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Dessinateur : Isaku Natsume
Scénariste : Isaku Natsume
Éditeur : Taifu Comics
Collection : Yaoi
Genre : Romance
Public : Averti
Contenu : 192 pages
Sortie : 12 juillet 2018
Prix : 8,99€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Sôgorô a 17 ans, il est beau, intelligent et héritier d’une famille prestigieuse perpétuant la tradition du théâtre kabuki. Beaucoup pensent qu’il est chanceux mais en vérité, Sôgorô souffre beaucoup des critiques que lui valent ses représentations. Le public ne semble jamais satisfait de son jeu d’acteur, lui qui aimerait tant être à la hauteur de l’image qu’il renvoie. Son orgueil un rien mal placé se heurte à cette vérité plus qu’évidente en comparaison du succès que remporte son rival Gensuke. Lui-même héritier d’une famille concurrente, il est apparu comme étant bien plus doué que lui. Depuis, et bien qu’ils soient dans le même lycée et que Gensuke ne cesse de vouloir se rapprocher de lui, Sôgorô traite Gensuke avec dédain. Mais les choses vont changer : du jour au lendemain, ils vont devoir jouer ensemble ! »

Notre critique

Bien mieux construit que beaucoup de yaoi, Le Théâtre des Fleurs, au titre un rien pompeux, vaut le détour. Isaku Natsume prend le temps de développer son récit et ses personnages dans un contexte culturel intéressant. Le théâtre kabuki est franchement inconnu du public occidental (à moins d’être un passionné évidemment…) et il sert de toile de fond et de contexte à une romance qui s’installe avec une pondération et une subtilité plutôt rares dans le yaoi.

On découvre peu à peu les deux protagonistes de cette histoire, des adolescents quelque peu forcés de suivre la tradition du théâtre kabuki dont leurs illustres familles sont les dépositaires, du moins dans la région où ils vivent. Mais si Sôgorô semble heureux de ce prestigieux devoir, il peine à faire émerger son talent. Cantonné aux rôles féminins de par son physique gracieux, il souhaiterait des rôles plus importants, ce qui ne lui est guère proposé du fait de son manque de succès. Face à lui, la sévérité de son grand-père et professeur n’est pas un soutien efficace. Le vieil homme a donc une idée : inviter Gensuke, qui rencontre pour sa part un succès public, à se produire dans la même pièce que Sôgorô. L’entente n’est pas gagnée même si Gensuke ne cache pas sa joie, lui qui admire et « aime » Sôgorô depuis longtemps ! Mais est-il sincère ou se moque t-il de Sôgorô ? Ce dernier ne parvient à faire confiance à son partenaire de scène imposé qu’après quelques échanges et avoir constaté, une fois pour toutes, que Gensuke est vraiment talentueux. Vexé mais poussé à donner le meilleur de lui-même par Gensuke qui cherche à l’aider, Sôgorô progresse et renoue avec le succès. Sa reconnaissance est sincère envers son partenaire de scène qui lui apprend, qu’au contraire de lui, il a eu bien du mal à accepter son rôle d’héritier du kabuki, cherchant tous les moyens de se soustraire à ses répétitions jusqu’à ce qu’il soit ébloui par le jeu de scène d’un jeune garçon de son âge nommé…Sôgorô ! La franchise, la confiance, le partage désintéressé de Gensuke touchent Sôgorô qui commence à croire qu’effectivement Gensuke l’aime bien et qu’il pourrait ne pas jouer la comédie lorsqu’il lui demande de tomber amoureux de lui comme les personnages qu’ils doivent interpréter.

Ainsi se termine ce premier tome d’une série yaoi prometteuse qui nous ouvre une fenêtre sur un art traditionnel nippon ancestral et passionnant. On apprend ainsi que les rôles féminins sont tenus par des hommes comme dans le théâtre antique ou renaissant et qu’il existe une littérature très vaste et plébiscitée par le public à laquelle doivent s’attacher les acteurs. Costumes et jeu ne suffisent pas, encore faut-il que les comédiens comprennent l’essence même de chaque histoire, sachent donner vie à des personnages d’autres temps, animés par de tous autres sentiments et espérances de vie. Un peu comme notre théâtre mais dans une culture très différente, avec des costumes typiques et des maquillages accentués permettant aux spectateurs d’identifier sans peine le rôle de chacun dans la pièce.

Un peu dommageable, le dessin d’Isako Natsume n’a rien d’original en dépit de sa thématique contextuelle si bien choisie. Le chara-design en particulier évoque les codes du genre et tombe même légèrement dans le cliché du mignon un rien malingre face au grand costaud. Heureusement, les expressions sont bien traduites, les arrières plans sont nombreux et variés, les costumes, les maquillages etc. mettent bien en valeur l’environnement dans lequel évoluent les deux héros et qui a une telle influence sur leur vie. Enfin, la mise en scène rythme bien une narration équilibrée.

Acceptant de jouer le jeu des codes du genre, Isako Natsume parvient à surprendre par une mise en situation étonnamment riche, des personnages bien construits, offrant un récit yaoi de qualité.

Notre critique du tome 1 du Théâtre des Fleurs

Sôgorô déteste Gensuke, son rival depuis toujours, mais les manigances familiales le poussent à jouer une pièce avec lui !

Scénario92%
Dessin82%
Édition95%
Originalité89%
Mise en scène93%
Intérêt sur la durée92%
On a aimé :
  • Personnages bien construits
  • Contexte de théâtre Kabuki original et détaillé
  • Équilibre entre humour, sensibilité et romance
On a moins aimé :
  • Chara-design classique de chez classique
91%Note Finale

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