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Le mangaka Shinobu Seguchi a donné son avis sur Twitter concernant les scans illégaux de Prisonnier Riku disponibles sur Internet.

Un commentaire d’un internaute posté le 31 mars 2019 sur Twitter a fait réagir l’auteur Shinobu Seguchi, connu en France pour son manga Prisonnier Riku (Shûjin Riku) en cours de publication chez Akata. Le commentaire en question prônait les scans illégaux que l’on trouve gratuitement sur Internet en donnant comme argument que les mangas vendus en France sont trop chers, et que les scans illégaux profitent également à l’auteur en faisant la publicité de son manga.

Le mangaka s’est aussitôt exprimé sur la question :

La traduction des tweets par les éditions Akata :

« Il m’est impossible de penser que des scans illégaux font de la pub aux mangas et à ceux qui travaillent dessus. Il y a 3 jours, j’ai rencontré un Français (sic) qui a appris le japonais et utilisé son argent pour acheter la version japonaise. Je ne peux pas accepter les propos que je viens de lire. »

« Si vous pensez vraiment que « sans scans, les lecteurs n’achèteront pas le manga », ça me fait croire que c’est de ma faute, et que moi, je ne suis (sic) pas assez doué. Si vous n’arrivez pas à comprendre ce que je dis, puisque vous semblez lire la série, alors réfléchissez à la manière dont se comporterait Riku dans ce genre de situation. »

Shinobu Seguchi n’est pas le premier mangaka à s’offusquer de voir des scans de son manga proliférer en ligne. En octobre 2018, KOHSKE, auteure du manga Gangsta, demandait sur Twitter aux lecteurs de cesser de traduire et lire illégalement les scans de son manga. Plus récemment, l’auteur SÔRYÛ (Magical Girl Holy Shit) demandait lui aussi, dans un tweet du 5 mars 2019, aux fans à l’international d’acheter une copie officielle du manga plutôt qu’une traduction illégale.

On rappelle que les 29 premiers tomes (sur 38 au total) de Prisonnier Riku sont disponibles aux éditions Akata, qui ont par ailleurs annoncé qu’une offre découverte « deux tomes pour le prix d’un » sera proposée dans toutes les librairies participantes d’ici environ deux semaines.

Résumé

« Dix ans déjà qu’une météorite s’est écrasée sur Tokyo, séparant la mégalopole en deux : d’un côté, une ville réservée aux riches, de l’autre, un terrible bidonville, véritable zone sinistrée et de non-droit. C’est là que vit le jeune Riku. Malgré un quotidien difficile, il prend la vie comme elle vient, aux côtés de son « papy ». Mais quand ce dernier est assassiné, car il voulait révéler au peuple les magouilles et trafics des grandes institutions, le quotidien du pauvre Riku bascule… en enfer !! Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, on l’envoie dans une prison de haute sécurité, aux côtés de terribles gangsters et autres chefs de gang. Il y devient très vite la tête de turc de ses co-détenus. Et pourtant… grâce à sa rage, à son envie de survivre, mais surtout celle de venger son grand-père en dévoilant au monde la réalité du système, il devra trouver en lui la force pour faire sa place au sein de la prison… et peut-être même de s’en évader ? »

Source : Akata

5 Réponses

  1. Tonytrip

    *tousse* Y a les emprunts bibliothécaires « au pire » *tousse*

    Sinon… *wishlist le manga*

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  2. dtc

    En soit je comprend tout à fait sa réaction en tant qu’auteur de s’énerver contre cette pratique. De son point de vue, les scans font qu’il aura forcément moins de vente et forcément moins d’argent.

    Pourtant c’est un fait, que cela aide à vendre plus d’oeuvre surtout du côté de ceux qui sont plus petits que les gros titres. Qu’il le veuille ou non, en vue du marché actuel européen et de ce qu’il propose comme moyen de lire des mangas, c’est ce qu’il y a de plus accessible.

    Et pourtant il y aurait tant de solution à proposé pour lutter contre cela… D’une part déjà le dématérialisé, la vente sur des appareils comme des Kindles, les bibliothèque comme le dit Tonytrip, la vente au chapitre et surtout en presque simultané que la sortie jap… Et pourtant tout cela est encore trop réduit sur ce secteur qu’est le manga. Donc forcément, ben si on veut lire parce qu’on est fan, ben on passe par la case piratage parce que on a pas le choix…

    Mais en soit tout cela n’empêche pas la vente du manga au moment de sa sortie papier dans nos territoires.

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    • Lia

      Le dématérialisé pourrait effectivement être une solution viable si les fans s’y intéressaient vraiment. Jusqu’à présent, vraiment peu de gens achètent des mangas en version dématérialisée légalement – sans doute, justement, parce qu’ils se disent « quitte à pas avoir le bouquin, autant chercher des scans gratuits ». Plusieurs éditeurs, comme Akata, testent actuellement le marché du numérique, mais pour l’instant au vu du coût de la numérisation et du manque d’acheteurs, ce n’est pas encore assez rentable pour eux pour que ça devienne systématique.

      Pour le reste, je ne suis pas d’accord. Beaucoup d’éditeurs proposent déjà un extrait gratuit en ligne de leurs nouveaux mangas pour le faire découvrir, et si le but des scantrads était effectivement de promouvoir, ils ne traduiraient que les premiers chapitres et pas l’intégralité du manga. Parce qu’à moins de vraiment aimer l’oeuvre, la plupart des gens se contenteront de lire des scans quitte à se taper une traduction et une qualité pourrie qui va gâcher leur lecture. En tant que traductrice moi-même, c’est quelque chose que je ne cautionne pas. Les scantrads ne devraient exister que pour les oeuvres avec très peu de chances d’arriver un jour en France, comme les doujin ou les vieilles séries peu populaires.

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  3. Dakus

    Pour moi un autre secteur qui fait beaucoup de mal à celui du manga c’est celui de l’animation. Est-ce que beaucoup de fans de One Punch Man, L’Attaque des Titans, My Hero Academia, Tokyo Ghoul ou Black Clover achètent le manga ? J’en doute fortement, et je ne suis pas certain qu’il y ait tant de monde qui achète les DVD/Blu-ray ou qui souscris à un abonnement chez Anime Digital Network, Crunchyroll, Wakanim, Amazon Prime Video ou Netflix. Selon moi il y en a beaucoup qui se contentent d’attendre l’arrivée d’une nouvelle saison en la regardant de manière illégale. Et vu le nombre de mangas adaptés en anime, ça devient vraiment problématique.

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    • Lia

      Perso, c’est l’inverse : voir un anime me donne généralement envie d’acheter le manga ! Parce que soit l’anime s’arrête avant que l’histoire soit finie, et dans ce cas pour connaître la suite il faut lire le manga, soit l’anime aura de toute façon du « retard » sur le manga, donc les fans impatients de savoir la suite vont être poussés à lire.

      Après c’est sûr qu’il y a des gens qui se contenteront de l’anime, mais je n’ai jamais entendu dire que le marché du manga en souffrait…

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