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Dessinateur : Matsumoto Taiyô
Scénariste : Matsumoto Taiyô
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Collection : Seinen
Genre : Tranche-de-vie, Social
Public : + 16 ans
Contenu : 612 pages
Sortie : 2 mai 2007
Prix : 27,50€
Statut de la série : One shot

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Résumé

A Takara, deux orphelins, Noiro et Blanko, vivent dans la rue et se débrouillent pour survivre dans un univers où règnent la violence et la pauvreté. La ville est leur territoire et leur abri, une vieille carcasse de voiture. Pour subsister, c’est vol et rapine. Noiro est une sorte de yamakazi, il « vole » d’un bâtiment à l’autre, il se sent à l’aise dans les airs. Blanko, lui, n’aime pas la nuit. Cela le rend triste. La police les surnomme «  les chats » et n’arrive pas à mettre la main dessus. Lorsqu’un groupe de Yakuzas et un promoteur immobilier décident de dominer la ville de Takara, Noiro contre-attaque et défend son territoire. Mais face à des Yakuzas, que peuvent deux enfants issus de la rue ?

Notre critique

Noiro et Blanko sont frères et orphelins. Ils ont toujours grandi dans la rue et se débrouillent pour survivre, entre vols et violence. Le seul adulte qu’ils côtoient est un grand-père, SDF également. Ils ne vivent pas avec lui, donc il ne peut pas vraiment les protéger. Ils sont libres comme l’air. Noiro est agile et intelligent, il veille sur Blanko. Des deux, c’est lui la tête pensante, celui qui prend toutes les décisions. Il sait se battre et semble se complaire dans la violence. Sans Blanko, il ne pourrait pas vivre. Blanko est un garçon étrange, en décalage, un peu autiste. Il se sent triste dès que la nuit tombe et il n’aime pas cela. Il a un côté naïf et il a gardé en partie son âme d’enfant : il veut aller à l’école comme les autres enfants, il est fier de compter jusqu’à dix. Noiro et Blanko sont aussi différents qu’ils se complètent, et l’un ne peut vivre sans l’autre. La police de Takara ne semble pas trop pressée d’attraper les deux enfants SDF, ni de les aider à se réintégrer parmi la société. Parmi les policiers, il y a Sawada, qui est un malade de la gâchette : il ne pense qu’à dégainer son arme et à s’en servir. Pourtant, il va s’attacher à Blanko et veiller sur lui, d’une certaine façon, alors qu’il ne fait pas partie de la brigade des mineurs. L’arrivée à Takara des Yakusas Suzuki, surnommé « le rat » et de Kimura, son homme de main, va changer la donne pour Noiro et Blanko car ils désirent prendre possession de la ville à coups de corruption et de violence.

Le scénario de ce manga est très fort : violence, vie sans parent, vol en sont les thèmes. Voir ces deux jeunes garçons survivre seuls, dans les rues, sans aucune aide ou presque, dans un milieu rempli de violence est assez difficile. Nul ne semble s’apercevoir que « les chats » sont des enfants, et très peu les traitent comme tels. Pourtant, Taiyou Mastumoto arrive à glisser dans son œuvre des moments de répit, comme les rêves de Blanko, qui permettent au lecteur de quitter un peu cet univers empli de violence.

Le dessin du mangaka est caractéristique et assez rebutant au premier coup d’œil. Il n’a pas le style « manga » mais plutôt BD franco-belge, dont l’auteur s’inspire. Les dessins semblent brouillons, les traits ne sont pas droits et assez épais, les fonds des cases sont souvent sombres. Mais il faut aller au-delà du premier coup d’œil, entrer dans l’œuvre et voir ce qui se cache derrière des traits aussi grossiers : une histoire complexe, aux thèmes actuels, avec un trait de fantastique, comme lorsqu’on voit « les chats » sauter d’un bâtiment à l’autre, et un peu de naïveté, en la personne de Blanko.

Une fois de plus, les éditions Delcourt/Tonkam ont sorti l’artillerie lourde : une édition intégrale de l’œuvre de Taiyou Matsumoto, sortie une première fois en 1994 par Tonkam, et rééditée cette année, suite à l’exposition consacrée au mangaka au festival d’Angoulême, sur le thème « Dessiner l’enfance : rétrospective ». Cela nous donne un seul et gros volume de 612 pages, en couverture cartonnée, enveloppé dans une jaquette inédite et accompagné d’un marque-page en ruban. Il n’y a pas de pages en couleur comme lors de la première édition, mais cela ne porte pas atteinte à la qualité de cette édition. D’autres œuvres de Taiyou Matsumoto bénéficient de ces rééditions intégrales, tel Ping Pong, par exemple.

Notre critique de l'intégrale de Amer Beton

En résumé, on peut dire que ce titre peut être intéressant, si on arrive à aller au-delà des dessins du mangaka, à moins d’avoir déjà apprécié d’autres œuvres de l’auteur.

Scénario85%
Dessin80%
Edition90%
Originalité90%
Mise en scène86%
Intérêt sur la durée70%
On a aimé
  • La côté fantasque et naïf de Blanko
  • La relation fraternelle entre "les chats"
On a moins aimé
  • Le trait de l'auteur
  • C'est fort violent
80%Note Finale

A propos de l'auteur

De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.

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