S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Dessinateur : Akira Ôkubo
Scénariste : Masashi Kishimoto
Éditeur : Kana
Collection : Shonen
Genre : Aventure, Fantastique
Public : + 10 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 6 décembre 2019
Prix : 6,85€ par tome ou 13,70€ pour l’édition premium (T1 et T2)
Statut : En cours, 3+ tomes au Japon

Acheter Site officiel

Résumé

« Hachimaru est un jeune garçon qui n’est jamais sorti de chez lui. Malade, il joue aux jeux vidéo à longueur de temps pour tromper son ennui. C’est alors qu’un mystérieux chat-robot-samouraï fait irruption dans sa vie ! Daruma, c’est son nom, lui annonce qu’il a les capacités pour devenir samouraï et qu’il a la mission de sauver l’univers. Une nouvelle force s’empare de Hachimaru… L’aventure commence ! »

Notre critique

Après un début de publication en ligne, le tant attendu Samurai 8 débarque enfin en format papier avec une sortie simultanée des deux premiers volumes en décembre dernier. Si vous n’avez pas encore découvert ce nouveau shônen signé Masashi Kishimoto, l’auteur de Naruto, au scénario, l’édition premium combinant les deux premiers tomes et quelques bonus offerts est toujours disponible. Au dessin on retrouve Akira Ôkubo, nouveau mangaka prometteur qui a travaillé comme assistant sur Naruto pendant neuf ans. Fait anecdotique mais intéressant à savoir : c’est également le frère d’Atsushi Ôkubo, l’auteur de Soul Eater et Fire Force.

Avec un tel casting, il est normal que l’on attende beaucoup de cette nouvelle série, qui semble se dérouler dans un univers SF futuriste dans lequel les samouraïs sont des guerriers cyborgs luttant à travers la galaxie. Mais la renommée de l’auteur entraînera forcément des inquiétudes chez certains : le titre mérite-t-il toute la publicité qu’il a reçue, ou n’est-ce au final qu’un shônen de plus surfant seulement sur la vague de popularité de Naruto ?

Dès le premier chapitre, on doit déjà reconnaître que l’univers présenté semble plutôt riche et intéressant ! Avec les dessins incroyablement fluides et détaillés, et les décors superbes qui ornent chaque case du manga, difficile de ne pas tomber immédiatement sous le charme. On est très vite plongés dans une ambiance qui rappelle un peu celle de Naruto : un univers ressemblant un peu à un Japon médiéval, mais qui est cependant bien différent du nôtre. Le principe des samouraïs cyborgs semble un peu compliqué – voire étouffant – à la lecture du premier tome, mais il est finalement amené en douceur au fil de ces deux premiers volumes, les points complexes expliqués plus en détails lors de l’apprentissage du héros.

Effectivement, qui dit shônen dit codes à suivre, et Samurai 8 n’y fait pas exception. On a donc un jeune héros novice débutant une grande aventure en apprenant peu à peu à maîtriser les pouvoirs de cet univers, aidé par un maître et les compagnons qu’il se fera sur la route. Ici, notre héros est Hachimaru, un jeune garçon dont le rêve est de devenir samouraï. Extrêmement chétif et maladif, il ne peut pourtant même pas sortir de chez lui, maintenu en vie par un appareil auquel il est attaché par des câbles. Tout va bien sûr changer très vite pour lui lorsqu’il obtient, un peu par hasard, un corps et des pouvoirs de samouraï.

Tous les éléments sont là pour un bon début de shônen, mais là où Samurai 8 apporte sa petite touche d’originalité, c’est peut-être dans la diversité de ses personnages. Car très vite, un thème semble s’imposer, celui du handicap, qu’il s’agisse d’un handicap physique comme celui de Hachimaru ou de son nouveau maître, un mystérieux samouraï coincé dans un corps de chat-robot, qui s’avère être aveugle, ou bien de handicaps moins « visibles », comme la jeune An, princesse en apprentissage qui a des difficultés d’élocution. Un autre personnage encore, Nanashi (ou « sans nom »), qui deviendra l’ami et peut-être futur rival de Hachimaru, fait face à des obstacles tout aussi imposants : enfermé chez lui car n’osant pas sortir affronter le monde, auquel il préfère le confort de ses jeux vidéo, il semble présenter un trouble dissociatif de l’identité et vit dans l’hésitation, indécis sur son identité de genre ou sur la personne qu’il souhaite devenir.

On découvre donc des personnages qui ont tous des problèmes et des difficultés à se lancer dans la vie, mais qui possèdent surtout des rêves et cherchent le courage nécessaire pour les réaliser. Pour autant, ils ne sont pas définis par leurs handicaps, qui ne sont pas là uniquement pour les rendre intéressants comme personnages ; chacun a une personnalité bien travaillée et un caractère qui les définit et les rend attachants. Hachimaru est un héros très agréable à suivre, car il a un petit côté espiègle et une attitude enjouée, mais il sait être sérieux lorsque la situation l’exige et (contrairement au Naruto du début !) il apprend de ses erreurs et reconnaît ses torts avec honnêteté. Son passé et son handicap physique ont clairement façonné certaines facettes de sa personnalité, mais l’auront surtout rendu plus empathique et sensible. C’est un héros prometteur pour cette histoire qui commence.

Ces deux premiers volumes constituent un bon début d’histoire, et on comprend le choix de l’éditeur de faire une sortie simultanée, car c’est seulement au terme du tome 2 que l’on pourra vraiment se faire une idée du potentiel du manga. Le premier volume, à cause sans doute d’un univers qui se veut très ambitieux dans sa complexité, nous bombarde d’éléments sans trop nous y préparer, ce qui peut décourager. Le second volume en revanche se concentre plus sur l’histoire personnelle de Hachimaru, qui se veut déjà bien plus prenante ! On apprend bien à cerner notre héros et on en découvre plus avec lui sur l’univers et les pouvoirs des samouraïs, ce qui ravive tout de suite notre intérêt.

Le voyage de Hachimaru commençant enfin réellement à la fin du tome 2, il faudra un peu de patience pour savoir ce qui l’attend dans son aventure, mais pour un début c’est réussi : les personnages attachants, les sublimes décors et la richesse de l’univers ont de quoi séduire et donner envie de continuer !

Notre critique des tomes 1 et 2 de Samurai 8

Avec des personnages et un univers intéressants et des dessins très beaux aux nombreux décors détaillés, Samurai 8 combine tous les éléments d’un début de shônen réussi tout en abordant des thèmes intéressants, notamment celui du handicap. Un tome 1 un peu lourd mais heureusement bien rattrapé par le deuxième, plus centré sur le héros.

Scénario85%
Dessin95%
Edition100%
Originalité90%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée85%
On a aimé
  • L'univers vraiment travaillé et complexe
  • Les sublimes dessins et décors hyper détaillés
  • Kishimoto revient en force sans nous resservir la même formule
On a moins aimé
  • Le tome 1 un peu lourd en informations
90%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.