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Dessinateur : Osamu Tezuka
Scénariste : Osamu Tezuka
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Collection : Prestige Seinen
Genre : Social, Fantastique
Public : + 16 ans
Contenu : 448 pages
Sortie : 31 octobre 2018
Prix : 19,99€
Statut de la série : Terminée en 1 tome

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Résumé

L’écrivain Yôsuke Mikura rencontre une jeune femme du nom de Barbara à la gare de Shinjuku. Etant plus qu’éméchée, il lui vient en aide en la ramenant chez lui pour qu’elle puisse se rafraichir. Mais Barbara, débauchée et opportuniste, finit par s’installer chez l’écrivain. Mais la cohabitation ne se passe pas bien quand Mikura tombe amoureux d’une vendeuse et que Barbara lui dit qu’elle n’existe pas. L’écrivain ayant des désirs sexuels anormaux, il confond rêve et réalité, tombant amoureux d’un mannequin d’exposition ou encore d’un chien qu’il voit comme de belles jeunes femmes. Ce mélange entre rêve et réalité, c’est ce qui fait de lui un bon écrivain et se faire soigner pour ses penchants tordus, l’empêcherait, selon lui, d’écrire de bons livres. Il se séparera régulièrement de Barbara, qui tend à le faire revenir à la réalité, mais il ira toujours rechercher la jeune femme au même endroit qu’il l’a trouvée, à la gare de Shinjuku. Mikura ne sait pas pourquoi il reste avec cette pochtronne, qui est aussi une vraie sangsue financière, mais il ne peut s’empêcher de la rechercher. Cependant, quand son ami Mr Lussarka lui rend visite, cet attrait que Mikura a pour Barbara prend tout son sens. Mr Lussarka connait bien Barbara et il dévoile à son ami qu’elle est en fait une muse. Mais est-ce la vérité, Mikura a du mal à le croire. Cependant Barbara semble réellement cacher un secret. Elle se rapproche de plus en plus de Mikura qui succombe rapidement à ses charmes. Cependant, de nombreuses morts étranges et des disparitions entourent l’écrivain, qui après avoir découvert des poupées vaudou des victimes, commence à se demander si Barbara ne serait pas une sorcière. A chaque fois que l’écrivain doute, la jeune femme le séduit de nouveau lui faisant oublier toutes ses interrogations. Ses sentiments pour elle le rendent aveugle à tout et quand Barbara disparait, il devient fou n’ayant qu’une idée en tête la retrouver, quitte à perdre tout ce qu’il a.

Notre critique

Barbara rejoint le catalogue de Delcourt/Tonkam dans la suite des rééditions des œuvres d’Osamu Tezuka. La version originale, qui comptait 2 tomes, est rééditée dans une édition prestige qui ne comprendra d’un unique gros volume. Ce tome possède une couverture rigide en carton de couleur dorée avec une jaquette au papier glacé dont le titre rappelle le doré de la couverture. Ce tome de plus de 400 pages n’est pas très pratique car très volumineux et avec cette couverture cartonnée, il est très lourd. Petit avantage tout de même, un ruban est intégré au tome et fait office de marque page.

Tous les vices sont représentés dans Barbara: l’alcoolisme, la dépravation, le sadomasochisme, le vol, le meurtre, le suicide et j’en passe et des meilleures. L’histoire est très déprimante montrant tout ce qu’il y a de plus mauvais chez l’être humain. On se demande sans cesse si Barbara existe ou non car Mikura étant clairement fou, avec son manque de discernement entre le réel et la fiction, on est en droit de se poser la question. Tout est très vague et la moitié de l’histoire n’a ni queue ni tête. La 1ère partie nous présente des chapitres très redondants qui présentent le même schéma: Mikura a un désir sexuel déviant; Barbara lui fait réaliser son erreur; ils se disputent et Barbara quitte l’appartement; Mikura va la rechercher. Ces scènes sont très répétitives et n’apportent absolument rien à la seconde moitié du récit où enfin une véritable histoire commence, puisqu’on n’abordera plus à aucun moment les étranges désirs sexuels de l’écrivain. Mikura et Barbara s’étant mis en couple, un semblant d’histoire prend alors forme mais cela ne dure pas très longtemps et de nouveau l’histoire part dans tous les sens et rend le récit difficile à lire.

Cette difficulté se marque également par le manque de repères de temps. On aura de temps à autre les cheveux de Mikura qui auront poussé ou bien il se retrouve d’une page à l’autre avec femme et enfant et on doit en déduire que le temps a passé. Mais ces périodes accélérées sont très frustrantes car le lecteur peut ne pas comprendre ce qu’il s’est passé. On a parfois l’impression qu’il manque un chapitre dans l’histoire, ce qui rend la lecture peu agréable.

Le héro étant un écrivain, de nombreuses références littéraires sont présentes et les personnages ne parlent parfois qu’en citation, ce qui rend la lecture un peu lourde à certains moments. Un glossaire est présent en fin de tome pour aider le lecteur dans toutes ces citations, ces références et ces allusions à la mythologie.

On retrouve bien l’empreinte de Tezuka dans le chara-design. Le personnage de Barbara est évolutif avec un côté enfantin au corps disproportionnés quand Mikura ne s’intéresse pas à elle et des traits avec des courbes plus féminines quand ils sont en couple. Barbara est souvent nue ou topless, on ne sait pas trop pourquoi et la nudité revient régulièrement comme dans la salle de théâtre SM ou encore pour le mariage de Mikura et Barbara où tous doivent être nu pour la cérémonie.

Les arrière-plans sont souvent très chargés ou noirs, accentuant le côté dépressif de l’histoire. Les décors sont parfois déformés, comme un trottoir qui ondule faisant ressortir la folie du monde dans lequel nos héros évoluent.

Notre critique de Barbara

En conclusion, les adeptes des œuvres d'Osamu Tezuka pourront certainement apprécier cette œuvre. Cependant les novices, pourrons être réfractaire au style caricaturé et aux thèmes cruels et déprimant que nous propose Tezuka dans Barbara.

Scénario40%
Dessin50%
Édition60%
Originalité50%
Mise en scène50%
Intérêt sur la durée40%
On a aimé
  • Belle édition prestige
On a moins aimé
  • Nudité excessive et incongrue
  • Histoire sans queue ni tête
  • Dessins caricaturés
45%Note Finale

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