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Dessinateur : Mashiro Hiiragi
Scénariste : Yuu Kamiya
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Science-Fiction
Public : Averti
Contenu : 160 pages
Sortie : 16 mars 2018
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Sora et Shiro sont frère et sœur mais vivent dans leur monde, reclus du reste de la société, ne trouvant le plaisir de vivre que dans leur avatar unique, [    ], connu sur le net comme étant l’invincible adversaire qui a remporté plus de parties et de jeux que n’importe qui. Pour Sora le neet et Shiro la hikikomori, le monde réel n’est que déception et injustice, sans vraies règles à suivre, sans succès possible. Quoi de mieux alors que de s’en évader à travers le jeu dont ils sont passés maîtres au fil des années ? C’est avec cette vision des choses qu’ils attirent l’attention d’un « Dieu », celui du monde Disboard qui les y attirent brutalement. Conforme à ce qu’ils aiment, Sora et Shiro vont découvrir un univers régit par le jeu et non les guerres, un environnement où tout se joue et se perd, un monde dans lequel ils pourraient bien devenir de vrais maîtres, des gagnants avec pour prix ultime… une couronne et un trône ! »

Notre critique

Dernier né en France de la vague des mangas qui mettent en valeur le jeu sous toutes ses formes, No Game No Life a bien des atouts que l’on regrettait de ne pas trouver chez certains de ses semblables…

Si le côté atypique et pathétique de ses héros peut paraître peu révolutionnaire, on est tout de même intrigué par l’idée de positionner en héros un couple fraternel aussi disparate d’apparence que similaire d’esprit. Ceux que la société façonnée par des règles qui ne leur conviennent pas, ces « rebuts » sont des vainqueurs dans le monde qu’ils se sont créé au sein du virtuel. Ils y existent sous la forme unique d’un avatar dont on ignore le nom mais que tous les gamers semblent redouter. Et quand Sora et Shiro sont aspirés dans un autre univers, la « partie » commence pour de bon.

Le monde de Disboard est plutôt bien conçu. Sa genèse est bien mise en place et assez simple pour ne pas alourdir le récit, il met à l’honneur les jeux, tous les jeux, depuis le chifoumi jusqu’aux échecs en passant par les cartes et d’autres que nous verront certainement mis en scène dans les prochains tomes. Les règles sont établies par ce Dieu à l’allure d’enfant semblent simples mais rapidement Shiro comme Sora en trouvent les failles et les exploitent. Au fil des pages, les aventures révèlent le génie sous-exploité de ces deux héros qui, dès qu’il est question de jeu, affichent une vivacité et une intelligence hors du commun.

(C) Mashiro Hiiragi/Yuu Kamiya Kadokawa Corp 2013 – Ototo 2018

Porté par ces deux personnages aux antipodes du héros basique, ce premier tome amuse beaucoup, nous invite à considérer Disboard comme un univers de fantasy au bord de la crise de nerfs après le décès du roi des Imanity (ou humains) qui ne peut être remplacé que par un joueur de génie et non par sa propre descendance… Si aucun des héros ne se précipite pour faire valoir ses talents et remporter le trône, l’idée fait son chemin alors qu’ils rencontrent Stéphanie, petite-fille du roi défunt délestée de son héritage et trop mauvaise joueuse pour avoir une quelconque chance. Le trio se met en place, amène le couple vedette à en apprend plus sur Disboard et à se motiver pour remporter le gros lot !

(C) Mashiro Hiiragi/Yuu Kamiya Kadokawa Corp 2013 – Ototo 2018

Entre humour délirant dès que Sora entreprend de draguer Stéphanie et pathétisme face aux troubles psychologiques qu’ils cachent derrière leur complicité unique, ces deux protagonistes n’en finissent pas de surprendre et de faire avancer le récit dans des directions déroutantes qui ménagent le suspense quant à la suite de l’histoire.

Sur ce scénario de Yuu Kamiya plutôt bien élaboré qui se plaît à critiquer la société avec finesse et intelligence, le graphisme de Mashiro Hiiragi impose un soutien de belle facture, porté par un chara-design à la fois élégant, coquin, très expressif et comique. Les plans un rien fan service sont très nombreux mais se glissent bien dans le paysage général d’un manga qui parvient à se démarquer. La mise en scène énergique souligne jusqu’à l’intrigue avant chaque partie pour aussitôt rebondir sur de l’humour et de la dérision. Le travail sur les arrières plans vaut la peine, il enveloppe discrètement les cases et leurs personnages dans des environnements variés créateurs de bonnes atmosphères. On ne s’ennuie pas un instant.

Notre critique du tome 1 de No Game No Life

Quand un duo fraternel de gamers hors pair vivant en reclus se retrouve projeté dans un autre monde régit par le jeu, leur vie reprend soudain tout son sens… Gare à tous, Sora et Shiro ont débarqué !

Scénario88%
Dessin90%
Edition95%
Originalité80%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée85%
On a aimé :
  • Personnages attachants et bien conçus
  • Mélange humour et intrigues
  • Ton décalé
On a moins aimé :
  • Personnages principaux un peu clichés
88%Note Finale

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