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Dessinateur : Narita Imomushi
Scénariste : Narita Imomushi
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Fantasy
Public : Tout public
Contenu : 190 pages
Sortie : 22 mars 2019
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 11 tomes

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Résumé

« Astra est un chevalier à la retraite. Il a tout juste 35 ans mais son rêve va devenir réalité : s’offrir une maison isolée dans un recoin de nature paisible. Il a donc quitté son poste de chef des paladins de l’Empire pour profiter de sa nouvelle vie. Mais sa tranquillité ne dure pas : à peine installé, il voit débarquer avec fracas une petite sorcière de 8 ans, qui saccage tout son passage tant elle ne maîtrise rien de sa magie. Elle se nomme Noah et s’est persuadé qu’il est la résurrection d’un dieu maléfique qui fut autrefois enfermé par les pouvoirs d’une grande sorcière. Noah veut devenir sorcière maléfique et demande à ce qu’il fasse d’elle sa servante… »

Notre critique

Manga déjanté, concentré d’humour et d’action, It’s My Life est une bouffée d’air frais. On ne tarde pas à plonger à pieds joints dans ce récit de prime abord rocambolesque, mené par un chevalier qui ne rêvait pas d’être un héros, seulement un homme suffisamment riche pour s’offrir une petite maison toute pimpante dans un recoin perdu, et une enfant catastrophique qui sème tant panique et désordre sur son passage qu’on en oublierait qu’elle est adorable. Bienvenue dans le monde déjanté mais quelque part mystérieux de It’s My Life !

Chef regretté par ses subordonnés, Astra n’a cependant aucun scrupule à tout quitter pour réaliser le rêve de sa vie : habiter SA maison loin de la civilisation et de ses tracas. Mais son fantasme de vie paisible tourne très rapidement court puisque le jour de son emménagement coïncide avec l’entrée dans sa vie de la jeune Noah. Dotée d’un enthousiasme qui ne laisse aucune place à la raison, la petite sorcière en herbe d’ascendance elfique ou Antikythirienne dans ce manga, n’a pas su s’orienter correctement dans sa fuite pour rencontrer le dieu maléfique qu’elle idolâtre. La voilà donc qui met en pièces une partie de la maison d’Astra, un accident de balai volant, avant de se prosterner à ses pieds. Refusant d’entendre les arguments d’Astra qui, de furieux devant la désolation qu’est devenue sa chère maison (argument bien drôle qui revient souvent), se laisse attendrir par Noah. Le quiproquo demeure un temps jusqu’à ce que l’identité du chevalier en retraite ne fasse plus de doute. Le temps passé ensemble a néanmoins commencé à les rapprocher et Noah choisit la compagnie d’Astra plutôt que celle d’un dieu maléfique. Après tout, elle est encore très jeune, elle aura tout le temps d’aller à sa rencontre plus tard…

Ils apprennent l’un de l’autre à mesure que les jours passent et que d’étranges individus s’invitent dans leur vie. Tous sont plus ou moins bien intentionnés, ce qui renforce leurs liens naissants. Et tous sont intéressants car à la fois comiques, puissants, redoutables, inquiétants, adorables : le duo ultra comique de bras cassés de brigands draconiens, le dragon Gogor baptisé animal de compagnie mais gardien déplorable du foyer, le gardien de temple qui en veut au dieu maléfique et attaque tout le monde, Elise la grande sœur mal aimante de Noah, les subordonnés d’Astra dont la très sévère Rose, le commandant Oz, Kyuss le rival absolu d’Astra…

Si l’humour prend le dessus dans une majeure partie des situations, pour le plus grand bonheur du lecteur car le fait est que l’on s’amuse énormément à lire ces deux premiers tomes, quelques éléments à tendance dramatique sont glissés ça et là dans le récit. On apprend ainsi qu’Astra n’a jamais considéré ses compagnons d’armes comme de vrais amis, que la solitude lui a souvent pesé, qu’il a redoublé d’efforts pour devenir chef des paladins mais qu’il n’a jamais eu de véritable vocation, qu’il a juste trouvé un but dans sa vie mais que celui-ci ne visait qu’à assurer son indépendance à la retraite. Concernant Noah, c’est plus flou. Certes c’est une enfant qui paraît être un livre ouvert de sentiments et d’émotions mais dès qu’il s’agit de ses pouvoirs magiques, une autre vérité se dessine peu à peu, renforcée par les souvenirs qu’Elise partage avec Astra. Dans son sommeil ou lorsqu’elle laisse libre cours à ses pouvoirs, Noah semble renfermer l’âme d’une sorcière extrêmement puissante qui a connu une grande tragédie et dont le chagrin hante la petite. Quel lien cela peut-il être ?

On se prend au jeu de pistes renversé par le ton comique qui se plaît à repousser toujours plus loin le jeu des hypothèses.

La promesse de références textuelles au rock et au métal passe plutôt inaperçue pour les néophytes et même les fans, effet secondaire de la traduction française qui, pourtant, est impeccable. Sans doute quelques notes de bas de page auraient aidé à apprécier la subtilité scénaristique sur ce point mais, finalement, cela relève du détail tant le plaisir global est atteint.

La graphisme d’Imomushi Narita soigne un chara-design en parfaite adéquation avec les caractères définis dans la narration. Astra se cache pour le moment derrière son masque et son uniforme même à la retraite comme si sa pudeur l’y obligeait mais son allure impose l’assurance digne d’un chef des paladins impériaux qui contraste magnifiquement avec ses propos. La petite Noah est toute petite, toute mignonne, digne d’être une gaffeuse de première à laquelle on pardonne tout mais dont le cœur reste blessé par on ne sait quoi. La mise en scène se plie aux exigences du récit tandis que le soin porté aux détails comme aux décors insiste sur le contexte fantasy du manga. Petit bonus sympathique de l’éditeur : carte et autres plans nous aident à mieux profiter encore du récit. En revanche, un bémol pour ce qui est de l’impression des pages de garde des chapitres ou de l’Interlude du tome 2 qui de version originale couleur passent mal en noir et blanc.

Avec ses personnages très attachants, son ton résolument comique cachant quelque drame, It’s My Life est une franche réussite, un pur plaisir de lecture.

Notre critique du tome 1 et 2 de It’s My Life

Astra, paladin en retraite, rêve de paix et de vivre à l'écart du monde quand la petite Noah surgit dans sa vie telle une tornade et le confond avec un dieu maléfique!

Scénario89%
Dessin91%
Edition83%
Originalité86%
Mise en scène94%
Intérêt sur la durée94%
On a aimé :
  • Personnages bien construits et attachants
  • Equilibre action, magie, humour
  • Graphisme dynamique et soigné
On a moins aimé :
  • Néant
90%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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