle marche le bas-ventre en avant tout en dodelinant postérieur fin, fier et droit à l’image d’un top-modèle défilant devant un public à genoux devant une telle beauté mais avec une incarnation de sentiments pas vraiment pacifiques. La sorcière est armée de 4 pistolets: un membre pour chaque, vous pouvez librement imaginer les nombreuses contorsions de cette femme maléfique, du moins en apparence, de plus elle détient des attaques dites sadiques, je retiendrais en particulier la guillotine. Cet instrument de mort place l’adversaire en mauvaise posture et Bayonetta botte littéralement « le fiacre » avant que le couperet tombe, laissant une mort instantanée, non sans laisser indifférent l’héroïne lâchant une mimique des plus sympathiques.


Vite où est le mode d’emploi !

Dernièrement, vous avez pu profiter d’une démo qui proposait du gameplay, le fan pouvait être sur sa faim, en effet l’attente reste longue avant la date fatidique.

Le jeu dispose au départ que trois modes de jeu: très facile, facile et normal. Je vous conseille de l’attaquer directement sur le mode intermédiaire pour déjà profiter de ce titre, une fois terminé une première fois le mode difficile sera disponible, les puristes trouveront un véritable challenge à la hauteur de leur réputation.

Le jeu vous invite à poursuivre de nouveau l’aventure, il se trouve l’instigateur de vos pensées et à rejouer plusieurs fois. Le titre contient des éléments délirants à l’image du jeu comme les costumes, à vous de transformer votre sorcière bien aimée.

Le soft recèle d’anecdotes et plaisanteries autres amusements Rajoutez une touche de clins d’oeil à l’univers de Sega en citant quelques exemples : la présence de la musique d’Out Run sur le stade de l’autoroute, ou encore After Burner. Mais que diriez-vous si je vous dis que vous avez même droit à un remake de Space Harrier ?

Il existe une fantastique bande originale qui se présente sous 5 galettes. Créé par Hideki Kamiya, Bayonetta a certaines des séquences d’action les plus spectaculaires dans l’histoire du jeu et l’un des plus beau, sensuel et totalement génial. La sorcière tout de noir vêtue balaie les joueurs de leurs pieds avec un hochement de tête et un léger sourire sur les lèvres, les compositeurs de musique emportent les joueurs dans un monde avec un sourire mystérieux muni de multiples envies. De la chanson thème de la musique de fond atmosphérique, ce package de 5 CD est un voyage musical dans cette dimension dangereuse. Lisez ce que le directeur Kamiya et les producteurs de musique ont à dire sur le ventilateur de morceaux favoris dans le livret et acquérir une compréhension plus profonde de l’aventure de la sorcière.


Des plaies et des boss

Bayonetta se définit à la première approche comme un jeu sexy, mais imprégné d’un savoir faire des jeux ancienne génération, avec une âme On notera également l’influence de quelques animés japonais dont un méconnu en France, Cherry Miel. Ce manga plus connu sous le nom de Cutey Honey montre une jeune femme qui dispose de certains atouts pour attirer la gente masculine et qui affronte des femmes hybrides qui sont dotés de force animal (femme chauve-souris, par exemple) accompagnées des hommes de main appelés les panthères grises. Le dessin animé a été programmé tardivement en France, cette femme issue de l’imagination de Go Nagai (Créateur de Goldorak et Devilman) s’éloigne des critères enfantins pour les émissions de jeunesse. Chaque transformation est l’occasion d’apercevoir sa poitrine et un gros plan sur ses fesses! Dans les combats, elle se retrouve Souvent déshabillée. Les formes sexy de Cherry Miel sont mises en valeur par des combinaisons moulantes ou par des Minijupes Tandis que les allusions sadiques s’enchaînent. Certains monstres ont quelques similitudes avec les univers mangas, cependant les anges ne sont pas des êtres somptueux comme on les imagine, nous sommes si loin et pourtant si proche de notre imagination.

Ces bêtes énormes occupent une grande partie de l’écran et vous êtes le petit moustique qui les pique à grands coups de flingue ou d’épée. Toujours inspiré de multiples mythologies, vous aurez à combattre un semblant de cerbère.


Les boss seront l’occasion de profiter une nouvelle fois de la beauté de l’héroïne. A l’approche de la fin de la joute, Bayonetta laisse exploser sa magie en apothéose, cette attaque ultime dévore l’adversaire tout en profitant de « nudité » de la sorcière, encore un atout pour nous les hommes ; nos compagnes ne risquent pas d’être heureuse d’avoir fait un pareil cadeau pour Noël.

Le souvenir du magnétophone et autres possibilités

La gestion du temps joue aussi une partie intégrante de l’univers de Bayonetta. Tout d’abord, scénaristique ment parlant, (mystère, à ne pas trop dévoiler), ensuite, il existe un système de sablier qui permet de remonter dans Le Temps ou encore un système avec des statues qui le ralentit. En outre, lorsque Bayonetta évite un coup d’extrême justesse, un envoûtement se déclenche ce qui provoque un mode au ralenti pour vous donner L’avantage de la riposte. Cet élément du gameplay sera très important car il vous apportera à coup sûr la victoire. Si vous n’en profitez pas, soyez certains que les ennemis eux sauront vous faire mordre la poussière très rapidement, de plus cette attaque nécessite également une barre d’énergie.

A l’image de Dante, la sorcière utilisera d’autres attributs physique dont le classique double saut, mais accompagné des ailes de papillons qui charmeront une fois de plus le joueur et les amis assistant à la scène.


Elle Peut également dégager sa bestialité en se transformant en différents animaux qui savent effrayer la gente féminine comme la chauve-souris, le corbeau, voire une magnifique panthère.

Enfin, le Respect des anciens !

Avec un challenge qui reste à la portée de tous, Bayonetta s’inspire clairement du savoir des anciens jeux, mais en se dotant des technologies actuelles, sans pour autant lasser les joueurs blasés d’un certain âge. En effet, ce titre par l’intermédiaire d’une agréable héroïne permet de susciter de nombreux intérêt et peut conduire à un conflit entre vos couples. Ce titre une fois fini, le joueur semble y revenir de nouveau, car on veut toujours en avoir plus comme le fait de débloquer d’autres tenues, ici pas de téléchargements, mais vous allez en baver pour les obtenir, comme dans le bon vieux temps.

La magnifique sorcière en cette période hivernale a le don de monter un érotisme torride, jeu complètement barré, Bayonetta est un très grand jeu vidéo, gameplay au incisif et précis. La prise en main reste très accessible et on pourrait penser à du n’importe quoi. Pourtant, ce titre regorge des subtilités de gameplay, jouez en mode normal car en easy, les coups sortent trop facilement, gâchant la surprise.

Certes, visuellement, cela crée un bordel à l’écran mais l’important est de s’amuser, là enfin le plaisir se situe bel et bien dans cette production fabuleuse.

Dernièrement, la démo pour le territoire français a été mise sur les deux supports. J’ai remarqué que la version jouée (version Ps3 japonaise), l’animation souffre de quelques ralentissements face à la preview sur 360. J’espère que ces légers défauts seront corrigés dans les versions européennes.


Bayonetta reste un titre ardu à définir comme les anciens jeux, l’aventure doit se vivre et seul votre avis décidera du succès de ce titre. Pour ma part, cela faisait depuis bien longtemps, que je n’avais pas pris « mon pied » avec un titre de cette qualité. Que dire plus, enjoy !

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