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Éditeur : NIS America
Développeur : Nippon Ichi Software
Genre : Action-RPG
Version testée : PlayStation Vita
Autre support : Nintendo Switch
Langue : Voix en anglais et japonais, textes en anglais
Classification : + 7 ans
Sortie en France : 30 mars 2018
Taille d’origine : 927 Mb
Prix Moyen : 39,99€

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Introduction

Initialement sorti en 2016 au Japon sur PlayStation Vita uniquement, Penny-Punching Princess fait enfin son entrée dans le reste du monde et s’octroie une version Switch en prime. Cet action-RPG / beat’em up signé Nippon Ichi Software nous entraîne dans un monde délirant dans lequel le capitalisme fait loi, et où il vous faudra gérer convenablement vos dépenses pour progresser.

Vaincre le capitalisme par le capitalisme

Vous incarnez une petite princesse boxeuse au visage sévère partie se venger de la famille Dragoloan, dont les magouilles et les taux d’intérêt trop élevés ont causé la ruine et la mort de son père. Accompagnée par Sebastian, son scarabée-majordome, et par Isabella, zombie au cœur pur, notre princesse va user d’une calculatrice offerte par le dieu du capitalisme pour dépouiller et soudoyer ses adversaires et enfin mettre un terme au règne injuste de ces prêteurs sur gage peu scrupuleux. Et pourquoi pas, au passage, renflouer un peu les comptes de son royaume… car oui, après dix longues années à mijoter sa vengeance, la princesse est devenue une vraie grippe-sou !

Un scénario plutôt simple et sans grande surprise malgré quelques retournements, mais qui brille par son humour délirant. Les dialogues qui précèdent et suivent chaque niveau sont toujours très drôles, entre parodie de jeu vidéo et situations déjantées, comme on en a l’habitude avec Nippon Ichi. Comme dans plusieurs autres titres du développeur, on retrouve d’ailleurs cet humour jusque dans les menus, que ce soit dans la description des monstres ou de celle des très nombreuses techniques, qui disposent toutes d’une petite histoire. De ce côté-là, pas de doute, Penny-Punching Princess ne devrait pas vous décevoir.

Malheureusement, il faudra compter sur votre compréhension de l’anglais pour pouvoir profiter de l’histoire, le jeu ne disposant une fois de plus pas de traduction française…

L’argent fait tourner le monde

Le concept du jeu se veut plutôt original et amusant. Vous progressez en effet dans un monde dirigé par le capitalisme, où la moindre de vos actions dépendra de votre argent. Vous commencez chaque niveau avec un porte-monnaie vide et gagnez des pièces en frappant vos ennemis ou en ouvrant des coffres, l’argent cumulé se rajoutant aux fonds de votre royaume une fois le niveau terminé. N’espérez pas toutefois pouvoir finir sans rien dépenser ! Votre personnage, pour se défendre, ne disposera que de ses poings ainsi que d’un skill variant selon l’armure équipée et se rechargeant après un moment, et pour venir à bout des nombreux adversaires que vous devrez affronter dans le niveau, vous serez constamment amenés à vouloir soudoyer vos opposants afin de vous en débarrasser. Chaque type de monstre nécessitera un montant fixe pour rejoindre votre camp et vous permettre d’utiliser une de ses techniques en prime.

Mais en plus des monstres, vous pourrez également soudoyer des « reliques », objets que vous trouverez tout au long de la map et qui pourront infliger des dégâts à vos ennemis, vous soigner, etc. Attention toutefois, car en plus de l’argent que cela vous coûtera, votre capacité à soudoyer ennemis et reliques est limitée et il faudra attendre quelques secondes à chaque fois avant de pouvoir l’utiliser à nouveau. Il vous faudra donc bien réfléchir à ce que vous voulez soudoyer ; de plus, tous les adversaires et reliques que vous achetez ainsi rejoindront ensuite votre royaume, et leur présence en un certain nombre sera nécessaire à la conception d’armures ou au gain de points pour augmenter les caractéristiques de vos personnages. Il ne sera donc pas uniquement question de soudoyer l’ennemi le plus dangereux ou utile, mais également essayer de recruter les monstres dont vous avez besoin pour améliorer votre combattante.

Un aspect de collection qui vous demandera de repasser plus d’une fois dans les niveaux, rallongeant considérablement la durée de vie du titre… d’autant plus que vous aurez également besoin de sommes considérable pour confectionner vos armures et gagner des points de compétence, ce qui nécessitera aussi de finir des niveaux sans trop dépenser. Si votre but est de tout collectionner, attendez-vous à en avoir pour de longues heures de jeu (comptez entre 10 et 15 heures pour terminer l’histoire). Malheureusement, les décors se révèlent vite très répétitifs, les donjons se ressemblant beaucoup les uns aux autres… Seules les musiques propres à chaque zone rattrapent le coup, Nippon Ichi nous gratifiant une fois de plus d’une bande-son de qualité avec plusieurs pistes vraiment sympathiques.

Un gameplay cher payé…

Avec ce principe plutôt original, nul doute que le titre aurait pu devenir un franc succès. Mais au moment de se lancer dans les niveaux, on remarque aussitôt un énorme défaut de gameplay. La calculatrice utilisée pour soudoyer vos adversaires prend une place considérable sur l’écran et ne met pas le jeu en pause lors de son utilisation. Une fois le montant rentré à la hâte (si tant est que la calculatrice n’obstrue pas votre vue et que vous arrivez seulement à voir combien l’ennemi demande), il faut ensuite toucher l’adversaire que l’on veut soudoyer du doigt, en évitant tous les autres ennemis agglutinés autour de lui et qui courent dans tous les sens. La tâche, en plus d’être ardue, se révèle réellement stressante dès lors que les ennemis commencent à être un peu nombreux, d’autant plus qu’il vous faudra continuer de courir en même temps pour éviter les attaques. Un mode n’utilisant pas l’écran tactile existe, mais là, grosse déception : il demande encore plus de temps et d’efforts pour entrer les nombres dans votre calculatrice. Pire encore, il nécessite de lâcher totalement le joystick gauche, laissant votre combattante à la merci des attaques ennemies…

L’autre personnage jouable qui vous rejoint plus tard dans l’histoire, Isabella, offre une alternative à ce mode de jeu, mais uniquement sympathique en apparence. Au lieu d’une calculatrice, vous pourrez d’une touche soudoyer l’ennemi le plus proche de vous, le montant se rentrant automatiquement. Problème : lorsque plusieurs ennemis sont collés les uns aux autres, ce qui arrive très souvent, il est difficile de savoir lequel va être soudoyé… Et on se retrouve une bonne partie du temps avec quelque chose de totalement différent de ce qu’on voulait.

Rajoutez à cela des zones de combat souvent volontairement très restreintes dans lesquelles il vous faudra éviter tous les pièges mais aussi faire attention à ne pas se retrouver « coincé » contre le mur par un ennemi trop grand, des petits ralentissements intempestifs quand les ennemis sont trop nombreux face à vous, et une difficulté sans aucune pitié face à votre personnage qui dispose d’une défense très faible face aux coups, et le résultat sera un jeu qui devient vite très stressant et dans lequel vous risquez d’essuyer de nombreuses défaites – et souvent plus à cause de mauvaises manipulations qu’autre chose…

Beaucoup de défauts qui risquent malheureusement d’estomper un peu le côté amusant du titre, à moins d’aimer le challenge et la difficulté. Si l’on parvient à passer outre, Penny-Punching Princess reste un jeu plutôt fun et original qui vous fera passer de bons moments.

Trailer

Notre critique de Penny-Punching Princess

Le dernier petit bijou de Nippon Ichi Software, fort de son concept à la fois original et fun, n’aura malheureusement pas totalement réussi à convaincre son public à cause de ses problèmes de gameplay et de maniabilité. Un peu répétitif sur les bords, Penny-Punching Princess reste néanmoins un jeu amusant et à l’histoire résolument drôle, sur lequel ceux qui n’ont pas peur d’un peu de difficulté pourront sans hésiter se lancer.

Graphismes54%
Gameplay60%
Scénario74%
Ambiance Sonore95%
Durée de vie85%
Difficulté90%
On a aimé
  • L'humour délirant de NIS
  • Le principe original et plutôt fun
  • Une durée de vie correcte
On a moins aimé
  • Les contrôles vraiment mal pensés
  • Les lags dans les moments critiques
  • Les décors trop répétitifs
76%Note Finale

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