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Éditeur : NIS America
Développeur : Spike Chunsoft
Genre: Action-TPS
Version Éditeur : PlayStation 4
Autre Supports: PlayStation Vita, Steam
Langue : Voix japonaises, textes anglais
Classification : + 16 ans
Sortie en France: 27 juin 2017
Taille d’origine: 18,54 Go
Prix Moyen : 29,99€

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Si vous pensez que conjuguer écolière, ours en peluche robot tueur et scénario horrifique post apocalyptique est impossible, vous vous trompez lourdement. La série Danganronpa garde son univers décalé et son humour déjanté mais change de gameplay dans ce spin off. Fini les enquêtes et les procès, bonjour l’action, le shoot et les écolières désespérées ! Spike Chunsoft ressort cet opus des tiroirs de la PlayStation Vita, pour le porter sur PlayStation 4 et PC.

Scénario déjanté

Makoto Naegi prend quelque congés bien mérités pour laisser sa sœur, Komaru, aux mains des Monokuma. L’histoire débute lorsque notre héroïne, séquestrée durant plus d’un an sans la moindre explication, découvre que son geôlier n’est autre qu’un ours en peluche géant robotique avec une tendance au meurtre prononcée aka Monokuma. Si vous avez déjà joué à la série, vous serez moins surpris que le commun des mortels. 

Makoto a une fâcheuse tendance à la pleurnicherie et comme toute héroïne aux larmes faciles, elle se fera rapidement sauvée par un héros venu de nulle part. Ici Byakuya Togami et ses potes de la « Future Fondation » qui ont un air de Men in Black Japonais clonés en masse. Armée d’un mégaphone qui « hack » les Monokuma à distance, l’héroïne poursuit sa fuite avec plus de réussites que les membres de la Future Fondation qui se font découper les uns après les autres. Les clones ont décidément une espérance de vie très courte dans les histoires contemporaines.

Souffrant du syndrome de « Peach » (ndlr: Mario Bros), notre héroïne se fait de nouveau capturer dix minutes de gameplay plus tard. Cette fois-ci, par un groupe d’enfants un brin diaboliques, qui n’aiment vraiment pas les adultes, au point de vouloir tous les tuer, sans état d’âme, tout en les traitant de démons. On pourrait penser à une revisite contemporaine et fantasque de l’inquisition Chrétienne. On aurait aimé que le thème du conflit générationnel soit plus creusé, car il y avait vraiment quelque chose à faire sur le sujet, surtout que nous vivons à une époque où la génération Y reproche beaucoup de choses à leurs prédécesseurs. Au lieu de cela, les enfants agiront comme de grands psychopathes aussi imprévisibles qu’insensés, sans jamais dépasser le niveau bac à sable de la morale. Notez que le jeu est uniquement en anglais, si vous avez du mal avec la langue de Shakespeare, le titre perdra ici même son intérêt principal.

Une fois habitué à l’univers déjanté de Danganronpa, on se rend vite compte que le scénario est assez téléphoné et que l’héroïne verse autant de larmes qu’elle a de lignes de dialogues. Heureusement, elle finira par gagner du courage au fil de l’aventure, au contact de sa coéquipière de fortune Toko Fukawa, alias Génocide Jack. Une écolière à la double personnalité et à l’humour piquant, qui élèvera un peu l’intérêt des conversations entre protagonistes. Ce qui n’est pas vraiment pas superflu car les séquences de dialogues seront nombreuses, très nombreuses… Les antécédents de visual novel de la série se feront ressentir.
De l’humour en permanence
L’humour décalé se fondra parfaitement dans l’univers de Danganronpa et permettra au titre de se laisser parcourir malgré quelques dialogues dispensables. Le jeu ne se prend jamais au sérieux et se permet de rire de lui même ainsi que de certains standards vidéo-ludiques de gameplay et de game design.
Les mécaniques héritées du TPS sont basiques, voire simplistes. Si faire danser un Monokuma pour ensuite le faire exploser est amusant, le fun masque difficilement le manque d’intérêt du gameplay. Les niveaux se résument principalement à un enchaînement de couloirs avec quelques énigmes qui ne vous mettront pas le cerveau en ébullition. L’IA des Monokuma est extrêmement basique. Seul leur positionnement parfois habile parviendra à vous surprendre. Le gameplay est un mélange de puzzle games et de jeux de tir. Utiliser la bonne capacité au bon moment vous permettra de vous en sortir plus facilement.
Même si la plupart du temps les Monokuma se révèlent tellement lents et bêtes que tirer dans le tas est souvent amplement suffisant, si vous vous retrouvez en difficulté, appeler Génocide Jack vous permettra de démonter les Monokuma en un temps record. Le challenge n’est clairement pas le but du titre. Les boss apporteront un peu de variété mais ne seront pas suffisant pour gommer l’ennui du joueur aguerri. Passer du visual novel au TPS est un pari audacieux, ou plutôt dangereux puisque le monde du TPS est ultra compétitif, il regorge de titres plus ambitieux qui valent le détour.
Une réalisation qui laisse à désirer
Graphiquement, le portage PlayStation Vita n’est pas mauvais. Toutes les illustrations en 2D ont été portées en HD et sont assez belles. Les modèles 3D des personnages ne sont pas exceptionnels mais ils font le taff. C’est au niveau des décors que le bât blesse. Ils sont très polygonés et certaines textures sont un peu baveuses. Mais dans l’ensemble, cela reste convenable pour un portage. Par contre, aucun ajout ne vient garnir ce portage, seulement un léger lifting graphique. Ceux qui ont joué à la version d’origine pourront passer leur chemin sans se retourner.

 

Trailer

 

Notre critique de Danganronpa : Another Episode - Ultra Despair Girls
Au final, ce spin off aura du mal à trouver son public. On ne peut décemment pas le recommander aux fans de TPS comme à ceux de visual novel. Seuls les fans de la licence ayant épuisé les autres titres et souhaitant replonger dans l'univers de Danganronpa avant l'arrivée imminente du V3 pourront apprécier ce titre. A condition qu'ils n'aient pas joué à la version PlayStation Vita, bien entendu. Ultra Despair Girls est un jeu moyen, avec une bonne dose d'humour et quelques errances qui plairont aux fans mais qui laisseront les autres de marbre.
Graphismes50%
Gameplay50%
Scénario70%
Ambiance sonore50%
Durée de vie60%
Difficulté50%
On a aimé :
  • Univers fou
  • Humour décalé
  • Beaucoup de morts
On a moins aimé :
  • Level design discutable
  • Beaucoup de dialogues fades
  • Phase de shoot simpliste
50%Pour les fans

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