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Dessinateur : Harukawa 35
Scénariste : Kafka Asagiri
Editeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : SF, baston, drame
Public : Public averti
Contenu : 208 pages
Sortie : 30 août 2019
Prix : 7,99 €
Statut de la série au Japon : En cours de publication, adapté en animé

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Résumé

« Fukuzawa, le patron de l’Agence des Détectives armés, ainsi que le docteur Mori, le boss de la mafia portuaire, sont tous les deux touchés par un virus nommé « cannibalisme » dont l’auteur n’est rien d’autre qu’un homme de Dostoïevski. Un pouvoir mortel pour l’un et l’autre, à moins de tuer leur ennemi avant da propagation du virus dans leur corps. C’est le début d’un affrontement sans pitié entre les deux organisations. Atsushi et Kunikida tentent ‘enrayer les plans de leur proie, mais en vain. Le conflit se propage, Kyôka se bat contre Akutagawa, Ranpo contre Chûya ! Mais c’est sans compter sur l’intervention d’un membre tout aussi inespéré qu’inattendu pour faire face à la situation… »

Notre critique

A nouveaux chapitres, nouvelles bastons rageuses, bienvenus dans un tome 12 qui déménage !

Il fallait un bon sursaut après la dernière série d’affrontements qui avait vu se liguer la mafia et les détectives armées face à une menace commune. Mais une fois l’ennemi abattu, bien qu’il semble déjà préparer sa revanche, un nouvel adversaire s’amuse à son tour… Et quoi de mieux que d’acculer les deux organisations ayant noué un pacte mutuel de non-agression à une guerre totale ?

Le deal est presque trop simple : les deux chefs sont contaminés par le même virus. Pour éviter que celui-ci les tue et se propage, il leur faut s’entretuer. Le survivant aura la vie sauve et le contentement d’avoir épargné le pire à Yokohama et ses habitants.

On découvre plusieurs choses intéressantes sur nos deux leaders dans ce tome 12. Certes, on avait compris qu’ils avaient un passé commun et un respect mutuel mais on apprécie ces plus. Leur personnalité respective gagne en attrait. Par-dessus tout, on comprend que tous deux oeuvrent depuis longtemps, chacun à leur façon, à la préservation de cette ville qu’ils aiment et protègent.

Les surprises ne s’arrêtent pas là : le docteur Mori aurait d’abord été un espion au service de la mafia, sous couvert du masque d’un médecin de l’ombre qui soignait ceux qui ne pouvaient risquer d’être vus dans un hôpital… Tandis que Fukuzawa, sabreur de génie, aurait officié tant comme assassin que comme garde du corps… Ces deux-là ont croisé le fer mais aussi fait équipe avant que leurs convictions s’opposent et les séparent.

Néanmoins, et cela sera crucial pour comprendre les dernières cases de ce tome 12, tous deux ont obéi à une autre vision de l’ordre que la leur. Initiée par l’invité de dernière page, l’Agence des Détectives Armés aurait partagé la responsabilité de protection de Yokohama avec la mafia portuaire et autres autorités plus…officielles.

Les pouvoirs spéciaux de nos deux chefs de clans se peignent d’une nouvelle aura toute plaisante qui n’a d’égale que la dévotion de leurs subordonnés. Chaque homme de main mafieux comme chaque détective est prêt à tout pour sauver la vie de son patron. Respectés même aux portes de la mort, ils entraînent malgré eux leurs fidèles dans une guerre seule issue possible à l’odieux chantage d’un ennemi commun retors et sadique.

Dostoïevski joue avec leurs nerfs, ils les mènent de fausse piste en pièges pour mieux les pousser au combat fratricide. Car tous sont des détenteurs de pouvoirs spéciaux et tous veulent préserver leur cité et ses habitants. Au diable les intérêts financiers, les disputes stériles, place à une lutte à mort.

Kyôka n’hésite ainsi pas à se dresser face au terrifiant Akutagawa dont la franchise finit par la déstabiliser. Ranpo s’amuse de son côté à renverser sa situation en piégeant Chûya dans un monde qui lui donnera l’avantage. Yosano, Kenji et Tanizaki peinent à affronter l’artiste de la bombe de la mafia. Pour leur part, Atsushi et Kunikida parient sur une solution alternative à la violence. Ils suivent les traces des deux chefs qui, bien que malades, décident d’assumer leur destin pour épargner leurs subordonnés, provoquant l’apparition d’un étrange personnage !

Encore et toujours, Bungô Stray Dogs ne connaît pas de répit. Le temps manque, les évènements se succèdent avec une frénésie absorbante. Entre révélations, actes manqués du passé et du présent, on se régale !

Quoi de mieux pour accompagner une telle dynamique que le dessin de Harukawa 35 ? Le trait vif, la mise en cases très rythmée soutiennent une action cohérente et continue. Le chara-design élégant et détaillé insiste sur les moments forts, les émotions et les contradictions qui peuplent l’esprit de chacun. Veulent-ils de battre ou sont-ils réellement poussés à le faire ? Les frères ennemis ont plus que jamais une bonne raison de s’entretuer mais pourront-ils enrayer ce cercle infernal ? Vivement la suite !

Notre critique du tome 12 de Bungô Stray Dogs
Victimes d'un complot, les deux chefs ennemis sont condamnés à s'entretuer pour sauver leur vie et la ville toute entière...
Scénario90%
Dessin95%
Edition95%
Originalité90%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé :
  • Action, baston, suspense!!
  • Nouveau personnages mystérieux!
  • Révélations sur les leaders
On a moins aimé :
  • Néant
93%Note Finale

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