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Dessinateur : Ina Soraho
Scénariste : Ina Soraho
Éditeur : Doki-Doki
Collection : Seinen
Genre : Fantastique
Public : + 14 ans
Contenu : 176 pages
Sortie : 4 juillet et 12 septembre 2018
Prix : 7,50€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Régulièrement harcelée par ses camarades, Aoba découvre par hasard un étrange contrat : ce dernier stipule qu’un de ses vœux se réalisera si elle accepte un pacte, ce qu’elle fait sans tarder pour mettre un terme à ses soucis. Mais la jeune fille se retrouve alors propulsée dans un monde étrange et lugubre. Horrifiée, elle est accostée par une personne ressemblant à la célèbre Alice des contes de fées, qui lui annonce que son monde est désormais le sien, avant de tomber en poussières ! Peu après, un mort-vivant se lance à l’attaque… Aoba parviendra-t-elle à survivre dans ce monde de contes de fées cauchemardesque ? »

Notre critique

Parmi les thèmes qui font toujours leur effet, les contes de fée ont toujours occupé une place importante. Durant notre enfance, ils nous font rêver avec leur univers magique et enchanteur, en nous promettant des histoires heureuses et pleines de joie. Mais à partir de l’adolescence, c’est la face cachée de ces contes qui nous séduit : on redécouvre nos histoires préférées d’une toute autre manière, et on s’aperçoit que certains d’entre eux sont en réalité beaucoup plus sombres qu’on nous l’avait fait croire.

Depuis de nombreuses années, beaucoup d’œuvres trouvent leur public en utilisant le thème des contes de fée de manière plus glauque et sanglante, au point qu’on commencerait presque à s’en lasser. Des Alice plongées dans un monde de cauchemar, il faut bien avouer qu’on en a vu des tas… Et pourtant, en feuilletant les premières pages de Fairy Tale Battle Royale, on ne peut s’empêcher d’être sous le charme.

Notre Alice ici s’appelle Aoba ; c’est une jeune lycéenne d’une quinzaine d’années martyrisée par des filles de sa classe. Timide et résignée à son triste sort, elle fuit la réalité grâce aux livres, et en particulier son roman préféré, Alice aux Pays des Merveilles. Mais un jour, elle trouve un étrange contrat qui lui promet d’exaucer un de ses vœux, en échange de quoi elle devra endosser le rôle d’Alice. Aoba souhaite, sans trop y croire, que ses camarades de classe l’apprécient, et lorsque son vœu se réalise, elle se retrouve projetée dans un pays de conte de fées en ruine, dont tous les personnages ressemblent à des zombies qui se mettent à l’attaquer.

Dans ce monde, Aoba rencontre très vite un autre garçon provenant aussi du monde réel, Noah, avec qui elle se lie d’amitié. Tous deux vont dès lors tenter de percer les secrets du monde des contes de fée… Mais les choses ne se passent évidemment pas comme ils l’avaient espéré, et bien vite ils commencent à entrevoir la noirceur de ce monde et les enjeux réels des contrats qu’ils ont signés.

Le dessin est très beau et utilise bien le thème des contes pour ses décors, avec plusieurs paysages de forêt. Les personnages de contes de fée zombifiés donnent un côté assez lugubre à l’univers, mais ces deux premiers tomes du manga ne comportent pas de scène gore ou même vraiment violente.

Pour une histoire qui s’annonce sombre, ce sont des personnages extrêmement mignons que l’on découvre au fil des pages. Aoba est une jeune fille adorable, tandis que Noah rayonne de joie et de bonne humeur. Le style de dessin de l’auteur ne fait que renforcer cela, en donnant à ses personnages une apparence très enfantine et douce. C’est ainsi un contraste étrange qui est créé dans ce manga, puisque l’ambiance rappelle plus celle d’un shôjo, voire d’un magical girl que celle d’un seinen, alors même que l’univers dans lequel les personnages se retrouvent est glauque et terrifiant.

D’autres mangas ont déjà joué avec cela ; on pense tout de suite à Puella Magi Madoka Magica, par exemple. Mais là où le manga d’Ina Soraho se distingue, c’est réellement dans la douceur qui émane de l’histoire et de ses personnages. On sent que l’auteure ne cherche pas à choquer son public par des scènes violentes ou des atrocités, mais la tension et le suspense sont bien présents, et la fin du deuxième volume ne présage rien de bon pour notre jeune héroïne.

D’une certaine manière, Fairy Tale Battle Royale porte donc bien son titre, et joue de manière très habile avec le thème des contes de fée, puisque l’on y trouve à la fois toute la tendresse et la magie des contes, avec une touche d’humour, mais également la facette plus sombre, plus sérieuse qui se cache derrière et à laquelle les personnages ne pourront pas échapper. À cause de cette dualité, il est assez difficile de prédire ce que nous réservera la suite : aura-t-on droit à un happy end, ou notre héroïne sombrera-t-elle encore plus ? Plus qu’à attendre les prochains tomes pour le découvrir.

Notre critique du tome 1 et 2 de Fairy Tale Battle Royale

Dans ces deux premiers tomes de Fairy Tale Battle Royale, on alterne entre conte de fée merveilleux et cauchemar tragique, et ce mélange fonctionne étonnamment bien. Le dessin doux et enfantin nous ferait presque oublier qu’il s’agit d’un seinen, mais les monstres et la noirceur de cet univers faussement enchanteur sont bien là pour nous le rappeler, et la suite s’annonce intéressante.

Scénario90%
Dessin95%
Edition95%
Originalité80%
Mise en scène93%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé
  • L'histoire sombre et intrigante sans pour autant faire dans le gore ou la violence
  • Les personnages et l'ambiance pleins de douceur
  • Le thème des contes de fée bien utilisé
On a moins aimé
  • Néant
92%Note Finale

A propos de l'auteur

Fan de mangas, de RPG et d'animation, elle a vu beaucoup trop d'anime dans sa vie pour se souvenir de tous. Ce qui ne l'empêche pas de continuer de regarder tout ce qui a l'air intéressant.

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