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Dessinateur : Tanabe Yellow
Scénariste : Tanabe Yellow
Éditeur : Shiba Edition
Collection: Shonen
Genre : Fantastique
Public : + 12 ans
Contenu : 201 pages
Sortie: 23 mai 2019
Prix : 8€
Statut de la série : Terminée en 1 tome

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Résumé

Le monde est envahi par les démons et les humains ne peuvent lutter contre ces êtres immortels. Lorsqu’un voyageur, accompagné de sa petite sœur, propose d’aider des villageois à chasser Godot, un démon, il se retrouve en butte à leur hostilité. Il faut dire qu’il est aussi un démon et que sa marque se trouve sur son visage. Quand enfin, un accord est conclu avec le maire du village, le jeune homme se met en chasse. Et c’est avec grande minutie qu’il mène l’enquête, voulant comprendre pourquoi Godot est devenu ce qu’il est. Le tout avec une population méfiante, qui ne désire que son départ.

Notre critique

Le jeune héros, Luca, se présente comme un démon. Il en porte d’ailleurs la marque sur le visage. Il veille jalousement sur sa petite sœur, qui l’accompagne dans son errance. Il fait tout pour qu’elle ne pleure pas et soit heureuse. On sent l’attachement qu’il lui porte. On ne sait le nom du héro que grâce à un flashback de sa sœur, Haru, qui le nomme frérot et quand il arrive au village, nul ne lui demande son nom et on l’appelle d’emblée le démon. Comme si on niait son existence. En plus de sa marque, il arbore une énorme une cicatrice dans le dos. Il est calme, posé et réfléchit. Il ne veut pas nuire aux innocents et il est fort empathique, pour un démon. Il essaye de comprendre pourquoi le démon du village est devenu ce qu’il est. Mais il est également un peu cynique, et cela se voit très bien au travers de sa discussion avec le prêtre du village sur la religion. Haru, sa petite sœur, est une mignonne petite fille qui n’hésite pas à défendre son frère et à l’aider à battre le démon. Elle ne semble pas du tout perturbée par les activités de son frère pour gagner leur vie. Elle ne jure que par lui et on sent qu’elle a toute confiance en lui.

Le maire Rudry, qui est propriétaires des terres du village et qui a fait un contrat avec Luca est couard et fourbe. Son but est de se servir de Luca pour débarrasser le village du démon, et au moment de passer par le portefeuille, il préfère se cacher derrière les villageois. Lager, le prêtre du village est également ostracisé par les autres. Enfant, et berger à l’époque, il a entendu le cri du Démon Blanc. Pour lui, les gens comme Luca et Godot ne sont pas des démons et donc, il refuse de participer aux expéditions punitives. C’est la raison de sa solitude. Godot est un démon. Il s’est installé dans ce village par amour. Pour se nourrir, il a exigé de la nourriture et des jeunes femmes, en échange de la « paix ». Les villageois ont peur de lui et ne cherchent pas à comprendre qui il est vraiment, ni pourquoi il est venu dans leur village…

Ce manga a comme thème l’eschatologie, qui est une branche de la théologie chrétienne qui traite de la fin du monde et de la fin des hommes. Et le point de départ de cette histoire, est une prophétie. Elle dit que le Démon Blanc dévorera le monde lorsque la corruption et l’orgueil auront envahi les hommes, d’où l’apparition des démons pour « purger » le monde de ses vices. Mais les hommes refusent de se laisser détruire. C’est la raison de leurs expéditions punitives, ils veulent éliminer les démons pour survivre au Démon Blanc. Un démon qui tue un autre démon absorbe son énergie via sa marque. Cela le rend plus fort et il gagne d’autres marques sur le corps.

Nouveau venu dans le monde de l’édition manga, Shiba Edition propose un one-shot shonen très classe pour une première. Ce tome est issu d’un financement participatif via Ulule. L’objectif visé était de 1500€… et ils y sont arrivés ! Sous une belle jaquette dans les tons de bleu, noir et blanc, avec une pointe de rouge, se trouve une couverture toute simple, sans dessin : juste le titre, l’auteur et le logo de l’éditeur sur fond bleu. Le dessin de Yellow Tanabe est classique pour un shonen : lignes de mouvements, pas trop de décors mais ceux que l’on voit sont très précis, accent mis sur les personnages. Les traits sont fins et réguliers, ce qui est très agréable pour les yeux. Les onomatopées ne sont pas traduites.

Notre critique de Laugther in the End of the World

En conclusion, un premier titre prometteur pour cette nouvelle maison d’édition belge qu’est Shiba Edition. Une histoire bien ficelée, avec plus de profondeur que nous montre la 4ème de couverture.

Scénario90%
Dessin90%
Edition90%
Originalité95%
Mise en scène90%
Intérrêt sur la durée90%
On a aimé
  • Le sacrifice de Luca pour sa sœur
  • L'espoir donné à la fin du tome
On a moins aimé
  • Un one-shot, c'est trop court!
95%Note Finale

A propos de l'auteur

De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.

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2 Réponses

  1. Saya

    Vu que cela tient en un seul tome, c’est assez rapide, mais l’auteur va assez en profondeur dans la psychologie de ses personnages. Pour moi, ce n’est pas du tout le cas.

    Répondre

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