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Connaître les acteurs principaux qui jouent un rôle important autour de l’univers manga, le métier de mangaka, les éditeurs en France et au Japon, mais aussi tout pleins d’autres informations, c’est ce que je vous propose de découvrir dans ce dossier spécial consacré aux mangas !


Pour plus de fluidité, j’ai divisé ce dossier en quatre parties bien distinctes, afin que vous puissiez vous rendre directement à celle qui vous intéresse si vous n’avez pas l’intention de lire le dossier complet.

Voici les différents titres de ce dossier :
– Prélude)  Histoire du Manga
– Partie 1) La réalisation de mangas au Japon
– Partie 2) Les éditeurs de mangas au Japon
– Partie 3) Les éditeurs de mangas en France
– Partie 4) Le marché du manga en 2012 
Bonne lecture !

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Prélude – Histoire du Manga :

Les origines du manga


Inventé par le caricaturiste Katsushika Hokusai (1760-1849), le terme manga signifie littéralement « image dérisoire ». Les « manga » de Hokusai étaient des estampes caricaturant des personnages populaires. Ce type de représentation, leur style et leur audace, ont fini par donner naissance à une forme d’expression graphique à part entière, au même titre que le comic-book aux États-Unis ou la Bande Dessinée franco-belge en Europe.

Au Japon, le terme manga désigne tout simplement la bande dessinée au sens large, alors qu’en Occident il a une signification et une connotation incontestablement nippones.


Néanmoins, comme le souligne l’auteur Scott Mc Cloud dans l’Art Invisible, les codes et les particularités du manga ne doivent pas masquer une évidence : le manga, ce n’est rien d’autre que de la BD. À ceci près que cette dernière est en train d’influencer de plus en plus d’artistes : James Cameron (Aliens, le retour), Christophe Gans (Le Pacte des Loups), Luc Besson (Le Cinquième Élément), les frères Wachowsky (The Matrix) et d’innombrables auteurs de BD, franco-belge ou non, dont le grand Moebius.

L’art du trait au Japon et ses  influences


De par leur écriture même, les Japonais ont un rapport étroit avec le dessin dès leur plus jeune âge. Mieux que quiconque, ils ont parfaitement compris et intégré la force de l’épure : le trait brut, la ligne dans toute sa sobriété, et sans artifices pouvant altérer son sens. Si nous pouvons nous vanter d’un véritable patrimoine culturel et graphique, les Japonais héritent eux aussi d’une tradition picturale très poussée, bien qu’encore trop méconnue en Occident. On parle davantage des estampes qui ont inspiré Van Gogh que des e-makimono, larges rouleaux peints que l’on dépliait et qui narraient toutes sortes de récits (aventures, guerres, contes). Les e-makimono peuvent donc être considérés comme des prototypes de manga, et ce, dès le IXème siècle !

Le manga contemporain est un creuset où de multiples influences se sont mélangées sous l’impulsion d’Osamu Tezuka (1928-1989) qui a révolutionné les codes du manga. Inspiré par les productions hollywoodiennes, il introduit le découpage cinématographique en modifiant la forme des cases.

Elles peuvent même se succéder en petit format représentant la même action sous différents angles, introduisant ainsi une impression de ralenti, donnant aux manga un rythme soutenu de film d’action.

Le manga s’est aussi très largement inspiré des techniques de dessins des comics américains des années 50. En effet on peut y retrouver l’utilisation de traits qui donnent des impressions de vitesse dans le mouvement.

L’influence qui a créé la controverse est celle des « gros yeux ». En effet, Tezuka était tombé sous le charme des grands yeux de la Blanche Neige de Disney, qu’il trouvait très expressifs, et a décidé de les intégrer à ses dessins : la technique est restée.

La grande différence entre les BD franco-belges et les manga se trouve essentiellement dans le style de la narration. Au Japon l’auteur place les personnages au centre de l’intrigue, et facilite l’identification avec le lecteur. Alors qu’en Europe le décor a souvent une fonction narrative, au Japon l’aspect humain est primordial. Dans les manga s’adressant au public féminin, il est fréquent de voir les auteurs femmes s’adresser directement au lecteur dans un coin de page pour lui parler de son travail ou de ses occupations.

Une autre de ses caractéristiques est la rupture de l’homogénéité : plusieurs styles graphiques peuvent être présents dans une même page, en déformant à outrance la tête ou le corps de ses personnages. Cette technique est utilisée pour accentuer les défauts des protagonistes ou les scènes de délire collectif, comme dans Urusei Yatsura ou Eye Shield 21 par exemple.

Cette narration est agrémentée de très nombreuses onomatopées relatives aux mouvements, actions ou pensées des personnages. Leur champ d’application est très large et peuvent même inclure des onomatopées du sourire (niko niko) ou du silence (shiiin), qui n’existent pas en français.

Que représente le manga dans son pays d’origine ?

Au Japon, pour le manga tout débute avec les magazines de prépublication. Il en existe environ 300 (pour certains la pagination peut atteindre les 700 pages) qui visent tous un public différent, selon l’âge, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle. Le plus important est le Shonen Jump tiré à plus de 5 millions d’exemplaires.
Ces hebdomadaires ne sont pas chers en rapport à leur pagination (en moyenne ils sont à 230 yens, soit un peu moins de 2 euros). En général les Japonais les lisent durant leur trajet en transport en commun et les jettent ensuite.

Ces hebdomadaires sont imprimés en noir et blanc sur du papier recyclé. Ils comportent une dizaine de chapitres de manga différents, obligeant les studios à une créativité et à une production accrue. Les auteurs, appelés mangaka, s’entourent donc d’assistants afin de respecter des délais très courts : on peut citer par exemple le Studio Mashroom de Katsuhiro Otomo (Akira) ou le Bird Studio d’Akira Toriyama (Dragon Ball).

Lorsqu’une série plaît au public, elle est publiée dans un format poche et souple (celui que l’on trouve en France) sur du papier de meilleure facture et avec une plus belle qualité d’impression. Ces manga d’environ 200 pages se déclinent en séries qui peuvent atteindre 42 volumes, comme Dragon Ball par exemple. C’est l’équivalent de nos albums de BD franco-belges que l’on trouve en librairie spécialisée. À la différence près que le rythme de parution est plus soutenu : plusieurs tomes sortent durant l’année, contrairement aux auteurs européens qui publient un album par an en moyenne.

Au Japon, le manga fait partie intégrante de la vie quotidienne des Nippons (40% des livres achetés au Japon sont des manga). Dès leur plus jeune âge, l’histoire ou la religion sont enseignés dans les écoles primaires grâce aux manga. Dans la rue on trouve des distributeurs de manga, les affiches publicitaires sont omniprésentes, des séries sont diffusées à la télévision. Une vraie culture manga existe au Japon.

Le succès du manga, en général, repose en grande partie sur sa capacité à traiter de nombreux sujets et à toucher un large public :

  • Le manga romantique pour les jeunes filles où les histoires d’amour sont omniprésentes, et où l’on retrouve des séries comme Sailor Moon, Contes d’Adolescences, Full Moon.
  • Les manga sportifs où l’humour s’associe aux scènes sportives (Eye Shield 21)
  • La science-fiction est un thème très codifié, avec des subdivisions comme l’anticipation, le post-apocalyptique ou le mecha (robots géants). Le Cyber Punk est également prisé comme sous-section de la SF, on y retrouve fréquemment des mechas et autres cyborgs humains, comme dans Apple Seed ou Ghost in the Shell.
  • L’Heroic Fantasy est un thème cher aux Japonais, qui leur permet de remanier de vieilles légendes du type Roi Arthur et autres Seigneur des Anneaux, ou des histoires de mythologie céleste (Bastard) ou médiéval fantastique (Berserk).
  • L’humour tient une part très importante dans le manga, sorte d’exutoire qui peut aller de l’humour fin à la dérision la plus complète comme dans Docteur Slump ou encore Mickael ?!
  • Le Japon ancien passionne également, avec des références aux samouraïs et à l’Histoire. L’un des manga les plus connus et appréciés du genre est Kenshin, le vagabond.

Les thèmes sont pléthores : des histoires d’horreur comme dans La Dame de la Chambre close, l’Ecole emportée ou Baptism, des séries historiques, érotiques, gastronomiques telles que Sommelier, voire même l’histoire d’un champion d’équitation, les déboires d’un salary man ou d’un joueur de Go.

Le manga, la télévision et le cinéma

Quand un manga remporte un certain succès, il peut être adapté en dessin animé pour la télévision. Les plus populaires dépassent les 200 épisodes, pour une durée moyenne de 26 minutes par épisode. Mais la consécration ultime pour un mangaka, c’est l’adaptation de son œuvre en long métrage. C’est le sort qu’ont connus Akira d’Otomo, Ghost in the Shell, ou plus récemment Apple Seed. De ces films sont parfois tirés des animés comics qui sont en fait des ouvrages reprenant les principaux celluloïds des films d’animation pour les transposer sur papier, tels Princesse Mononoke, le Voyage de Chihiro ou encore le Château Ambulant, Pompoko, Contes de Terremer.

Un autre dérivé de série à succès est le téléfilm tiré du manga, ainsi Say Hello to Black Jack ou Hana Yori Dango sont des séries télévisées diffusées sur les chaînes nationales.

Arrivée en Europe

Le manga arrive en France sous forme de dessins animés dans les années 70, période de vaches maigres pour les programmes télé jeunesse. Les productions européennes sont trop rares pour occuper leurs tranches horaires. Ils vont donc piocher dans la production japonaise qui est plus importante et plus variée et qui a déjà fait ses preuves… Ainsi Goldorak, Candy, Albator et Capitaine Flam vont faire un carton sur les chaînes nationales françaises suivis de près par Astro Boy, le petit Robot et le Roi Léo de Tezuka.

Les chaînes privées ne seront pas en reste et dès les années 80, La Cinquième, Canal + et TF1 participeront à l’heure de gloire des dessins animés japonais dans l’Hexagone.

Malheureusement des erreurs de programmation vont entraîner la diffusion de séries non adaptées à la tranche d’âge des téléspectateurs, provoquant la fin de certaines émissions riches en animés japonais. Les fans vont donc se tourner vers d’autres supports comme le manga papier.

Bien que le manga se soit fait connaître en France via ces dessins animés, on ne peut réduire les raisons de son succès actuel à ces mêmes dessins animés. Les médias grand public ont souvent cantonné leur analyse à cet aspect, « mode des années 80 », alors qu’une grande partie des lecteurs aujourd’hui sont des adolescents qui n’ont jamais regardé le Club Dorothée, la Cinquième ou Récré A2.

En revanche, les lecteurs de manga des années 80 ont souvent tourné la page du manga adolescent pour une production plus adulte, qui fait aujourd’hui bel et bien partie du paysage éditorial manga.

Partie 1) La réalisation de mangas au Japon :

Tout d’abord, il faut savoir que contrairement à la France, le Japon qui produit les mangas, le fait par l’intermédiaire de magazines :

Avant de voir le volume relié d’une série manga, sa première publication verra le jour dans un des nombreux magazines de prépublication créés par les maisons d’éditions.
Le principe est simple.

Au Japon, le manga c’est tout un art, et donc il y a tout un système de fabrication derrière !

Le mangaka (dessinateur et scénariste de mangas) ne le devient pas du jour au lendemain, de même que sa notoriété se crée au fil du temps, voire des années.

Le parcours pour exercer ce métier est d’autant plus difficile, car au début il s’agit de se faire connaître, puis ensuite de réussir à convaincre et percer dans le métier !

Dans un premier temps, une personne comme vous et moi qui souhaite devenir mangaka au japon, doit obligatoirement passer par des sortes de concours, où l’on envoie ses planches de manga aux maisons d’éditions, puis les éditeurs se chargent de faire des présélections.

Les meilleurs mangas amateurs sélectionnés seront publiés dans un magazine qui leur est entièrement dédié (il me semble qu’il s’agit de l’Akamaru Jump) et ensuite ce sera aux lecteurs de décider quel aura été leur manga favori, et les éditeurs trancheront en donnant également leur avis…

Le champion qui aura remporté le concours gagnera non seulement une somme importante d’argent (sans doute pour se financer un studio et des assistants) mais aura aussi la possibilité de proposer ses futurs mangas à la maison d’édition.

Ensuite, lorsque le (futur)mangaka propose ses planches à un éditeur, le but est de le convaincre sur plusieurs critères : l’histoire, les personnages, le dessin. Il faut que le mangaka ait déjà un bon niveau en dessin, excepté si il veut dessiner des mangas humoristiques (le côté dessin déformé façon cartoon passe mieux dans ces cas-là) ; mais il faut aussi que le look ainsi que la personnalité des personnages soient charismatiques et accrocheurs, et avoir toute une variété de personnages aux caractères forts mais bien distincts les uns des autres (ils ne doivent pas se ressembler trop pour ne pas les confondre).

La construction des cases aussi est importante, tout comme celle du scénario (j’entends par là : l’histoire) et des némus (story-board). Ces étapes sont primordiales et obligatoires pour tout mangaka s’il veut réussir à créer un bon manga. A noter qu’au début de sa carrière, le mangaka ne travaille pas accompagné mais seul, il ne bénéficie pas encore d’assistants,  car n’ayant pas forcément les moyens ou les contacts. Il est obligé aussi de se soumettre à l’avis et aux demandes/exigences de l’éditeur si ce dernier juge qu’il y a des défauts ou bien carrément toute l’histoire à reprendre.

Au bout de plusieurs mois, le mangaka apprend à peaufiner son style et à réaliser un nombre suffisant de planches pour pouvoir les proposer avec l’accord de l’éditeur pour qu’il soit publié dans un magazine cette fois réservé aux professionnels. Puis, si son histoire connaît le succès, sa série est assurée de continuer mais si les lecteurs jugent que le manga n’est pas bon*, il passe vite à la trappe sans le soutien des éditeurs [dans le cas où ils ne lui accorderaient pas une seconde chance].

Lorsque ça finit comme ça, le mangaka s’éclipse le temps de se remettre de sa défaite et reviendra proposer un autre manga plus tard s’il est tenace et persévérant.

(Ce sont les lecteurs qui déterminent le succès d’un manga par le biais de sondages où l’on doit donner comme renseignements les 3 extraits de mangas que l’on a préférés parmi toutes les séries publiées en mettant son âge et sexe pour que les éditeurs sachent quel public lit ces mangas)

Voilà pourquoi il est si difficile de parvenir à être mangaka. En ayant subi toutes ces périlleuses étapes, le mangaka finira un jour ou l’autre à obtenir le saint graal : son manga sera publié pour de bon, et disponible à la vente.

PS : Pour ceux qui lisent des mangas et qui aimeraient en savoir plus sur la réalité du métier de mangaka et ses conditions de travail, je vous encourage à lire Bakuman, un manga qui vous plongera en immersion dans l’univers de l’édition au Japon et vous montrera les spécificités de ce métier pas comme les autres.

Partie 2) Les éditeurs de mangas au Japon :


La Shueisha !
Il s’agit de la plus importante maison d’édition à ce jour au Japon, j’ai nommé : Shueisha. Sa création remonte en 1925 où une autre maison d’édition plus ancienne, la Shogakugan, lui donna naissance. Puis vint à son tour Hakusensha, une troisième maison d’édition créé par Shueisha lorsque celle-ci devint indépendante. Elles forment depuis le corps principal du marché éditorial au Japon avec une dizaine d’autres maisons d’édition.Avant de se spécialiser dans les mangas, la Shueisha produisait des romans, mais suite à la Seconde Guerre Mondiale, la maison d’édition a été reconstruite et s’est reconvertie dans la production de mangas dans les années 1870. Leur premier magazine mensuel du nom d’Omoshiro Book (qu’on pourrait traduire par « livre intéressant ») contenait des histoires illustrées et des mangas, notamment ceux d’Osamu Tezuka.

Plus tard, l’Omoshiro Book sera remplacé par d’autres magazine pour garçons comme le Weekly Shonen Jump, le Monthly Shonen Jump, l’Ultra Jump, l’Akamaru Jump ou encore le Weekly Young Jump et bien d’autres …

Pour les filles, il y a le magazine Ribon (connu pour avoir prépublié Aishiteruze Baby), le Margaret, le Betsuma, le Chorus, le You, l’Office You et le Cookie, qui est l’un des plus vendu chez Shueisha.

En dehors des magazines dédiés aux mangas, il existe des magazines pour filles consacré à la mode et aux idoles comme le Non-no, le Seventeen, le Maquia, le More, le Baila, le Spur, le Lee, le Marisol et l’Eclat. Toujours dans la mode, mais pour les garçons cette fois, il y a le Weekly Playboy, le Monthly Playboy, le Men’s Non-no et le Uomo. Et comme les magazines pour garçons sont plus variés que ceux des filles, il y en a un consacré au sport, le Sportiva, et pour en savoir plus sur l’actualité politique, économique, sociale et de société, il y a le magazine Kotoba (qui signifie en japonais « mot/parole/langage »).

Voilà en gros tout ce dont est capable de faire la Shueisha pour séduire tous les publics et toutes les tranches d’âges, mais ne nous y trompons pas, c’est bien dans les mangas que Shueisha perce le mieux ! Au point qu’il existe au Japon des boutiques (Jump Shop) entièrement consacrés à leurs magazines de prépublications mangas et à leurs produits dérivés (goodies).

Beaucoup de mangas à succès sont issus de cette maison d’édition, tels que : Bakuman, Beelzebub, Bleach, Blue Exorcist, Claymore, D.Gray-man, Death Note, Dragon Ball, Eyeshield 21, Gantz, Gintama, Gunnm, Hunter x Hunter, JoJo’s Bizarre Adventure, Kenshin le vagabond, Nana, Naruto, One Piece, Psyren, Reborn, Saint Seiya, Shaman King, Slam Dunk, La Rose de Versailles,To Love-ru … Pour ne citer que ceux-là !

Les autres maisons d’éditions du Japon :

  • Kodansha : La maison d’édition Kodansha a été créée en 1909 par Seiji Noma. Suite à de nombreux rachats et fusions, avec notamment des conglomérats comme Dai-Nippon Yubenkai ou Otowa qui possède entre autres Roi Record, la plus ancienne maison de disques du Japon, et Nikkan Gendai, un grand quotidien, il s’agit aujourd’hui du plus gros groupe d’édition Japonais. En terme de chiffre d’affaires, Kodansha réprésente 167 millards de yens, alors que Shogakukan représente 150 milliards de tens. Néanmoins, Kodansha est d’abord un éditeur de presse et de littérature.
  • Shogakukan : La firme Shogakukan (que j’ai cité auparavant) a été créée en août 1922 par Takeo Oga. Aujourd’hui, c’est son petit-fils, Masahiro Oga, qui la dirige. Shogakukan est d’abord un éditeur de dictionnaires, de littérature et de presse qui possède plusieurs médias japonais. C’est en 1959 que Shogakukan a lancé son premier magazine hebdomadaire de prépublucation de mangas, nommé Shonen Sunday Comics, destiné à un public adolescent. Dix ans plus tard, en 1969, un des auteurs phares de Shogakukan, Fujiko Fujio, donne naissance à son personnage emblématique : Doraemon. Grâce au succès des mangas pour enfants et adolescents, Shogakukan crée une nouvelle maison d’édition, baptisée Shueisha. Par la suite, la création des éditions Hakusensha en fera l’un des plus grands groupes d’édition Japonais, connu sous le nom de Hitotsubashi-group. Shueisha et Shogakukan se sont associés en 1987 pour créer une filiale américaine à San Francisco, Viz Comics. Cette filiale édite aux Etats-unis les mangas des deux groupes. Le groupe possède également une filiale Viz Europe, basée en Hollande et inaugurée récemment.
  • Hakusensha : Inaugurée en décembre 1973, Hakusensha a été créée par Shueisha et fait donc partie du Hitotsubashi-group. Aujourd’hui elle fonctionne de façon tout à fait autonome et est considérée comme la meilleure maison d’édition de shojo mangas. Même si elle publie des titres shonen comme Berserk, elle reste le leader des mangas pour adolescentes avec des magazines tels que Hana to Yume. Aux Etats-Unis, une grande partie de leurs mangas a déjà été publié.
  • Kadokawa Shoten : Ouverte en 1945, cette maison d’édition de mangas est très active dans le domaine de la presse et possède en particulier le célèbre magazine d’animation de référence Newtype, également publié aux Etats-Unis. Ces dernières années ont été avant tout marquées par leur développement dans les secteurs du multi-média et du jeu vidéo. Par ailleurs, l’une des principales activités de Kadokawa est la production de longs-métrages pour le cinéma.

D’autres maisons d’édition moins connues : Shinshokan Publishing, Akita Shoten, Square Enix, Shonen Gahosha, Biblos, Shodensha, Tezuka Production, Tokuma Shoten Publishing, Media Works, Futabasha, Leed Publishing, Mag Garden Comics, Shinchosha, Gentosha …

Partie 3) Les éditeurs de mangas en France :

Parmis les maisons d’éditions les plus connues en France, il y a : Glénat, Kana, Delcourt (Akata), Pika, Kaze, Panini, Kurokawa, Ki-oon, Tonkam, Taifu Comics, Doki Doki, Asuka (label yaoi de Kaze), Edition H, Samji, Soleil, Nobi-Nobi  … il y en a encore beaucoup d’autres, dont certains qui ne publient que des manhwas (mangas en provenance de la Corée)comme l’éditeur Booken, ou des manhuas (mangas en provenance de la Chine) comme Xiao Pan.

Chaque maison d’édition a une histoire et un parcours qui lui est propre, qui la définit, et  c’est ce que je vous propose de découvrir !

Glénat – le pionnier du manga

Le Manga et les Éditions Glénat, c’est une idylle qui commence dès 1988. À cette époque, Jacques Glénat, toujours à l’affût de nouveaux concepts dans l’univers de la BD, voyage au Japon, et a le coup de foudre pour une BD en cinq lettres qui résonneront bientôt dans tout l’hexagone : AKIRA, devient, en 1990, le premier manga publié en France. Il ramène dans ses bagages une véritable bombe, dont les secousses se ressentent encore aujourd’hui : Akira, le chef-d’œuvre de Katsuhiro Otomo.

Les débuts sont difficiles : personne ne veut croire à cette BD venue d’Asie, au graphisme curieux et aux personnages aux pupilles trop dilatées. Le public ne comprend pas pourquoi les Japonais ne se dessinent pas avec des yeux bridés, le teint jaune, tels qu’Hergé les a représentés dans Le Lotus Bleu, sans réaliser que cette façon de voir est non seulement subjective, mais surtout incompréhensible pour un japonais…!

En 1990 Akira sort d’abord en kiosque sous forme de fascicule souple de 64 pages couleurs au prix de 2,50 €, en partenariat avec Libération et Europe 2, mais peine à trouver son public.

La même année, au deuxième salon BD de Grenoble, Otomo, venu spécialement du Japon, crée l’événement. Une exposition respectant l’ambiance de la série futuriste est également présentée. C’est la sortie du long-métrage en 1991 qui va changer radicalement la donne. Akira acquiert un statut de film « culte » et, le bouche à oreille aidant, la version cartonnée de ce manga obtient les faveurs du public et de la critique. Malgré les protestations d’un îlot de résistance anti-manga, Akira confirme l’éclatant rayonnement des artistes japonais et donne l’impulsion nécessaire pour que l’expérience soit renouvelée.

Suit trois ans plus tard la sortie de Dragon Ball, le manga le plus vendu au monde : il s’en écoule plus de 17 millions d’exemplaires rien qu’en France.

Si le dessin animé est un succès, Glénat prend un risque en éditant le manga dont ce dernier est tiré : on lui prédit la catastrophe. Les fans en décideront autrement. Ce projet, décisif pour les Éditions Glénat, annonce ainsi le développement des manga en France.

La sortie périodique des albums en librairie et la commercialisation mensuelle en kiosque de Dragon Ball vont permettre l’explosion des ventes de cette longue série qui va s’étaler sur plus de sept années.

La recette de ce triomphe ? Les jeunes lecteurs français sont rapidement conquis par le dynamisme du dessin, la qualité des intrigues, et la place essentielle accordée aux personnages. Ils ont des failles, des secrets lourds, ils se trahissent, se révoltent, se battent : mais plus que des luttes improbables contre l’incarnation du Mal, c’est souvent contre eux-mêmes que se livre le véritable affrontement. Dans les mangas pour enfants et adolescents, les valeurs prônées restent le courage, l’obstination, l’amitié et le respect de l’autre (y compris de son ennemi) : des valeurs dont la portée est universelle.

Fortes de ce succès, les Éditions Glénat vont multiplier toutes les audaces : elles lancent en 1994 la revue mensuelle de prépublication Kameha qui doit aider au développement du manga. Revue de 200 pages, elle présente trois séries totalement inconnues des lecteurs. Malheureusement le public n’est pas encore prêt et Kameha disparaît trois ans plus tard.

Le 14 juin 95, le Studio Canal + lance le dessin animé de long métrage Porco Rosso de Hayao Miyazaki. Malgré une sortie en salle très confidentielle, Glénat décide quand même de relayer ce chef-d’œuvre. Il publie les quatre volumes d’animés comics tirés du film. Cette même année le tome 14 d’Akira achève une saga débutée en 1988. À cette occasion, la RATP personnalise 50 000 tickets à l’effigie d’Akira. La reconnaissance du manga en tant que genre à part entière de la bande dessinée arrive lors de l’édition de 1995 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême : la création d’un espace manga témoigne ainsi de l’importance de cette branche dans l’activité éditoriale. Le manga fait partie du Neuvième Art et peut désormais être récompensé. Ainsi en décembre 1998, le Festival BD de Charleroi-Images distingue pour la première fois les mangas : le prix du meilleur auteur va à Osamu Tezuka pour l’ensemble de son œuvre, et le prix du meilleur album à Neon Genesis Evangelion de Yoshiyuki Sadamoto.

Depuis 2002, les Éditions Glénat s’ouvrent à un public plus adulte et permettent de découvrir des séries, comme Gunnm Last Order, Parasite, Say Hello to Black Jack ou Berserk entre autres. En 2005 la création du label Bunko, l’équivalent de « la Pléiade » pour la bande dessinée japonaise, met à jour des chefs-d’œuvre du manga comme L’École Emportée, Urusei Yatsura (Lamu), Sommelier, Baptism… En 2008, Glénat continue d’élargir son public avec la publication de la série Les Gouttes de Dieu, qui touche un public totalement néophyte en manga. En 2009, afin de mettre à la disposition du plus grand nombre les trésors du patrimoine manga, les Editions Glénat lancent la collection Vintage, consacrée aux œuvres fondatrices les plus emblématiques de l’histoire du manga.

Le choix de Glénat est de proposer un catalogue d’auteurs dont la variété témoigne de la diversité du manga, le catalogue est composé de 50% de shônen (adolescent masculin), 25% de shôjo (adolescent féminin) et 25% de seinen (adultes).

Grâce à des choix éditoriaux exigeants, les Editions Glénat ont su bâtir de solides bases pour le manga en France et ont permis une reconnaissance de ce genre, confirmée en juin 2005 par la remise de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres à Mr. Katsuhiro Otomo, le créateur d’Akira.

Le phonème manga en quelques chiffres :

  • Le manga représente la plus forte croissance de ces dernières années au sein de l’édition avec +150% entre 2000 et 2005.
  • Les mangas représentent 40% des ventes de Bandes-Dessinées en France.
  • En 2008, 15 millions de manga ont été vendus pour un chiffre d’affaire de près de 95 millions d’euros.
  • Tous les magasins ont agrandi leurs linéaires de manière conséquente (Carrefour, Auchan, Fnac, Album). L’enseigne Virgin a même implanté en 2004, dans son magasin des Champs-Elysées, le plus gros rayon manga d’Europe.
  • Les mangas sont très fréquemment adaptés en jeux vidéo : Aujourd’hui, plus de 300 jeux actuels proviennent de manga à succès. Ainsi des adaptations de One Piece, Dragon Ball ou Bleach sont actuellement disponibles sur PS2, sur WII et Nintendo DS.
Glénat est un des leaders du marché depuis l’origine avec une progression 1,5 fois supérieure au marché français du manga. Voici un aperçu de leurs séries majeures accompagné du nombre d’exemplaires vendu en France :
  • Dragon Ball : 17 000 000 exemplaires
  • One Piece :  2 000 000  exemplaires
  • Gunnm : 1 300 000 exemplaires
  • Akira : 1 100 000 exemplaires
  • Kenshin : 1 500 000 exemplaires
  • Bleach : 700 000 exemplaires
  • Berserk : 420 000 exemplaires

Aujourd’hui, avec plus de 120 titres à son catalogue, Glénat est un éditeur de manga incontournable en France avec 25% de parts de marché. Des séries aussi mythiques que Gunnm (Yukito Kishiro), Appleseed et Ghost in the Shell (Masamune Shirow), Evangelion (Yoshiyuki Sadamoto), Bastard (Kazushi Hagiwara), Kenshin (Nobuhiro Watsuki) ou Nausicaä de la Vallée du Vent (Hayao Miyazaki) figurent parmi les incontournables du manga moderne. Et des séries comme One Piece, Bleach, Berserk ou encore Les Gouttes de Dieu font partie des nouveaux fleurons du manga en France. Pour les Éditions Glénat, le manga c’est 20 ans de passion, dont la flamme n’est pas près de s’éteindre.

Kana – les seconds explorateurs

Kana est le label manga du groupe Dargaud crée en 1996. Le label éditorial KANA est le fruit de leur curiosité et de leur passion pour la BD japonaise. C’est à Angoulême que l’équipe découvre AKIRA, BD phare qui se vend à plusieurs millions d’exemplaires au Japon. A part quelques initiés, aucun critique français n’avait entendu parler de cette fantastique BD. Fascinés par leur mode narratif et l’imagination sans bornes de leurs auteurs, ils décident de se rendre au Japon pour observer le phénomène de plus près. Entre-temps, quelques maisons commencent à éditer ces merveilles et développent, en France, le marché du Manga.

Il fallait donc trouver un créneau vierge pour Kana !

Dans un premier temps, Kana a privilégié le manga pour jeunes garçons, le shonen, en commençant notamment avec l’un des grands classiques de la BD japonaise, qui, curieusement, a échappé aux têtes chercheuses de la concurrence: Les Chevaliers du Zodiaque. La célèbre saga de Masami Kurumada sera rapidement suivie de séries telles que « Détective Conan » et « Yuyu Hakusho », « Yu-Gi-Oh! » et « Shaman King » puis « Hunter x Hunter » et « Slam Dunk ».

Depuis ils s’adressent également au public adolescent en lui offrant de nouvelles séries: « Psychometrer Eji », « Samouraï deeper Kyo », mais aussi leur premier shojo « Basara », lancé en 2001.

Dès le départ, Kana a pris le parti d’éditer « à la japonaise », en conservant le sens de lecture original, la jaquette quatre couleurs, la qualité du papier et le format. Pour les termes touchant aux coutumes japonaises à la compréhension plus difficile, des explications sont données en fin de tome ou bas de page.

Kaze – la maison d’édition ouverte à tous les médias

Cette maison d’édition spécialisée dans les mangas et l’animation japonaise a été fondée par Cedric Littardi. C’est en 1994 que le premier label français d’animation japonaise débute son activité éditoriale en publiant Les Chroniques de la guerre de Lodoss en VHS. Kaze est devenu Kazé en 2010 avec le rajout de l’accent qui permet une meilleure prononciation de son nom à l’internationale.
Le label Kazé, et son fondateur (Cedric Littardi), sont reconnus comme ayant fondé le panorama de l’animation japonaise en France tel qu’il est aujourd’hui. En presque 20 ans, Kazé a édité de nombreux programmes d’animation japonaise en France et est resté longtemps l’un des tout derniers éditeurs indépendants en activité dans le domaine de la vidéo et du manga en Europe.
En 2005, l’éditeur a diversifié son activité en lançant des longs métrages d’animation japonais au cinéma (Appleseed, Origine, La Traversée du temps), puis en 2007 Shinobi, son premier film en prise de vue réelle, sort sur les écrans français. En 2010, l’évènement cinéma de Kazé est la sortie du film d’animation Summer Wars qui a remporté de très nombreux prix à travers le monde.
En 2005, Kazé lance également son label de musique Wasabi Records, spécialisé dans la jpop et la J-Music.
En 2007, Kazé commence à soutenir une nouvelle génération de réalisateurs amateurs, en éditant la web-série Nerdz en DVD, une démarche volontaire que le label assume depuis. Puis ils lancent leur label de vidéo à la demande, amené à devenir kzplay et à se déployer en multi-plateforme ainsi que sur le site kzplay.fr qui propose dès 2009 des dessins animés simultanément à leur diffusion au Japon.
En 2007 également, Kazé rachète la société Daipen éditrice du label de manga Asuka, devenant ainsi éditeur de manga. Le label sera conservé mais fin 2009, Kazé annonce son nouveau label Kazé Manga qui propose depuis 2010 de nouveaux titres du catalogue.
En juillet 2009, Kazé lance sa propre chaîne de télévision nommée KZTV (KaZé TV) consacrée à la japanimation et à la J-Music, ainsi que son propre service de VOD nommé KZPLAY (KaZé PLAY).
Le 28 août 2009, Kazé annonce son rachat par le collectif japonais Shōgakukan, Shūeisha et Shopro trois acteurs majeurs dans le monde de l’édition japonaise.
Akata / Delcourt – la BD Française et les mangas
Delcourt est une maison d’édition française de bande dessinée, de comics et de mangas à travers le label Akata.
C’est en 1986, suite à la fusion de Charlie Mensuel et de Pilote, que Guy Delcourt, alors rédacteur en chef de ce dernier, décide de créer sa propre société d’édition : Guy Delcourt Productions. Il emmène avec lui plusieurs auteurs comme Olivier Vatine et Thierry Cailleteau, qui seront les auteurs du premier album publié par Delcourt : Galères balnéaires (premier épisode des Aventures de Fred et Bob), un recueil d’histoires courtes parues à l’origine dans Pilote.
À ses débuts, Delcourt va se consacrer essentiellement à la publication de traductions, à la réédition d’ouvrages épuisés ou à la publication d’albums collectifs. Son premier succès sera l’album La Bande à Renaud, adaptation de chansons de Renaud par un collectif de dessinateurs.
De juin 2001 à juillet 2003 les éditions Delcourt ont fait paraître une revue mensuelle de prépublication de ses séries intitulées Pavillon Rouge.
Depuis avril 2005, sous l’impulsion de Thierry Mornet, anciennement employé chez Semic, Delcourt s’est lancé dans la publication de comics en kiosques avec trois revues : Aspen, Top Comics et Les Chroniques de Spawn, tout en augmentant son offre librairie en la matière.
Akata : Société française spécialisée dans l’adaptation en français d’œuvres asiatiques. Partenaires des Editions Delcourt pour la création et le développement de la partie japonaise du catalogue de cet éditeur de bandes dessinées.
Quelques dates importantes :
2002 : Delcourt se lance dans le manga en créant le label Akata, dirigé par Dominique Véret.
2004 : En collaboration avec les Éditions Soleil, Delcourt fonde sa propre structure de diffusion nationale : Delsol. Passage de la distribution chez Hachette.
Pika – l’éditeur de mangas japonais et français

Pika Édition est née suite à l’arrêt de Manga Player (premier magazine de prépublication) et de sa maison d’édition Média Système, à sa tête on retrouve Alain Khan, le dirigeant et Pierre Valls, le directeur éditorial qui travaillent de concert depuis sa création en 2000.

Pour son lancement, elle reprend une bonne partie des titres achetés à l’époque par Manga Player.
En 2005, Pika se met à produire ses propres bandes dessinées au format manga, parmi lesquelles Dreamland, dont le succès est immédiat.

En 2007, Pika, alors 3e éditeur du marché du manga est racheté par Hachette, l’un des plus gros éditeur de livre notamment présent dans de nombreux pays étrangers.

Son catalogue s’articule autour de plusieurs collections : 
  • Collection Kohaï : pour tout l’univers jeunesse ;
  • Collection Shôjo  : s’adresse tout particulièrement aux jeunes filles ;
  • Collection Shônen : collection dédiée au manga d’aventures ;
  • Collection Seinen : pour faire le plein d’intrigues et d’émotions fortes ;
  • Collection Senpai : réservée à un public averti ;
  • Collection Pika : rassemble les ouvrages consacrés à la culture japonaise et aux adaptations graphiques ;
  • Collection Pika Graphic : pour découvrir l’univers graphiques de séries atypiques en grand format.
La particularité de Pika est aussi qu’il publie de nombreux « mangas » (ou BD d’inspiration manga), dessinées par des auteurs français, comme Miya pur Vis-à-Vis, Monkey pour Dys, Reno pour Dreamland et Vald pour Catacombes. Mais Pika n’est pas la seule maison d’édition à publier des mangas français, Delcourt publie ceux de Jenny, comme Pink Diary, Mathilde (en grand format) ou plus récemment Sara et les Contes Perdus. Sans oublier Dimitri Lam qui a réalisé deux œuvres : Josh et délirium édités chez Babylon Com !
Panini – l’éditeur éparpillé

Son Groupe : C’est à Modena, en Italie du nord, que se situe le siège du groupe Panini ainsi que l’une des deux usines. Les 9 filiales qui composent le groupe se trouvent en France, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Chili et Brésil (où se trouve la deuxième usine). Dans les pays non couverts par les filiales, les produits PANINI sont commercialisés par le biais de distributeurs, gérés par le service Export, depuis Modena. L’activité de la Société est structurée en 4 divisions : la division d’images à collectionner, la division Comics, la division Pan Distribuzione et la division New Media (Panini Interactive, active dans les secteurs d’Internet et des services annexes).

Son Histoire : En 1961, Giuseppe et Benito Panini, marchands de journaux à Modena, ont eu l’idée de vendre des images de footballeurs à collectionner et à coller dans un album appelé « Calciatori » (les footballeurs en italien). C’est la première fois que des images quittaient l’emballage d’une tablette de chocolat pour devenir un produit à part entière. Le succès fut rapide et les 2 autres frères Panini, Umberto et Franco rejoignirent bientôt l’entreprise familiale. Au cours des années 70, l’image autocollante, véritable bouleversement technologique, fit son apparition et le marché s’internationalisa.

En 1988, la Société Panini fut achetée par le Groupe Maxwell, puis, en 1992, par Bain Gallo Cuneo et par De Agostini. Deux ans plus tard, c’est Marvel Entertainment Group qui fit l’acquisition de Panini.

Le 8 octobre 1999, la Panini SpA redevint italienne par l’acquisition de Fineldo SpA, la société de Vittorio Merloni, et de l’actuel Management de Panini, qui détient une part importante du capital social.

Dernièrement, dans le cadre de son évolution vers la nouvelle économie, le Groupe Panini a signé, en Italie, un accord pour l’acquisition d’un quota majoritaire dans la société DigitalSoccer Project, qui développe des logiciels révolutionnaires dans le domaine du sport. En France, Panini a acheté la société World Foot Center, active dans le merchandising, la distribution et la promotion dans le secteur du football. En même temps, Panini a cédé son activité de production de papier adhésif, représentée par la division Adespan, à la société Avery Dennison, un des leaders mondiaux dans le secteur du papier adhésif.

Le Groupe Panini, dont le siège est à Modena (Italie) et qui détient des filiales dans tous les principaux pays d’Europe au Chili et au Brésil, est leader mondial dans le secteur des images, 4ème éditeur européen pour les jeunes, leader italien dans la distribution des bandes dessinées en librairies et développe actuellement un important programme dans le domaine des nouveaux médias. En 2007, le Groupe Panini a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 543 millions de euros, réparti sur plus de 100 pays, avec 724 salariés.

Kurokawa

Directrice Editoriale : Deborah Druba / Directeur de collection : Grégoire Hellot

Créée en 2005, la maison d’édition Kurokawa est déjà devenue l’un des tout premiers acteurs du secteur avec env. 7% de parts de marché et une progression constante depuis son lancement.

Véritable phénomène de société, le manga représente près de 15 millions d’exemplaires vendus chaque année en France (chiffres GFK), soit 5% du marché du livre global (tous formats) et pèse 38% du marché de la bande dessinée.

Kurokawa propose un nombre de séries maîtrisé, avec pour mot d’ordre une grande qualité éditoriale sur ce marché d’offres très concurrentiel.

Le label d’Univers Poche est ainsi présent sur tous les secteurs du manga et propose à un lectorat, en moyenne âgé de 15 à 30 ans, un programme innovant sur le shonen (aventures, action, amitié pour les garçons), sur le shojo (intrigues amoureuses et humour pour les filles), puis les seinen (mangas d’adultes).

Quelques chiffres sur KUROKAWA : Plus de 40 séries publiées, 400 titres au catalogue à fin 2010 (soit 65 titres/an en moyenne).

Tonkam

1993, sur le coin d’une table, quatre personnes apportent la touche finale à un projet pour transformer une librairie d’import de bandes dessinées japonaises en éditeur se lançant sur un nouveau créneau. Sans le savoir, elles s’apprêtent à participer à la plus grande révolution du paysage éditorial de la B.D. en France de ces vingt dernières années.

Lorsque Françoise et Sylvie Chang, Dominique Véret et Pascal Lafine se lancent dans l’aventure, une même passion pour la bande dessinée et les anime. Rencontrant quotidiennement un public avide d’une nouvelle forme de bande dessinée présentant un univers aussi fascinant qu’enivrant, ils décident d’offrir aux Français une fenêtre sur la diversité du manga. Plutôt que de s’orienter vers les œuvres déjà connues en France, les éditions Tonkam proposeront des titres variés et atypiques. C’est ainsi qu’une première sélection est faite avec en fer de lance un shonen d’un nouveau genre, privilégiant la romance à l’action pure et dure : Video Girl Aï, avec le succès qu’on lui connaît. Suivront bientôt d’autres œuvres majeures comme RG Veda, Amer Béton ou X de CLAMP.

Le catalogue s’est étoffé pour compter plus de 900 titres mais la passion qui anime l’équipe des éditions Tonkam demeure intacte dans sa politique éditoriale comme dans son quotidien le plus classique.

Durant ses quinze ans d’existence, Tonkam s’est consacré à proposer au public français une offre extrêmement variée pour refléter le plus fidèlement possible la diversité du manga au pays du soleil levant. Au travers des genres comme le shojo, le boy’s love ou le seinen, Tonkam présente une nouvelle vision du manga, plus large que les stéréotypes véhiculés le laissent à penser. Le public découvre des auteurs mythiques comme Masamune Shirow, Hidéo Yamamoto ou CLAMP.

Ce souci de diversité se retrouve également dans les choix de fabrication de livres. Cette exigence ne se limite pas à la qualité de finition des mangas mais également à l’originalité déployée dans leur conception. Qu’il s’agisse de proposer une édition de luxe ou de la fabriquer complètement si elle n’existe pas au Japon (Angel Sanctuary), ce désir d’innovation pousse les éditions Tonkam à présenter régulièrement de nouveaux concepts comme Ichigo 100%, dont le premier tome était parfumé à la fraise !

Mais l’histoire de Tonkam ne se limite pas à ses expériences sur les livres. Dès 1995, Tonkam lançait son secteur vidéo avec des titres percutants comme Ushio & Tora, les OAV de Video Girl ou Ah ! My Goddess. Tout aussi éclectique que son grand frère, Tonkam Vidéo peut se targuer d’avoir édité quelques bijoux comme le film de Lamu : Beautiful Dreamer, réalisé par le talentueux Mamoru Oshii (Ghost in the Shell, Avalon…).

Toujours en 1995, Tonkam propose désormais à ses lecteurs de se tenir au courant de l’actualité du manga en France et au Japon grâce à un magazine gratuit distribué en librairies : Mangavoraces. Deux ans après, le magazine critique Tsunami, créé par Dominique Véret, passe en kiosque. Après cette expérience, Tonkam retente une expérience dans la presse en 2003 avec Magnolia, le premier magazine de prépublication de shojo manga en France. Véritable vitrine du catalogue shojo de Tonkam, Magnolia connaît un vrai succès d’estime qui permet aux titres publiés de s’imposer rapidement lors de leur sortie en kiosque !

Avec plus de 100 séries à leur actif au cours de leur existence, les éditions Tonkam ont déniché de nombreux talents, des auteurs prometteurs, inconnus en France et dont la notoriété aujourd’hui n’est plus à faire. De CLAMP à Katsura en passant par Takeshi Obata, l’auteur de Death Note, l’histoire de Tonkam se confond avec celle de ses auteurs dont les carrières florissantes ont prouvé plus d’une fois la clairvoyance de son équipe éditoriale.

De la même façon, les éditions Tonkam sont mues depuis toujours par une volonté de respect et de fidélité maximale à l’œuvre originale. Cette fidélité amène l’équipe à proposer au public français les premiers livres en fac simili par rapport aux éditions japonaises.

Mais le sens de lecture ou la présence de jaquettes ne sont que la partie visible de l’iceberg car cette fidélité se retrouve également dans la politique éditoriale : pour les éditions Tonkam, choisir un titre, c’est avant tout choisir un auteur. C’est pourquoi chaque mangaka est considéré avec tout le respect qui lui est dû et son œuvre est publiée de la manière la plus exhaustive possible. Le catalogue est ainsi régulièrement agrémenté de nouveaux titres des grands noms du manga dans le catalogue comme Masakazu Katsura, Yuu Watase, Kaori Yuki ou Osamu Tezuka.

Aujourd’hui plus que jamais, les éditions Tonkam jouent un rôle majeur sur la scène du manga en France. Éditeur historique qui a suivi l’évolution du « phénomène » depuis ses débuts, Tonkam compte parmi les acteurs les plus entreprenants d’un milieu en pleine évolution.

Taifu Comics

Lancée à la fin de l’année 2004, Taifu comics (initialement nommée Punch comics, mais qui, suite à un litige avec une autre maison d’édition se voit contrainte de changer de nom) est le fruit de la collaboration entre les fondateurs de Japan Expo et du label vidéo IDP appartenant à Yves Huchez. Fin 2006 IDP est revendu à Déclic Images, Yves Huchez reprend les rênes de Taifu libérant les créateurs de Japan Expo qui souhaitaient se consacrer entièrement à l’évènementiel…

Les premiers titres au lancement furent :

  • GO ANd GO de Takao Koyano
  • No-bra de Kenjiro Kawatsu
  • Gonta ! de Katsutoshi Morita / Tarô Nami

Aujourd’hui, avec la création de nouveaux labels (Yaoi Blue – Yuri – Hot Line), Taifu Comics se spécialise de plus en plus dans le Yaoi, le Yuri et le Hentai !

Ki-oon

Ki-oon est une maison d’édition présente sur le marché depuis mars 2004 avec la sortie de son premier manga, le premier tome d’Element Line. Fondée en octobre 2003 par Cécile Pournin et Ahmed Agne, elle se consacre essentiellement à de l’heroic fantasy. Le nom « Ki-oon » vient de l’onomatopée qui signifie « avoir le cœur gonflé d’émotion ». Avec un chiffre d’affaires en progression de 80 % en 2009, Ki-oon est en 2010 le plus important éditeur indépendant de manga en France.

Doki Doki

Créée en avril 2006, Doki-Doki est la collection manga de Bamboo Édition. Doki-Doki est l’onomatopée utilisée en japonais pour exprimer le coeur qui s’emballe, terme qui correspond parfaitement à leurs coups de coeur éditoriaux.

Doki-Doki publie 4 ou 5 titres par mois dans des registres très variés (action, aventure, horreur, romance, culinaire, etc.). Depuis le début de l’année 2009, Doki-Doki poursuit sa dynamique avec une progression en volume de +65 %.

Partie 4) Le marché du manga en 2012 :

Où en est le manga en France ? Son marché est-il en stagnation ou en croissance ?

Lors du Salon du Livre 2012 (qui s’était déroulé en Mars), où le Japon était mis à l’honneur, deux éditeurs du manga bien connus en France ont étés interrogés sur la question : Dominique Véret, l’éditeur d’ Akata, fondateur de Tonkam (groupe Delcourt) et Stéphane Ferrand, éditeur de Glénat Manga. Ainsi que Yoshio Irie, vice-président et membre du Board de la société Kodansha.

Le thème du débat portait sur le « Panorama de la production éditoriale des mangas et de la bande dessinée ». Vaste sujet qui a permis à Dominique Véret de réaffirmer son crédo : « Il faut rétablir un équilibre entre culture et commerce dans l’exploitation du manga en France. » Il constate une concurrence de plus en plus aigüe entre éditeurs pour préserver leurs parts de marché et une forte tendance de la part des Japonais à faire monter les à-valoir : « C’est de plus en plus difficile de construire une politique éditoriale originale et pertinente pour un catalogue manga [en France]. Si on ne construit pas un équilibre entre culture et commerce, cela s’essoufflera et favorisera un intérêt pour d’autres BD asiatiques plus rafraîchissantes. »

Le manga : 36% des BD vendues en France

Mais justement, quel est-il, ce marché ?

Il est extrêmement concurrentiel et la bataille fait rage.

Si l’on en croit les chiffres de GfK, sur un marché de 39 millions d’albums vendus en France en 2011 (relativement stable par rapport à 2010), près de 14 millions ressortent du manga, soit 36% des ventes ! Évidemment, vu le moindre prix de vente des mangas, en chiffre d’affaires, l’équilibre est davantage en faveur de la BD : 314 millions d’euros pour la BD en 2011 (en croissance de 4,1% par rapport à 2010) contre 101 millions pour les mangas (en croissance de 1,8% par rapport à 2010).

Le premier contributeur en chiffre d’affaires sur le manga en France est sans conteste Glénat, même si Kana est le premier contributeur en nombre de titres. Avec près de 27% de parts de marché, toujours selon les mêmes sources, Glénat domine de la tête et des épaules le groupe Média Participations et son label Kana (près de 19%), suivi de Pika/Hachette (env. 14%), Delcourt (env. 13%, Soleil inclus), Kurokawa (env. 8%), Kazé (env. 6%), Ki-Oon (env. 5%), Panini (env. 4%) et Casterman (env. 2%).

Si on voit la progression des uns et des autres entre 2010 et 2011, on constate une bonne progression de Glénat et un recul notable de Kana. La raison de cet écart est l’arrivée en tête des ventes de One Piece dont la série a vendu env. 1,5 millions d’albums en 2011 coiffant au poteau Naruto (env. 1.2 millions d’albums) alors que l’année précédente, c’est le héros aux cheveux carotte qui damait le pion au marin en canotier.

On s’aperçoit aussi d’une percée remarquable de Kazé Manga, de Ki-Oon et de Kurokawa cette année, lesquels commencent vraiment à tailler des croupières aux leaders.

Et concernant le manga numérique ?

Les éditeurs francophones présents restaient encore dubitatifs sur l’émergence d’un marché numérique pour le manga comme pour la BD : « Le modèle économique n’est pas encore trouvé en France » constatait Stéphane Ferrand, tandis que M. Yoshio Irie indiquait que ce segment constituait désormais 10% du marché du manga au Japon : « La lecture du manga sur le support numérique n’est pas ressenti comme une menace chez nous, elle devrait croître encore. Grâce aux mangas numériques, nous trouveront de nouvelles opportunités pour notre marché qui, par ailleurs, est en panne de croissance. »

Il signale par ailleurs que le marché du livre numérique au Japon est de 65 milliards de Yens (env. 60 millions d’euros) et que le manga constituait 80 à 85% de ce chiffre.
Une collaboration entre le Japon et la France ?

Interrogé sur l’arrivée d’opérateurs japonais directement en France (Kazé Manga, marque de Viz Europe), M. Yoshio Irie a rappelé que ce n’est pas la première fois que Kodansha mettait le pied sur notre continent : au milieu des années 1980, la revue Morning avait recruté des auteurs français (Baudoin, Baru,..), italiens (Mattotti….) ou américains (Paul Pope…) pour les publier dans leur magazine, puis en album, sous la direction d’un rédacteur japonais. Sans succès au Japon. Mais il ne désespère pas d’une attitude plus favorable au regard de l’évolution récente de la bande dessinée française.

Il s’est montré bien plus discret en revanche sur la stratégie et les intentions de Kazé en France à ce sujet, tout en expliquant qu’en Chine, sa société avait établi une rédaction locale avec des rédacteurs japonais afin de produire des mangas chinois conformes aux canons japonais. Un magazine de mangas chinois va y être prochainement lancé. « Nous ne connaissons pas d’auteurs français capables de produire 80 planches de bande dessinée chaque mois » fit remarquer Stéphane Ferrand.

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C’est la fin de ce dossier, et pour l’achever en beauté, je vous propose une vidéo et des interviews récentes d’éditeurs en provenance du site Manga News :

Interviews :

Kazé Manga – Raphael Pennes : ICI 
Soleil Manga – Iker Bilbao : ICI 
Kurokawa – Grégoire Hellot : ICI 
Tonkam – Pascal Lafine : ICI

Reportage Manga :

9 Réponses

  1. Dragon Kevin

    On ne peut pas le nier, Osamu Tezuka est tout de même un putain de génie ! Beaucoup d'amateurs de mangas ont beau aduler Akira Toriyama et le considérer comme étant LE Maitre, il n'arrive pas à la cheville de Tezuka.

    Merci pour ce dossier, et merci au manga Bakuman d'illustrer aussi bien le fonctionnement de ce milieu finalement assez mystérieux. Même si c'est très romancé, ça pourrait presque devenir une œuvre "documentaire" tellement elle décrit assez bien comment se déroule l'édition de manga.

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  2. Claire Matos

    Je suis tout à fait d'accord avec toi, en ce moment je lis le dernier tome de la série, et le contenu de l'histoire et toujours aussi interressant, par ccontre je ne comprend toujours pas pourquoi Ashirogi Muto galèrent toujours pour commencer une série dans le Jump ou à obtenir un dessin animé malgré tous les efforts, alors que Eiji Nizuma ne rencontre jamais aucun problème depuis le début de sa carrière! Ca me chiffone … Les mangakas connaissent tous des hauts et des bas, mais le fait que ce ne soit pas le cas d'Eiji rend son personnage moins réaliste je trouve. Car je suis sûre que dans la réalité, même des auteurs comme Tite Kubo (Bleach) ont parfois eu des petites baisses de régime en préparant le scénario d'un chapitre de leur histoire !
    Quand à Osamu Tezuka, il fait indéniablement partie du paysage manga depuis ses origines, ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme le "dieu des mangas" !

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  3. Clem18

    Ouh là!!! c'est un bon dossier! super complet!! pas tout lu encore mais au moins je ne suis pas la seule à faire dans le long article!

    Pour ce qui est des difficultés rencontrées par les jeunes héros de Bakuman, je pense que les auteurs veulent mettre l'accent sur les contraintes auxquelles doivent se plier les mangakas pour cadrer exactement dans les exigences des éditeurs suivant le magazine pour lequel ils dessinent et surtout suivant son lectorat. Le Jump étant pour les enfants et les ados, les héros de Bakuman ne peuvent pas faire du manga seinen comme celui qui a fait leur premier succès. Mais c'est leur point fort alors il leur faut trouver le juste équilibre. C'est quelque chose que les auteurs de ce manga ont certainement dû rencontrer si on en croit les précédents succès que sont "Deatj Note" et "Hikaru no go" qui ne sont pas exactement des mangas grand public à première vue mais qui finalement plaisent à un grand nombre de lecteurs. Et puis les réactions du lectorat nippon ne sont certainement pas les mêmes que les nôtres, les points de vues et attentes divergent suivant l'éducation et la culture d'origine.

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  4. Claire Matos

    Oui, d'ailleurs certains mangas qui ont eu un bon accueil au Japon font des flops en France. Je n'ai pas trop d'exemple en tête, quoique, on peut, peut être citer par exemple Nodame Cantabile …? Bref tout est une question de génie, mais aussi de public (Japon/France-Adulte/Enfant) et … d'adaptation (savoir se plier aux exigences de son éditeur, modifier la trame de son histoire pour toucher un plus large lectorat, etc…).

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  5. Claire Matos

    Moi j'ai vu aussi ton article sur les rahmens, et puisque tu aimerais faire un prochain article autour du thème des "udons", je te propose d'en écrire un sur les sukiyakis, en utilisant biensûr comme ingrédient principal les fameuses nouilles ! J'en ai mangé récemment et c'est trop bon ! <3 J'ai aussi la recette si tu veux (car comme c'était préparé maison, il fallait qu'on suive un guide) : http://a-vos-baguettes.blogspot.fr/2009/12/sukiyaki-udon.html
    En plus la vidéo de la fille est sympa ! 🙂

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  6. Clem18

    Ok! lâches toi! Les sukiyakis c'est bon!!!!!!!!!!!!! Je serai contente de lire un article dessus car c'est assez varié comme cuisine!

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  7. Atcha !!

    Oh oui Tite Kubo connaît bien les baisses de régime , à en juger par le tout début du nouvel arc de Bleach

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  8. Claire Matos

    Bah, faut dire que les arcs Soul Society et Hueco Mundo étaient tellement bons que là c'est dur de faire aussi bien, en plus Ichigo arrête pas de perdre et de récupérer ses pouvoirs à tout va, rien ne va plus ! Mais j'espère que kubo a quelque chose derrièe la tête pour la suite, du moins c'est l'impression que j'ai, parce que c'est pas anodin le fait qu'Ichigo recommence tout à zéro, j'ai l'impression que sa future forme sera la plus puissante d'entre toutes en évoluant différemment des fois précédentes et avec ses propres pouvoirs cette fois. Car au début c'était grâce à Rukia qu'il avait acquis ses pouvoirs de shinigami, mais maintenant qu'il va puiser sa force de lui même, ses pouvoirs seront plus authentiques et peu être aussi plus puissants ! Reste plus qu'à patienter jusqu'à ce que ce moment arrive et là ce sera "the apothéose" !!!!

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  9. Atcha !!

    Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait que les premiers étaient tellement énormes que c'est dur de faire mieux tant sur le plan du scénario , que sur celui des pouvoirs d'Ichigo .. Pour tout te dire ça me gave un peu le fait qu'il perde ses pouvoirs , les retrouve ( ce qui était totalement prévisible d'ailleurs ) , les reperd , les re-retrouve . En fait , j'ai l'impression que c'est juste une excuse pour faire un personnage encore plus puissant qu'il ne l'était , ce qui n'est pas une mauvaise chose , j'attend que ça mais pour que Ichigo soit encore plus impressionnant qu'il ne l'était lors de sa forme ultime , ça va être dur ..

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