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Dessinateur : Li Chi Tak
Scénariste : Li Chi Tak
Éditeur : Futuropolis
Collection : Manhua
Genre : Suspense, Science-Fiction
Public : + 14 ans
Contenu : 120 pages
Sortie : 6 novembre 2019
Prix : 18 €
Statut de la série : Terminée en 1 tome

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Résumé

Deux scientifiques recherchent des cyborgs-guerriers qu’ils ont reprogrammés, afin de leur donner une nouvelle vie. Ces cyborgs ont un bug : leur conscience est parasitée par des reliquats de leur ancienne mémoire guerrière, ce qui perturbe leur fonctionnement. Ils se retournent contre leurs créateurs… sauf un, qui à force de visites au musée du Louvre, va donner un sens à sa nouvelle vie : l’art.

Notre critique

Rainer et Werner sont deux scientifiques qui récupèrent au marché noir d’anciens cyborg-guerriers mis au rebu. Ils veulent offrir à ces machines une nouvelle vie, loin de la guerre. Sauf que tout ne se passe pas comme ils le veulent : les cyborgs rendus à la vie civile sont parasités par des restes de leur mémoire précédente. Pire, ils se retournent contre ceux qui ont voulu les libérer et leur offrir une autre vie que celle de la guerre ou de la casse. Tous, sauf un cyborg : Mary! Cette dernière se rend très souvent au musée du Louvre pour admirer les œuvres d’art qui s’y trouvent. Elle a trouvé sa nouvelle voie dans l’art et sa beauté. Sur les cinq cyborgs, un seul a pu profiter de la deuxième chance qui leur a été offerte.

Nous avons ici un récit d’anticipation philosophique sur l’art, ce qu’il peut avoir comme effet sur les hommes, où sont mélangés cyborgs et œuvres d’art, et pas n’importe lesquelles : celles que l’on peut trouver dans l’un des musées les plus connus au monde : le Louvre.

Commençons par le premier thème : les cyborgs. Ceux-ci sont des machines à tuer, créés à partir de l’ADN d’un certain W.E. Kurtz, homme au pouvoir dans cette bande dessinée. Ils ont l’apparence des êtres humains et se fondent dans la masse, sans problème. Deux scientifiques décident, par souci d’humanité peut-être, de donner une seconde chance à ces machines prévues pour la guerre. Une vie plus calme, loin des canons et autres missions militaires. En douce, ils rachètent cinq cyborgs-guerriers et les reprogramment, ils changent leur aspect physique et leur donne des noms. Hélas, toute la mémoire implantée au départ n’a pas été totalement écrasée et ces cyborgs ont décidé de se rebeller contre leurs nouveaux créateurs…

Un seul aura un tout autre avenir et c’est le deuxième thème de cette bande-dessinée : l’art! Un de ces cyborgs va se passionner pour l’art et sa beauté et nous emmener dans les salles du Louvre. Cette cyborg va paisiblement se balader dans le musée alors que Rainer et Werner vivent une course contre la montre pour retrouver leurs créatures. Mary va trouver un sens à sa nouvelle vie, et ce grâce à l’art. Est-ce parce qu’elle est devenue une « femme » et que son paramétrage a fait d’elle un être plus sensible? Mystère. Mais c’est la seule qui ne semble pas en vouloir à leurs créateurs.

Dans cette bande dessinée, on se promène à travers le Louvre pour toutes les scènes où apparaît Mary. On y découvre des œuvres célèbres que renferment le musée, tel des sarcophages égyptiens, le tableau d’Eugène Delacroix La Liberté guidant le peuple (1830) ou encore la Vénus de Milo (vers 150-130 av. JC) pour ne citer que quelques œuvres. Ces œuvres sont bien rendues par le trait précis et détaillé de l’auteur, Li Chi Tak. Ce dernier est un auteur hong-kongais, qui mélange parfaitement les histoires de la Chine avec le rythme tendu des films d’arts martiaux de Hong Kong. Il tire également son inspiration d’Ôtomo Katsuhiro (Akira) et de Moebius (Blueberry, Arzach). Ici, il nous propose un regard très décalé sur le Louvre et ses collections. De plus, Li Chi Tak a eu droit à une rétrospective de sa production au Festival d’Angoulême en 2016. La collection Louvre est développée par le musée et les éditions Futuropolis. Ils permettent à des auteurs de BD de se rendre au musée du Louvre et de créer un dialogue entre les œuvres du musée et leur regard d’artistes. Parmi les auteurs asiatiques les plus connus qui ont collaboré à cette collection particulière, on retrouve des mangakas des plus connus tels Naoki Urasawa ou Jirô Taniguchi.

Notre critique de Moon of the Moon

En résumé, une BD d'anticipation énigmatique sur l'art, au graphisme particulier mais détaillé qui nous fait voyager dans un des plus célèbres musées au monde, le Louvre. En cette période où nos déplacements sont limités, cette visite graphique n'est pas à refuser. Bonne visite!

Scénario80%
Dessin85%
Édition95%
Originalité85%
Mise en scène75%
Intérêt sur la durée80%
On a aimé
  • Les oeuvres d'art
On a moins aimé
  • Un scénario parfois difficile à suivre
85%Note Finale

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