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Dessinateur : Nemui Asada
Scénariste : Nemui Asada
Editeur : Taifu Comics
Collection : Yaoi
Genre : yaoi, romance
Public : public averti
Site officiel : Taifu
Sortie : 28 mars 2019
Prix : 8,99
Statut de la série au Japon : one shot

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Résumé

« Kei est tombé amoureux d’une fille peu recommandable. Après lui avoir donné tout ce qu’il possédait au point de s’être endetté auprès des mauvaises personnes, il ne voit aucun espoir, seulement le suicide. Mais il manque son coup et se retrouve secouru par les plus étranges des individus : membres d’une maison close pour hommes, Shiro, Jô et Rin lui offrent une nouvelle vie, celle de prostitué pour rembourser ses dettes et peut-être découvrir une autre façon de vivre… »

Notre critique

Voilà bien un yaoi décousu ! Passé les premières cases, on peine à comprendre comment le personnage principal en arrive à se mettre dans une telle situation. Peut-on être à ce point naïf au point de se ruiner et s’endetter pour une fille facile ? Au point d’être forcé de se prostituer pour rembourser ses dettes au sein d’une maison close ? Cela sent trop le scénario de série TV américaine policière de seconde zone. On pourrait éventuellement entrer dans l’histoire si celle-ci se répartissait sur plusieurs chapitres comme dans d’autres yaoi ayant la mafia pour toile de fond mais là…la sauce ne prend pas. Il faut dire que Kei n’a rien du personnage attachant que l’on a envie de plaindre : mollasson, bonne poire, sans véritable but existentiel, il accepte son sort en quelques jours, omet complètement de se rebeller et semble même finalement participer de bon gré à chaque demande des clients du lieu… Si on pourrait passer outre ce contexte mal dégrossi et peu séduisant, l’absence de consistance des différents personnages achève de nous ennuyer. Que le héros soit amorphe assommé par une arnaque de la gent féminine qui se satisfait de tout pourrait passer, à condition que ses compagnons d’infortune ne soient pas si creux et clichés en même temps. Entre Jô à l’allure de brute, l’efféminé Rin et le mystérieux mais glacial Shiro, le lecteur peine à dénicher la motivation nécessaire pour parvenir au bout de sa lecture. Le chef de la maison close, sorte de gros nounours débonnaire, n’est pas plus convaincant ! Finalement, seule l’épouse du chef affiche un peu de jugeotte.
Les jours passent pour Kei qui apprend de concert les rudiments de son nouveau métier et fait connaissance avec ses compagnons d’infortune. Chacun a sa petite histoire, ses raisons d’être là mais aucune n’est tellement plus satisfaisante que celle de Kei. Seul Shiro sort un peu de l’ordinaire de par sa froideur affichée, son passé intimement lié au Cirque, lieu qu’il a toujours connu, et ses drôles de manières de signifier son intérêt à Kei.
De fait, entre les tentatives des uns pour s’en sortir, les rencontres avec d’étranges clients des autres et le passé du Cirque, on peine à suivre le récit. L’humour est heureusement de la partie et sauve souvent la mise. La fin est à la hauteur du tome : sans continuité narrative, sans consistance émotionnelle (pourtant un drame se produit mais passe inaperçu dans les vies de Shiro et de Kei).
Le dessin ne parvient pas à sauver l’ensemble. Le style est grossier, sans finesse et comme figé. Le chara-design n’a guère d’originalité, le cadrage est basique, aucune nuance de gris ne vient souligner les atmosphères (on passe du blanc au noir tout bêtement), la mise en scène donne une impression saccadée même si elle affiche une certaine fluidité. Les arrières plans sont en revanche assez travaillés.

Dans Loved Circus tout, du scénario au dessin, donne une méchante impression d’à peu près et ne réussit pas à séduire. Dommage !

Notre critique de Loved Circus
Endetté jusqu'au cou, Kei tente de se suicider avant d'atterrir sans une maison close pour hommes...
Scénario45%
Dessin45%
Edition85%
Originalité55%
Mise en scène40%
Intérêt sur la durée30%
On a aimé :
  • Humour
On a moins aimé :
  • Personnages creux et clichés
  • Graphisme grossier
  • Récit fade
45%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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