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Dessinateur : Kohei Nagashii
Scénariste : Kohei Nagashii
Éditeur : Pika Édition
Collection : Shônen
Genre : Tranche de vie
Public : + 12 ans
Contenu : 208 pages
Sortie : 13 juin 2018
Prix : 6,95€
Statut de la série : Terminée en 13 tomes

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Résumé

Kobayakawa  est un lycéen très ordinaire. Il est assez solitaire car tout l’ennuie: les gens populaires qui se la pète, les garçons de sa classe qui joue au basket à l’intérieur alors qu’ils ne sont pas dans ce club, … en bref toutes les règles sociales d’un lycée. Il trouve cela inutile et pour ne pas se lier à quelqu’un, il fait semblant de dormir à chaque pause. Lors d’une altercation avec une bande d’amis de la catégorie « populaire », Kobayakawa prend la mouche et va se réfugier dans la classe d’art où il exerce son défouloir mais aussi son art en faisant des portraits en peinture des lycéens qu’il ne supporte pas. Son professeur trouve son travail magnifique et lui demande de revenir le lendemain pour lui rendre un service. Il rentre chez lui après les cours, tout en se questionnant sur ce fameux service que son professeur veut lui demander, quand il aperçoit Misaki Hoshino, une fille de sa classe avec qui il a eu l’altercation plus tôt dans la journée. Cette dernière s’apprête à sauter dans la rivière pour sauver un chat mais Kobayakawa l’en empêche et alors que les amis de Misaki s’approche cette dernière disparaît subitement. Un peu plus loin sur la rive, Kobayakawa tente de sauver le petit chat sans succès et tous les deux sont sauvés par une mystérieuse jeune fille tout à fait banale sans maquillage et en jogging. Kobayakawa reconnaît Misaki à la grande surprise de cette dernière qui prend peur et s’enfuit. Le lendemain, le lycéen pense toujours à ce qui s’est passé la veille avec sa condisciple quand il se rend dans la salle d’art pour connaître le fameux service que son professeur souhaite lui demander et il tombe nez à nez avec Misaki qui se trouve déjà dans cette classe. Le professeur déclare alors: « J’aimerai que tu la maquilles« . Les deux lycéens restent alors stupéfaits de cette demande. Misaki ne sait pas se maquiller seule, sous peine de finir  comme un personnage de film d’horreur, cependant elle ne veut en aucun cas que ses condisciples la voient sans maquillage et c’est pourquoi elle demande son aide au professeur d’art qui est aussi une amie de longue date. Mais cette dernière n’a plus le temps de s’occuper d’elle et comme Kobayakawa a un réel dont pour la peinture, elle a pensé à lui pour l’aider mais le lycéen ne sait pas maquiller. Tous deux refusent dans un premier temps la collaboration mais après avoir fait un peu plus connaissance, ils se rapprochent et leur drôle d’alliance débute alors. Cependant Kobayakawa est loin de maîtriser l’art du maquillage et de nombreux entraînements s’imposent. Les deux lycéens partagent maintenant un secret que personne ne doit découvrir, mais une ombre semble pourtant les observer.

 

Notre critique

« Make me up! »« nous entraîne dans une histoire très drôle entre deux lycéens que tout oppose. Misaki est une jeune fille qui ne veut pas être vue si elle n’est pas coiffée, apprêtée et surtout maquillée. Elle veut paraître belle et que tout le monde l’aime pour ça. D’un autre côté, il y a Kobayakawa, dont nous ne connaissons hélas pas le prénom, qui est excédé par les conventions sociales et dont tout ce « bling bling » lui passe complètement au dessus de la tête. Cependant nos deux héros ont un point commun car derrière leur attitude respective, tous deux cachent la même peur, celle de ne pas être accepté par leurs pairs.

Ce sont donc des thèmes de société actuels qui nous sont présentés dans ce manga: l’acceptation de soi et la reconnaissance de l’autre. Ce sont des sujets qui touchent tout le monde car nous avons tous été confrontés au moins une fois à ces sujets, surtout durant la période scolaire. S’apprêter pour être populaire et qu’on nous aime, comme Misaki, ou encore feindre l’indifférence comme Kobayakawa laissant croire que tout nous passe dessus comme de l’eau, pour en fait cacher la peur du rejet. Chaque lecteur pourra certainement s’identifier à l’un de nos deux protagonistes, le récit touchant ainsi un large public, et dans ce manga Kôhei Nagashii l’a bien compris.

Ces thèmes pour le moins difficiles et douloureux sont présentés ici avec beaucoup d’humour pour donner un peu de légèreté à l’histoire. C’est ainsi que nous aurons Misaki qui ne veut absolument pas être vue non maquillée mais qui pourtant ne fait pas du tout attention à son maquillage, se retrouvant toujours dans des situations où elle l’efface complètement ou à moitié, devenant ainsi un véritable personnage de film d’horreur. Cet humour nous est également présenté par Kobayakawa qui, étant pourtant un artiste en peinture, fait des maquillages involontairement assez comiques à la jeune fille. Les fous rire sont garantis avec nos deux compères.

Le maquillage est le thème de base de cette histoire. Il est présenté ici comme un art, comme la peinture, et notre héro le prend comme tel se mettant même à étudier les techniques de maquillage dans des magazines. Nous apprenons alors avec lui les difficultés que cela peut représenter d’un visage à l’autre, que la personne ait des formes ou une face toute plate et que la théorie c’est bien mais au niveau pratique c’est plus compliqué qu’il n’y parait. Kobayakawa arrivera d’ailleurs à maquiller une de ses camarades de classe mais aussi attentif qu’il soit, le visage de Misaki reste un véritable mystère pour lui, n’arrivant jamais à réussir l’un de ses maquillages sur elle. Il est amusant de voir ce lycéen que tout ennuyait être aussi méticuleux dans l’apprentissage d’un sujet qui généralement n’intéresse pas les garçons de son âge. Mais ses rencontres avec la jeune fille le font s’ouvrir petit à petit aux autres personnes qui l’entourent. Il aidera d’ailleurs une condisciple du cours d’art quand cette dernière aura perdu son matériel. De son côté, Kobayakawa fera peu à peu comprendre à Misaki que la beauté n’est pas que physique. Tous deux s’entraident et se font évoluer dans ce monde infernal qu’est le lycée.

Les personnages sont assez simples, ne comprenant pas beaucoup de détailles. Leurs visages ont cependant reçu une attention particulière dû au thème du maquillage, cependant ils sont assez ronds ce qui leur donne un côté très enfantin. Les vêtements sont simples représentant des uniformes classiques. L’action ne se déroule qu’au lycée principalement et de ce fait nous n’avons hélas pas encore eu réellement l’occasion de voir nos héros en tenue civile. Nous ne pouvons que croire que cela arrivera dans les prochains tomes.

Les arrière-plans sont travaillés par moments comme dans les classes et il y a parfois des trames utilisées comme des lignes de vitesse quand Misaki nous montre ses côtés violents. Au sinon les cases sont tout de même assez épurées comme pour un shojo manga mais ici aucune romance ne semble à l’horizon, mais qui sait.

Notre critique du tome 1 de Make Me Up !

En conclusion, Make Me Up ! nous fait part d'un thème de société récurrent sur une touche humoristique. Cependant, l'histoire est assez répétitive avec des séances de maquillage qui sont un fiasco et une héroïne qui se dit très "girly", qui n'en fait pas attention. L'action ne se déroulant qu'au lycée nous laisse penser que nous aurons vite fait le tour de l'histoire. Il est à espérer que l'auteur nous prouvera le contraire dans les prochains tomes.

Scénario61%
Dessins68%
Édition80%
Originalité69%
Mise en scène73%
Intérêt sur la durée65%
On a aimé
  • Humour
  • Thème de l'acceptation de soi qui touche tout le monde
On a moins aimé
  • Dessins simplistes
  • Histoire répétitive
69%Note Finale

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