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Dessinateur : Gatô Asô
Scénariste : Project Itoh
Éditeur : Pika Édition

Collection : Seinen
Genre : Science-Fiction, Suspense
Public : + 15 ans
Contenu : 176 pages
Sortie : 13 mars 2019
Prix : 7,50€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

Le capitaine Clavis Shepherd fait partie de l’Unité Spéciale de Recherche des Forces de Renseignements de l’Armée Américaine. Avec son équipe, ils ont pour but d’éliminer certaines personnes qui sont considérées comme une menace pour l’humanité. Son unité est envoyée à Tbilissi, une ville qui devrait être magnifique mais sous l’oppression du Général en chef de l’armée du pays, seuls des cadavres font office de décor. Une odeur de poudre à canon et de chair en décomposition parfume la ville et traduit l’horreur qui règne dans le pays. Le général est la 1ère cible de Shepherd et son équipe, et il doit rencontrer un américain dans l’église de Tbilissi, la 2ème cible du commando. L’unité spéciale réussit à s’introduire dans la ville, qui est pourtant sous bonne garde, et à pénétrer dans l’église. Shepherd trouve le général mais il est seul, contrairement à ce qui était prévu. N’étant pas sûr que la rencontre ait lieu, Shepherd reçoit l’ordre d’appréhender le général ennemi. Après quelques discussions avec ce dernier, Shepherd se rend compte que les propos du général sont incohérents et il semble perdre la tête. Mais avant qu’il ait pu en savoir plus, Alex, un membre de son unité, tire sur le général et le tue, blessant Shepherd au passage. Alex commence également à agir bizarrement et Shepherd n’a d’autre choix que de tuer son coéquipier, qui le menaçait de son arme. La mission accomplie, le reste de l’équipe quitte les lieux sans aucune tristesse pour leur compagnon d’armes disparu. Ces hommes, qui sont de vraies machines de guerre, semblent ne pas avoir d’émotions face à la mort qui est devenue leur quotidien. Mais même si il ne laisse rien transparaitre, les fantômes du passé viennent régulièrement hanter Shepherd dans ses rêves.

Notre critique

Après The Empire of Corpses, c’est au tour de Genocidal Organ de Satoshi Itoh de voir son Light Novel adapté en manga. La série sera également courte et ne comprendra que 3 tomes, tout comme la 1ère adaptation en manga de Project Itoh. Genocidal Organ fait partie d’une trilogie avec The Empire of Corpses et Harmony. Ce dernier connaitra également une adaptation en manga qui est prévue pour l’été 2019.

Dans les 3 récits de Poject Itoh, on retrouve un thème commun: la mort dans son ensemble, et plus particulièrement la mort en masse. Dans Genocidal Organ, on est tout de suite dans l’ambiance avec les premières pages qui ne contiennent aucun texte avec seulement une multitude de cadavres, qui semblent avoir eu une mort plus horribles les unes que les autres, avec des têtes écrasées par un véhicule ou avec la moitié scalpée, ou encore avec les tripes déployées au grand air.

Les cadavres sont omniprésents tout au long du récit que ce soit dans la vie ou même dans les rêves du héro. Pour ce manga, âmes sensibles s’abstenir.

Ce thème de la mort nous est présenté sur deux fronts. Tout d’abord, il y a le côté des « méchants » ou un mauvais général fait tuer des gens en masse pour façonner le monde à son idée. Ensuite, il y a le côté des « gentils » qui sont là pour tuer le méchant général et qui n’hésitent pas eux aussi à éliminer toute personne susceptible de leur barrer la route. On nous présente ainsi deux camps mais les deux font la même chose: tuer. Le récit tournant autour de ce thème, ce 1er tome ne raconte pas grand-chose et toutes les scènes de cadavres où il n’y a pas de texte, font que le rythme de lecture est très rapide.

Un petit mystère semble tout de même prendre place à la fin du tome. Quelque chose fait perdre la raison au général ennemi et à Alex le coéquipier de Shepherd. On s’attend alors à découvrir ce qui les fait « dérailler », ce qui pourrait également être la raison qui a poussé le général à ce génocide. Cependant, l’intrigue retombe comme un soufflé car aucune explication n’est fournir et la mission s’arrête instantanément. On reste alors un peu sur notre faim et on ne peut qu’espérer avoir la réponse à ce mystère dans les prochains tomes.

Un lexique est présent à la fin du tome pour expliquer certains termes ou procédés utilisés par l’unité spéciale. On y trouve également une sorte d’organigramme hiérarchique avec une présentation de chaque personnage rencontré dans le tome. La série ne comptant que 3 tomes, cette présentation des personnages est judicieuse car avec seulement une double page, on a beaucoup d’informations sur les héros et on peut ainsi se faire une meilleure idée sur la personnalité de chacun.

Les personnages sont très détaillés qu’ils soient vivants ou morts. Ces détails rendent parfois les scènes très gores et on peut facilement s’imaginer l’odeur de tous ces cadavres en décomposition. Les traits sont fins permettant de transmettre minutieusement les expressions des personnages sur leur visage.

Les arrière-plans sont assez sombres, l’action se passant de nuit, ce qui accentue également le côté sanglant des scènes. Il y a de nombreux gros plans sur les personnages ce qui laissent peu de place pour un décor mais il y a également des doubles pages décrivant les massacres, qui quant à eux, sont très détaillés.

Trailer

Genocidal Organ a été adapté en film d’animation et vient ainsi conclure la trilogie de films de Project Itoh après The Empire of Corpses et Harmony.

Notre critique du tome 1 de Genocidal Organ

En conclusion, beaucoup de cadavres dans ce 1er tome de Genocidal Organ et peu de contenu. On découvre la mission de l'unité spéciale et c'est tout. On ne peut pas encore savoir vers quoi l'histoire va se diriger, ce qui est embêtant puisque la série ne compte que 3 tomes. Il est à espérer que la suite ne soit pas bâclée.

Scénario60%
Dessin80%
Édition85%
Originalité70%
Mise en scène70%
Intérêt sur la durée60%
On a aimé
  • Dessin +++
On a moins aimé
  • Très sanglant
70%Note Finale

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