S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Dessinateur : Koutarou Yamada
Scénariste : Reki Kawahara
Éditeur : Ototo
Collection : Shonen
Genre : Fantastique, baston, humour
Public : Tout public
Contenu : 191 pages
Sortie : 15 juin 2018
Prix : 6,99€
Statut de la série : En cours de prépublication

Acheter Site officiel

Résumé

« Kirito accepte de participer au projet révolutionnaire de réalité virtuelle nommé Rath qui entend offrir aux joueurs une expérience d’immersion complète. Il est donc propulsé dans l’Underworld sans aucun souvenir de lui-même…et se réveille dans le corps virtuel d’un enfant qui travaille dur auprès de ses amis Eugeo et Alice. Les garçons ont un rêve commun, celui de devenir garde du village pour espérer entrer à l’académie d’escrime de Centoria et peut-être participer aux épreuves du tournoi de Zakkaria. Mais dans ce monde rempli d’interdits et où la vie de chacun est déjà décidée, l’insouciance de Kirito va entraîner Alice et Eugeo dans de troubles ennuis aux tragiques conséquences…face auxquels il se trouve éjecté de l’Underworld ! Et se réveille sans aucun souvenir de ce vécu virtuel. Reprenant son quotidien, il retrouve Asuna, fait des projets d’avenir, mais un ennemi bien réel surgit et provoque le bouleversement le plus inattendu… »

Notre critique

Attendu avec impatience par les fans de la saga, Sword Art Online – Projet Alicization version manga débute avec fracas et un dynamisme parfait.

Entre découverte, et mise en place, d’un nouvel univers virtuel aux codes rapidement identifiables, à la fois typiques fantasy mais emplis de mystères et de secrets qui titillent d’emblée le lecteur, la réussite de ce premier tome saute aux yeux.

Nous retrouvons donc notre chevalier noir en pleine opération de découverte d’une nouvelle technologie, propulsé dans la « peau » d’un enfant plein de rêves vivant dans un monde dont la luxuriante nature et les sourires cachent des règles aux conséquences sombres. Depuis des siècles, chaque action est dépendante du bon vouloir d’une haute autorité, on se lève, travaille, mange, travaille puis se couche aux heures données, on fait le métier décidé pour nous, et toute chose de l’existence ne doit pas dévier de ce qui a été imposé au royaume tout entier par une haute autorité. Le trio nous est présenté comme des inséparables, proches comme frères et sœurs, aux espoirs communs mais auréolés de l’ombre suspendue aux pas d’Alice. Jeune fille immédiatement décrite comme particulière puisque fille du chef du village, on comprend qu’elle sera un enjeu pour les deux garçons dès qu’elle se fait arrêter pour avoir enfreint une de ces fameuses « tables interdites » même si cela n’est que le fruit d’un accident. Le caractère de Kirito, enjoué, énergique, prêt à toutes les fantaisies, aventures et espiègleries est l’exact opposé de celui d’Eugeo un rien timide, sérieux, se satisfaisant de son sort et admirant l’Eglise toute-puissante et ses chevaliers. Lors de l’arrestation d’Alice, la réactivité de Kirito est bousculée par un Eugeo pétrifié, comme possédé par un esprit supérieur qui a l’ascendant sur son corps et son esprit. Entre dragons, apparitions insolites, paysages variés, chevaliers d’une Eglise toute-puissante qui punit sans discernement, l’univers de l’Underworld promet d’être une arène de choix !

Le retour à la réalité est un peu déstabilisant pour le lecteur abandonné en plein suspense. Néanmoins, retrouver Asuna fait plaisir même si on doute encore qu’elle ait un rôle important à jouer par la suite dans cette aventure de mauvaise augure. Comme tous les couples, ils parlent de la dernière activité de Kirito qui explore la perspective proposée par les créateurs du Rath : une sorte de manipulation des pensées et des rêves permettant d’offrir au joueur une expérience parfaitement adaptée à son esprit, une immersion absolument totale. Ainsi, tout comme il n’avait pas conscience de lui-même pendant son immersion, Kirito ne se rappelle en rien d’ l’Underworld, il a même l’impression de peiner à se rappeler certaines choses de son quotidien, de sa vie. Bien que mis en garde par Asuna et sa sœur, le jeune homme réaffirme son désir d’explorer tout ce que l’immersion complète peut offrir, au point d’avoir accepté la pose d’un capteur sous la peau permettant de le localiser et de s’enquérir de son état physique à n’importe quel moment. Rentrant ensemble le soir tombé, ils sont abordés dans la rue et attaqués par le vrai Death Gun avide de revanche. Les choses tournent mal et Kirito, gravement blessé et inconscient, se réveille dans l’Underworld, cette fois-ci avec ses souvenirs de vie réelle mais sans aucune réminiscence de sa première incursion ni de ses liens avec Eugeo ou Alice. Pourtant, c’est bien un Eugeo grandi qui l’accueille…
La suite se fait déjà désirer !

Le dessin de Koutarou Yamada équilibre à merveille cette narration entre virtuel et réalité. Le chara-design d’Abec est repris dans un style shonen qui se plie aux exigences des fans et de la saga. Les nouveaux personnages rappellent bien entendu le modèle d’Alice au Pays des Merveilles si cher au cœur des japonais mais le mangaka ajoute un style bien fantasy aux environnements particulièrement soignés, servis par de pleines pages très belles, des images de chevaliers entièrement recouverts de leur armure menaçante et des dragons plus qu’inquiétants. Pourtant, l’immersion technologique n’est jamais loin avec des fenêtres de commande, un visage énigmatique inhumain sonnant sa terrifiante sentence, et un équipement qui entoure Kirito alors qu’il débute l’expérience. La réalité d’Asuna et Kirito est moins surprenante mais elle permet de mettre en scène les explications techniques un rien complexes concernant le système du Rath et son « Soul Translator » qui manipule les pensées, les souvenirs, jusqu’au rapport au temps dans l’esprit du joueur. Sans perdre le lecteur, une série de cases amène ainsi posément le récit vers la chute de fin de tome, entre action, drame et incertitudes.

Entre nouvelle technologie, drames et aventures à rebondissements dans un monde inconnu, Sword Art Online – Projet Alicization réussit brillamment son entrée en librairie.

Notre critique du tome 1 de Sword Art Online - Project Alicization

Testant l'immersion dans l'Underworld, Kirito se retrouve piégé dans un univers virtuel aux sombres secrets...

Scénario96%
Dessin97%
Edition97%
Originalité98%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée99%
On a aimé :
  • Retrouver de sympathiques personnages
  • Un univers différent et bien conçu
  • Atmosphère de mystères et de dangers
On a moins aimé :
  • Néant
97%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.