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Éditeur : Sega
Développeur : Sega
Genre : Action
Version testée : PlayStation 4
Autre supports : /
Langue : Voix en japonais, textes en anglais
Classification : + 18 ans
Sortie en France : 28 août 2018
Taille d’origine : 38,35 Go
Prix moyen : 49,99€

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Présentation

Presque douze ans après la sortie originale de Yakuza 2 sur PlayStation 2 et après avoir sorti un remake du premier opus en 2016, Sega nous fait (re)découvrir la suite de l’histoire du Dragon de Dojima dans un nouveau remake sur PlayStation 4 intitulé Yakuza Kiwami 2.

Suite directe de Yakuza Kiwami, ce « nouveau » second opus s’annonçait très prometteur avec ses graphismes en HD et son gameplay remis au goût du jour en utilisant le moteur de Yakuza 6. Aura-t-il finalement tenu ses promesses ? Sans aucun suspense, la réponse est oui.

Une retraite de courte durée

Un an après les événements du premier épisode de la série, nous retrouvons Kiryu Kazuma, qui a désormais pris sa retraite et mène une vie paisible hors du monde des yakuza en s’occupant de la petite Haruka. Néanmoins, avec l’assassinat de Terada Yukio, cinquième dirigeant du clan Tojo, Kiryu va devoir revenir dans le business pour empêcher une guerre d’éclater entre le clan Tojo et le clan Omi du Kansai.

Si vous avez peur d’avoir oublié certains événements du premier opus ou que vous n’y avez tout simplement pas joué, pas de panique, un long résumé vidéo (totalement optionnel) vous remettra aisément dans le contexte de l’histoire et vous permettra de profiter pleinement du scénario du jeu.

Le début de Yakuza Kiwami 2 nous mène ainsi rapidement dans la belle ville d’Osaka et plus exactement au quartier Sotenbori – copie conforme du quartier Dôtonbori, le centre principal de divertissement à Osaka auquel il est difficile d’échapper si l’on souhaite visiter la ville. Là-bas, Kiryu devra faire la rencontre de Goda Ryuji surnommé le « Dragon du Kansai » afin de trouver un terrain d’entente. Malheureusement, la situation s’annonce compliquée et Kiryu découvrira bien vite que les yakuza du Kansai ne sont pas ses seuls ennemis…

Au fil des 16 chapitres de l’histoire, le joueur fera donc plusieurs allers-retours entre Kamurocho et Sotenbori afin de découvrir ce qui se cache derrière cette guerre sur le point d’éclater. Accompagné par la jeune et jolie inspectrice Sayama Kaoru qui cherche à découvrir la vérité sur son passé, Kiryu Kazuma devra faire face à de nombreux retournements de situation et révélations surprenantes qui gagnent en intensité à mesure que le scénario progresse. Le remake en profite au passage pour corriger quelques petites incohérences dans la série, mais sans rien perdre de ce qui faisait la force de l’histoire de Yakuza 2, et le résultat est une histoire réellement prenante et bien ficelée, avec quelques touches de romance et une bonne dose d’action et d’émotion.

Les graphismes en HD viennent bien sûr parfaire le tout, et le détail des expressions et visages des personnages est tout bonnement superbe. On trouve parfois quelques défauts dans les gestes et les déplacements des personnages, peu naturels par moment, mais les cinématiques de l’histoire sont suffisamment travaillées pour nous faire oublier les petites faiblesses de l’animation durant le reste du jeu. Plus difficile par contre d’oublier l’absence de localisation en français, ce qui est tout de même assez regrettable sur une telle licence…

L’ajout qui fait plaisir en revanche dans Yakuza Kiwami 2 est la présence d’une histoire inédite centrée sur le personnage de Majima Goro, accessible après avoir passé un certain point de l’histoire principale. Bien que de courte durée, ce mode propose une expérience de jeu bien différente avec le style de combat bien plus déchaîné du « Mad Dog de Shimano ».

Le Japon comme si on y était

Entre les événements clé de l’histoire, la plupart de votre temps sera passé à vous balader dans les rues de la ville et l’expérience est plus bluffante que jamais. Le réalisme des deux quartiers est poussé à l’extrême et si vous avez eu la chance de visiter ces deux zones touristiques que sont Kabukicho et Dôtonbori, vous serez incontestablement frappé par la ressemblance avec la réalité, jusque dans les placements des hôtels et des restaurants reproduits presque toujours à l’identique. Qu’il s’agisse de s’arrêter devant les enseignes géantes et animées des restaurants d’Osaka, d’admirer les reflets des panneaux lumineux sur l’eau depuis le pont de nuit, ou tout simplement de se perdre entre les rayons farfelus d’un Don Quijote, tous les éléments sont là pour une immersion totale dans la vie d’oiseau de nuit dans ces quartiers japonais.

Les activités en ville sont d’ailleurs tout aussi nombreuses que variées, au point qu’il sera parfois difficile de se résoudre à se rendre au prochain point du scénario tant on peut être absorbé par les quêtes annexes et mini-jeux proposés à chaque coin de rue. Entre deux bagarres avec des groupes de voyous, vous aurez le choix des restaurants à visiter afin de regagner de la vie et quelques points d’expérience au passage ; heureusement l’argent n’est jamais vraiment un problème dans Yakuza Kiwami 2, puisque les ennemis à qui vous donnerez une bonne leçon se montreront généralement assez généreux.

Les missions à remplir et quêtes annexes sont légion, et elles vous mettront parfois dans des situations aussi hilarantes qu’improbables. Ce pauvre Kiryu semble effectivement avoir le chic pour s’attirer des ennuis, et vous pourrez aussi bien vous retrouver victime d’une arnaque en voulant signer une pétition que recruté de force dans un photo-shooting douteux. Bien entendu les mini-jeux sont toujours un aspect principal de la série et sont porteurs de tous les aspects délirants de la sous-culture japonaise. Se rajoutent à cela un mode gestion de club de cabaret et le retour du mode création de clan auprès de l’entreprise de construction Majima, sorte de tower defense repris de Yakuza 6. Autant dire que vous aurez rarement l’occasion de vous ennuyer.

Une fois l’histoire terminée, vous pourrez continuer d’explorer les rues des deux villes autant que vous voudrez, et à tout moment vous pourrez entamer une nouvelle partie boostée en conservant votre progression, aussi vous n’aurez pas à vous inquiéter de rater des choses en avançant dans le scénario.

Un gameplay dynamique et remis au goût du jour

Pour ce remake, l’équipe de développement a opté pour une remise d’actualité en reprenant les éléments introduits dans Yakuza 6, donnant ainsi place à des combats très dynamiques et fluides et un système de gain d’expérience et de compétences qui dépendra de toutes les activités effectuées. Ces points d’expérience répartis en plusieurs catégories vous permettront donc d’améliorer vos statistiques ou de débloquer divers bonus selon vos priorités, et vous seront octroyés à chaque activité : manger ou boire dans un restaurant, effectuer des quêtes, remplir certains objectifs et défis, ou tout simplement en progressant dans l’histoire et en affrontant des ennemis en ville. Toutes les occasions étant bonnes pour vous améliorer, vous n’aurez jamais l’impression de perdre votre temps.

Les combats se font eux sans prise de tête grâce à un style facile à prendre en main et qui vous permet d’alterner entre combat au corps à corps ou avec des armes diverses, tout en mettant à profit les éléments du décor que vous pourrez ramasser et utiliser contre vos adversaires. Après quelques combos visant à remplir votre gauge d’énergie, vous aurez accès à plusieurs « coups finaux » qui dépendront de votre arme, mais encore du lieu où vous vous trouvez ou de la position de votre adversaire. Combattez près de la rivière à Sotenbori et vous pourrez lancer vos agresseurs dans l’eau, par exemple. Ces finishing blows étant variés et toujours décidément stylés (voire, parfois, assez amusants), les combats deviennent vite un plaisir et le côté répétitif des beat’em all en est grandement atténué.

Des missions de l’histoire vous mèneront parfois à des infiltrations dans des bâtiments pleins d’ennemis qui vous tomberont dessus à la suite, suivis par des combats de boss particulièrement spectaculaires. La bande-son de qualité met également très bien dans l’ambiance des combats ou de certaines scènes assez fortes.

Les néophytes du genre n’auront pas vraiment de mal à s’en sortir tant le jeu regorge de moyens de faciliter les combats et de se soigner à tout moment ; pour les autres, un mode « Légende » sera disponible après avoir terminé l’aventure une première fois.

Au total comptez entre 15 et 20 heures pour terminer le scénario principal et environ le double pour aller au bout de toutes les quêtes annexes et faire le tour de tout le contenu proposé.

Trailer

Notre critique de Yakuza Kiwami 2

Avec un gameplay dynamique et une qualité visuelle surprenante, Yakuza Kiwami 2 offre tout ce qu’on pourrait attendre d’un remake, et bien plus encore. Combats spectaculaires, moments émouvants, mini-jeux déjantés… Tout est là pour profiter pleinement de l’expérience Yakuza, et les nombreux ajouts et améliorations en font un titre à ne pas manquer, que vous soyez fan ou que vous découvriez la série.

Graphismes98%
Gameplay92%
Scénario 95%
Ambiance sonore93%
Durée de vie92%
Difficulté85%
On a aimé
  • Les graphismes superbes
  • L'immersion totale dans les rues japonaises
  • Le gameplay dynamique et les nombreuses activités
On a moins aimé
  • Le gameplay un peu répétitif malgré tout
  • Pas de textes en français
93%Note Finale

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