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Éditeur : Bandai Namco
Développeur : Level-5
Genre : RPG
Version testée : PlayStation 4
Autre support : PC
Langue : Voix en anglais et japonais
Classification : + 12 ans
Sortie en France : 23 mars 2018
Taille d’origine : 23,21 Go
Prix moyen : 69,99€

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Introduction

Sept ans après la sortie initiale de Ni no Kuni : la vengeance de la sorcière céleste, ce nouvel opus signé Level-5 nous transporte une fois de plus dans l’univers merveilleux de Ni no Kuni. Avec de nouveaux personnages, un monde qui a changé et un gameplay totalement remis à neuf, Ni no Kuni II : L’Avènement d’un Nouveau Royaume s’adresse aussi bien aux fans du premier jeu qu’aux nouveaux venus.

Le Roi exilé

Alors qu’il allait prendre place sur le trône, le jeune Evan, prince de Carabas, se retrouve en proie à un coup d’état qui le fait fuir sa patrie. Accompagné par Roland, mystérieux visiteur venu d’un autre monde, Evan décide de fonder un tout nouveau royaume dans lequel chaque peuple sera le bienvenu. Son rêve : unifier tous les pays afin d’éradiquer la guerre une bonne fois pour toute et pouvoir faire face au danger qui plane sur le monde. Un scénario peu original en apparence mais qui parvient à nous charmer dès les premières minutes de jeu. On s’attache aussitôt à Evan, petit roi au grand cœur et aux oreilles de chat qui, malgré une innocence un peu naïve d’enfant, nous prouve bien vite qu’il possède le courage nécessaire pour mener à bien ses idéaux. L’accompagner dans son aventure s’avère un véritable plaisir ; il s’agit là du cas typique du scénario classique mais assez bien ficelé et prenant pour qu’on lui pardonne un petit manque de surprises.

Les nombreux personnages rencontrés au cours de l’aventure possèdent tous un certain charme, au point que l’on regrette parfois qu’ils ne prennent pas plus d’importance dans le scénario. Evan est mis au cœur de l’histoire, qui se concentrera surtout sur son développement, à la fois en tant que Roi mais aussi en tant qu’enfant et individu. Guidé par Roland, qui lui servira de mentor au fil de son aventure, il découvrira peu à peu ce que signifie diriger un royaume.

Un univers nouveau mais familier

Les joueurs de Ni no Kuni : La vengeance de la sorcière céleste se souviendront de la forte implication du studio Ghibli dans le jeu vidéo, marqué par des cinématiques animées en 2D et un chara design bien reconnaissable qui lui avaient valu sa renommée. Si le célèbre studio d’animation japonais ne participe pas au développement de ce nouveau titre, leur influence reste bien présente (on retrouve d’ailleurs certains membres du staff du premier opus, dont Yoshiyuki Momose, ancien character designer chez Ghibli). La qualité visuelle du titre et les décors magnifiques auront vite fait de nous faire oublier l’absence de ces scènes animées en 2D ; de ce côté-là, le jeu n’a rien à envier à son prédécesseur, c’est même plutôt l’inverse.

En effet, ce qui frappera sans doute le plus le joueur au cours de son aventure est la beauté surprenante de l’univers et de ses paysages. L’histoire se déroulant plusieurs centaines d’années après le premier opus, c’est véritablement un monde nouveau que l’on découvre ici, pour notre plus grand plaisir. Un univers coloré, des espaces de nature à couper le souffle et des villes mêlant tradition et modernité sont au menu, et sauront vous faire rêver du début à la fin du périple. Les lieux à visiter sont assez peu nombreux en comparaison avec d’autres RPG, mais cette faiblesse est facilement compensée puisque chacun d’entre eux brille par son originalité, aucun ne ressemblant au précédent. Seule exception : les quelques donjons optionnels présents sur la carte, qui ne sont pour la plupart que des couloirs à un ou deux embranchements au bout desquels vous attendent un trésor ou des ennemis à combattre. Vite oubliables, le seul intérêt qu’ils apportent est une augmentation de la durée de vie et du côté exploration, étant donné que leur emplacement ne vous sera pas toujours indiqué.

Comme dans le premier opus, vous progresserez entre les zones d’exploration en vous déplaçant sur une carte du monde vaste à la manière d’un RPG classique. Oubliez les allers-retours inutiles néanmoins puisque vous connaissez cette fois le sort Voyage dès le début de l’aventure, vous permettant de vous téléporter dans les lieux déjà visités à tout moment, ou même d’un bout à l’autre d’une ville ou d’un donjon. Cette facilité de déplacement est un choix judicieux et appréciable, car vous serez amenés à revisiter plusieurs fois les endroits clé du jeu mais peu enclins à vous éloigner trop longtemps de votre royaume.

La bande-son est tout aussi réussie ; on retrouve notamment assez vite le thème principal de Ni no Kuni qui rappellera de bons souvenirs aux nostalgiques. Le reste des musiques colle parfaitement aux lieux auxquels elles sont rattachées, et quelques pistes se démarqueront en rajoutant de l’émotion aux moments clé de l’histoire. Le doublage japonais est évidemment un plus bien que, comme dans le premier opus, on ressent un fort décalage entre la version originale et l’adaptation française : la majorité des noms propres ont subi de grandes modifications et certains dialogues n’ont même presque plus rien à voir avec ce qui est dit. Néanmoins, l’adaptation reste excellente avec bon nombre de jeux de mots et références qui ne manqueront pas de vous faire sourire. S’il faut nommer un défaut, les fenêtres de dialogue ayant lieu durant l’exploration ou les combats peuvent apparaître très petites sur certains écrans, et l’on n’aura malheureusement pas toujours le temps de se rapprocher et prendre le temps de les lire…

Des combats bien plus prenants

Là où Ni no Kuni II se démarque bien de son prédécesseur, c’est dans son gameplay. Plus question de capturer et d’entraîner des monstres pour les faire combattre à votre place : il vous faudra cette fois prendre les armes vous-même. L’aspect tour par tour s’efface donc pour laisser place à un gameplay dynamique et varié : attaques à courte portée ou à distance, sauts, esquives, parades et magies, tout s’effectue en temps réel mis à part l’utilisation d’objets qui vous facilite la tâche en vous permettant, avec un bon timing, de vous soigner juste avant de recevoir un coup qui pourrait être fatal. Tous les personnages de votre groupe sont contrôlables et vous pouvez passer de l’un à l’autre à tout moment pendant le combat, ce qui rajoute un peu de diversité.

Une des particularités du gameplay est que vous disposez toujours de trois armes à courte portée équipées, en plus d’une arme vous permettant de tirer à distance. Vos trois armes afficheront un pourcentage qui augmente à mesure que vous attaquez, rendant vos attaques plus puissante, mais reviendra à zéro lors de l’utilisation de magies et techniques s’il est à 100% (renforçant en échange le sort utilisé). Il vous faudra donc surveiller cela et passer d’une arme à l’autre afin d’optimiser au mieux les dégâts, tout en réfléchissant aux affinités de type des monstres que vous combattez. Si cette fonction peut paraître compliquée, on a vite fait de s’y habituer et même d’apprécier l’intérêt qu’elle apporte durant les combats ; néanmoins, pour les moins emballés, il reste tout à fait possible de l’ignorer du début à la fin en définissant le changement d’arme comme automatique pour laisser le jeu gérer cela à votre place.

Enfin, pour ceux qui regretteraient malgré tout la présence de petits monstres dans votre équipe, Ni no Kuni II a prévu le coup puisque des créatures nommées les mousses se joindront à vous dans votre aventure pour vous aider durant les combats. Ces mousses ne sont pas contrôlables mais vous soutiendront à l’aide de sorts de soins et de buffs et pourront même utiliser des techniques contre vos adversaires. En plus d’être parfaitement adorables et d’ajouter de la couleur aux phases de combat, ils s’avèreront très utiles car ils constitueront votre source de soin principale en dehors des objets.

Construisez votre royaume

En plus des aspects RPG habituels, Ni no Kuni II dispose également d’une part de gestion non négligeable. En bon monarque, vous allez devoir gérer votre royaume naissant et veiller à ce qu’il se développe convenablement. Vous disposerez pour cela d’une source constante de revenus (distincte de la monnaie que vous utilisez dans le reste du jeu) qui équivaut à l’argent gagné par vos sujets et qui augmentera à mesure que votre royaume grandira. Libre à vous d’utiliser ces fonds pour construire de nouveaux bâtiments, les rénover ou bien financer des recherches donnant lieu à diverses améliorations. Une tâche qu’il ne vous faudra pas négliger, puisque c’est grâce à cela que vous débloquerez la plupart du contenu nécessaire à votre aventure, comme la vente d’armes et armures, l’amélioration de vos sorts de combat, l’obtention de matériaux ou encore divers bonus relatifs à l’expérience, l’argent, la vitesse de déplacement, etc.

Cette gestion du royaume, loin d’être facultative, occupe une place primordiale dans le jeu. Des quêtes annexes vous permettront de recruter de nouvelles personnes pour travailler pour vous, chacune possédant ses spécificités, et il vous faudra constamment réfléchir à la meilleure optimisation possible en fonction de vos besoins immédiats. Le gain d’argent, de ressources et l’avancée des recherches s’effectuent en temps réel de jeu, aussi il vous faudra revenir régulièrement à votre royaume pour récupérer les bénéfices cumulés et prévoir d’autres améliorations. On se retrouve très vite absorbés par cette tâche intrinsèquement liée au reste du jeu, qui donne à cet opus une durée de vie digne d’un bon RPG. Se rajoutent à cela des labyrinthes bonus au fonctionnement assez particulier et des phases de campagnes militaires dans lesquelles vous dirigerez des troupes pour les faire s’affronter ; en bref, le jeu ne manque pas de contenu. Comptez ainsi entre 40 et 50 heures pour terminer l’histoire en avançant tranquillement et au moins le double si vous souhaitez vous occuper de toutes les quêtes annexes.

Une difficulté bien adaptée

Pour finir, la difficulté du jeu satisfera sans doute les fans de RPG. Bien dosée, il vous faudra vous attarder sur des quêtes secondaires entre les chapitres de l’histoire pour pouvoir progresser dans de bonnes conditions. Un outil nommé « égaliseur » vous offre également la possibilité d’attribuer des points dans diverses statistiques pour renforcer vos forces et défenses face à certains types de monstre ou encore de choisir d’augmenter l’argent et les butins reçus au détriment de l’expérience, ou inversement. Chaque joueur peut ainsi rajouter ou enlever de la difficulté à sa guise, à tout moment du jeu.

En outre, vous aurez relativement vite accès à la plupart de la carte, vous donnant la possibilité d’aller affronter des ennemis plus coriaces pour augmenter un peu le challenge. Les combats ne seront d’ailleurs pas toujours aisés : ne disposant pas de réels sorts de soins, il vous faudra compter sur une utilisation d’objets limitée par combat, l’aide des mousses et des orbes de vie ou de mana apparaissant aléatoirement pour vous soigner. Si l’histoire principale ne devrait pas poser énormément de problèmes, les plus aventureux trouveront parfois du mal à venir à bout des nombreux mini-boss optionnels.

Notre critique de Ni no Kuni II : L'Avènement d'un Nouveau Royaume

Véritable chef-d’œuvre, Ni no Kuni II : L’Avènement d’un Nouveau Royaume parvient à nous offrir une expérience tout aussi magique et enchanteresse que le premier opus tout en comblant les petits défauts dont il disposait. Visuellement irréprochable, ses décors colorés et somptueux nous laissent en admiration tout le long de l’aventure et son gameplay totalement renouvelé et dynamique est une réussite. En outre, son côté gestion et ses nombreuses quêtes annexes raviront les fans de RPG tout en lui procurant une durée de vie non négligeable et une difficulté bien dosée.

Graphismes100%
Gameplay98%
Scénario92%
Ambiance Sonore92%
Durée de Vie97%
Difficulté97%
On a aimé
  • L'univers fabuleux et les décors superbes
  • Le gameplay dynamique et efficace
  • La gestion du royaume et les nombreuses quêtes annexes
On a moins aimé
  • Des donjons optionnels un peu basiques
  • Les textes trop petits à l'écran
96%Note Finale

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