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Dessinateur : Kanoko Sakurakouji
Scénariste : Kanoko Sakurakouji 
Éditeur : Pika Édition
Collection : Shojo
Genre : Romance, Historique, Drame
Public : + 15 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 4 avril 2018
Prix : 6,95 €
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

A l’époque Edo, Akane une jeune fille de la noblesse militaire est vendue à la maison close de luxe l’Akebonoro, après la mort de ses parents. Akane a fait le choix de devenir courtisane et veut s’élever au plus haut rang celui de « Tayu ». Cependant, Akane a déjà 15 ans et Asakeno Oïran, celle qui doit tout lui apprendre, doute de ses capacités. Elle lui lance alors le défi de ramener un client très riche, sachant qu’elle n’y arrivera pas. Akane tente alors le tout pour le tout et part dans la rue à la recherche de ce fameux client mais en vain. Ses pas l’amèneront jusqu’au temple où elle y rencontre un pèlerin qui l’effraie. La jeune fille retourne alors rapidement à l’Akebonoro où elle sait qu’ayant raté son défi, Asakeno ne voudra rien lui apprendre. La nuit tombe enfin et l’établissement ouvre ses portes. A la plus grande surprise des patrons et des courtisanes, dès l’ouverture, un client demande à voir Akane. C’est le pèlerin qu’elle a vu plus tôt au temple, qui s’avère être un prêteur sur gage issu d’une grande famille de courtiers en riz: Sôsuke Ômiya. Tous sont alors étonnés qu’Akane ait pu faire venir un homme de son rang dans l’établissement, mais ils sont encore plus surpris par la demande du jeune héritier qui souhaite acheter la liberté d’Akane. Cette dernière, contre toute attente, refuse de but en blanc la demande de Sôsuke, désirant rester dans l’établissement pour y devenir la courtisane numéro 1. De plus, Akane n’étant pas encore une véritable courtisane, elle ne peut pas encore être achetée. Sôsuke va donc devoir attendre pendant deux années, où il pourra seulement être l’ami intime d’Akane. Asakeno prend alors la jeune fille sous son aile et va mettre ces deux années à profit pour lui apprendre ce qu’est une courtisane ainsi que les relations qu’elles entretiennent avec les hommes.

Notre critique

La Courtisane d’Edo nous fait remonter au temps des samouraïs. Kanoko Sakurakouji met en avant le quartier des plaisirs de Yoshiwara dans ce 1er tome et nous fait découvrir la vie des courtisanes à cette l’époque. Il y a beaucoup de références historiques et de nombreuses notes de bas de pages donnant des explications sur les termes utilisés durant la période Edo. Le fait que l’auteure ait choisi d’utiliser ces petites définitions plutôt que de changer le terme pour utiliser des mots plus simples, est très plaisant car cela nous plonge entièrement dans le japon du 17 et 18ème siècle. Des plans du quartier ainsi qu’une explication détaillée sur la hiérarchie des courtisanes, nous sont également présentés à la fin du tome, ce qui permet une véritable aide à la lecture.

Ce 1er tome de La Courtisane d’Edo, nous est présenté sous l’étiquette « Shojo Addict ». Cependant il n’y a, pour le moment, aucune réelle romance dans ce tome. On ressent cependant, que la relation entre Akane et Sôsuke tend à aller dans ce sens. Il est d’ailleurs agréable de voir que l’histoire ne tombe pas directement dans le côté mielleux de la romance nous permettant ainsi de découvrir correctement les personnages et leur caractère. Nos héros ayant d’ailleurs une personnalité bien trempée, la romance qui découlera de nos deux protagonistes risque d’être très intéressante.

Ces personnalités affirmées vont également en faire voir de toutes les couleurs à notre héro car alors que tout semble sourire à Sôsuke, à qui personne ne peut rien refuser, Akane et Riichi, l’ancien serviteur de la jeune femme, se mettent en travers de son petit train-train quotidien en lui tenant tête. Cela entraine des situations cocasses qui apportent une touche d’humour au récit. La jeune Akane ne tombe pas dans le cliché de la fille niaise, qui au premier regard devient éperdument amoureuse du beau garçon. On a une vraie héroïne qui a une bonne éducation et qui ne se laisse pas mener par le bout du nez par les hommes et il est agréable de voir un tel personnage dans un shojo. On ne peut qu’espérer qu’elle gardera son caractère affirmé sans devenir simplette face au bellâtre qu’est Sôsuke.

Comme dans tout bon shojo, une sorte de triangle se forme entre Riitchi, Akane et Sôsuke. Ce n’est pas pour le moment un triangle amoureux comme on pourrait s’y attendre dans un shojo mais il n’est pas improbable que cela en devienne un au grand plaisir du lecteur. Pour le moment ce triangle improbable se définirait plutôt comme serviteur, maîtresse et Don Juan. L’histoire dans ce 1er tome tourne beaucoup autour des relations entre ces trois personnages qui semblent se connaitre depuis bien avant la période où notre récit commence.

Une autre sorte « d’amour » est traitée dans ce manga avec la présence des courtisanes. Akane qui est une jeune fille innocente va apprendre la vie dans une maison close ainsi que les relations entre les hommes et les femmes, sujets qui lui sont totalement inconnus. Cela risque d’être un apprentissage difficile pour cette enfant de bonne famille qui n’a que 15 ans, même si à cet âge on était déjà considéré comme une femme durant la période Edo. Cependant, pour une raison qui nous est encore inconnue, Akane désire ardemment devenir la numéro 1 de l’établissement des plaisirs. Cela semble avoir un rapport avec la mort de ses parents mais il faudra attendre les prochains tomes pour en savoir davantage. On peut également se demander si Sôsuke ne serait pas au courant de quelque chose, lui qui d’habitude est très volage, semble avoir un intérêt particulier pour Akane. Beaucoup d’intrigues se mettent en place dans ce 1er tome et c’est avec impatience que le lecteur attendra la suite.

Le chara-design semble de prime abord fortement similaire à une autre grande œuvre de la mangaka: « Black Bird ». En effet, nous pouvons voir dans les deux mangas des personnages qui ont des traits communs physiquement et nous y retrouvons le coup de crayon de Kanoko Sakurakouji. Cependant, il est appréciable de voir que, La Courtisane d’Edo n’est pas une copie conforme de Black Bird car le côté samouraï et courtisane est fortement accentué dans cette nouvelle série, ce qui donne une toute autre envergure aux personnages. On ne peut donc y voir qu’une légère ressemblance mais dans les deux histoires, nous avons des héros très différents. Les visages sont très soignés avec notre héroïne qui a de grands yeux, typique du shojo manga, qui décrivent parfaitement les sentiments de cette dernière et ce qu’elle ressent.

Les arrière-plans sont assez épurés comme souvent dans les shojo. Cela n’est pas du tout dérangeant car un travail minutieux a été apporté aux vêtements d’époque et plus spécifiquement sur les tenues des courtisanes. Certains kimonos possèdent d’ailleurs parfois de nombreux motifs très détaillés qui pourraient rendre le dessin trop chargé si il y avait eu un fond dans la case. Les arrière-plans plus sobres permettent ainsi une lecture plus fluide.

Notre critique du tome 1 de La Courtisane d'Edo

En conclusion, La Courtisane d'Edo nous fait voyager à une époque bien lointaine et nous permet de découvrir le monde des courtisanes. La jeune Akane, au caractère bien trempé, ne se laissera pas facilement faire par le Don Juan Sôsuke, ce qui nous permet des situations bien intéressantes. Le mystère s'épaissit sur le passé de la jeune femme et sur la mort de ses parents. Un parcours difficile attend Akane qui s'enfonce un peu plus dans le monde des plaisirs, qui lui est totalement inconnu.

Scénario90%
Dessins88%
Édition85%
Originalité91%
Mise en scène89%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • Histoire durant la période Edo
  • Héroïne qui ne tombe pas dans le cliché du Shojo
On a moins aimé
  • Néant
90%Note Finale

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