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Back Street Girls, Manga, Critique Manga, Jasmine Gyuh, Soleil Manga,

Back Street Girls, Manga, Critique Manga, Jasmine Gyuh, Soleil Manga,

Scénario : Jasmine Gyuh
Dessin : Jasmine Gyuh
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Seinen
Genre : Humour
Public : Averti
Prix : 7,99€
Contenu : 160 pages
Sortie : 24 mai 2017
Statut de la série : En cours de publication

Kentarô Yamamoto, Ryô
Tachibana et Kazuhiko sont 3 jeunes yakuzas au service du clan Inugane. Enfin,
du moins ils l’étaient… Après avoir commis une énorme bourde, leur survie semble
sérieusement compromise. Néanmoins leur boss, constamment à la recherche du
profit, voit en eux une opportunité unique de se faire de l’argent. Il leur
laisse donc le choix : s’amputer les jambes, revendre leurs organes au
marché noir, ou bien… devenir idols ! Après une courte réflexion, c’est
décidé ; les 3 compères s’envolent pour la Thaïlande afin d’y subir les
opérations nécessaires à leur transformation physique. Après une année
d’entraînement acharné, les garçons reviennent sur le devant de la scène en
tant qu’Airi (Kentarô), Mari (Ryô) et Chika, les 3 membres du groupe d’idols
« Gokudolls ». Si leur public n’y voit que du feu, les 3 hommes ont
pourtant bien du mal à s’adapter à leur nouvelle vie, car en leur for intérieur subsistent
les yakuzas qu’ils étaient autrefois. Entre le Gokudô et le succès en tant
qu’idols, quelle voie les 3 comparses emprunteront-ils ? Et quels
sacrifices leur boss leur demandera-t-il encore ?
Back Street Girls est la première série de Jasmine Gyuh, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteure fait ses débuts de manière plutôt insolite ! En effet, l’idée de transformer de jeunes yakuzas repentants en idols est plutôt saugrenue. Pari risqué, mais néanmoins relevé avec brio ! Après la célèbre collection « WTF » chez Akata, il semble que les autres éditeurs se prennent également au jeu des titres décalés, ce qui annonce une ouverture très prometteuse pour d’autres séries du genre.
Après le totalement barré Prison School, Soleil Manga gagne en confiance et propose donc un nouveau titre à l’humour décalé, qui ne manquera pas d’attirer le lecteur ne serait-ce que par son résumé hautement improbable. Des yakuzas transformés en jeunes stars pop ? Certes, un passage sur le billard et quelques coups de scalpels peuvent changer beaucoup de choses, mais il faut avouer que le résultat final tient quasiment du miracle. D’ailleurs, les principaux concernés (à savoir Kentarô, Ryô et Kazuhiko) on eux-mêmes bien du mal à croire que le public se soit si facilement laissé berné… Pourtant, malgré la haute improbabilité de leurs aventures, on se surprend à avancer de chapitre en chapitre, toujours avide de situations plus loufoques, à l’affût de la moindre situation incongrue. Jasmine Gyuh raconte une histoire impossible, mais elle le fait de façon assumée, sans se prendre la tête, et c’est précisément ce qui fait le charme de la série. On ne se préoccupe plus de savoir si le scénario est vraisemblable, l’idée de départ étant tellement absurde, on cherche précisément à exploiter tous les ressorts comiques que cette trame peut receler. Il est tout de même bon de signaler que l’auteure entretient une certaine justesse, et évite de sombrer dans l’humour lourd et bas de plafond. Le scénario démontre (de façon plutôt étonnante, il faut l’avouer) une certaine cohérence, et si le tome suivant est attendu avec impatience, c’est autant pour retrouver cet humour insolite que pour suivre les (més)aventures des 3 protagonistes. Pour l’instant, la série compte 5 tomes en version originale, ce qui laisse présager un développement plutôt soutenu du scénario. Les yakuzas parviendront-ils à se faire à leur nouvelle vie de popstars ? Ou bien la voie du Gokudô l’emportera-t-elle ? La supercherie finira-t-elle par être démasquée ? Autant de questions dont on attend les réponses avec impatience, le tout agrémenté d’un bon moment de franche rigolade. Soleil Manga se frotte avec brio à ce nouveau genre d’humour décalé, et on espère qu’ils poursuivront avec l’édition de nouveaux titres dans ce genre, pourquoi pas jusqu’à créer une collection spécialement dédiée à ce genre d’œuvre, à l’image d’Akata.

Points forts:

  • Humour décalé
  • Scénario original
  • Personnages travaillés, dévoilés petit à petit
  • Trame cohérente malgré un fil rouge plutôt absurde
  • Dessin au service de la narration
Points faibles
  • Seulement 160 pages

    Verdict : Un excellent tome !!!

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