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Dessinateur : Ao Acato
Scénariste : Ao Acato
Éditeur : Kana
Collection : Big Kana
Genre : Drame
Public : + 14 ans
Contenu : 176 pages
Sortie : 23 novembre 2018
Prix : 7,45€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

« Le « bacille du diable », qui a semé la mort dans toute la ville de Yokobashiri, semble être devenu moins virulent grâce aux soins prodigués avec acharnement aux malades par le docteur Tamaki et le personnel de l’hôpital central. Mais cette situation connaît un brusque revirement lorsque les antibiotiques perdent soudainement leur efficacité, ce qui entraîne une augmentation rapide du nombre de morts. La mutation du bacille va-t-elle plonger la ville dans les ténèbres du Moyen-Âge… ? »

Notre critique

L’état de peste est désormais déclaré dans la petite ville de Yokobashiri, et il ne s’agit pas d’une contamination ordinaire puisque la bactérie responsable a subi des mutations qui rendent tout traitement totalement inefficace. Tandis que les décès se multiplient dans l’hôpital et que le désespoir frappe toute l’équipe médicale, le gouvernement ordonne le blocus de la ville afin d’empêcher que la maladie se répande…

Le scénario, déjà assez angoissant lors du premier volume, s’intensifie de manière monstrueuse dans ce second tome. Ce qui avait commencé comme une petite épidémie se rapproche ainsi beaucoup plus d’une véritable catastrophe désormais, et on commence à se demander jusqu’où les choses vont avancer dans cette histoire ! Et avec l’évolution de ce fléau de peste, c’est tout le comportement des gens autour qui va changer de manière assez drastique, pour devenir peut-être plus inquiétant que la maladie même.

Comme dans le premier volume, la situation évolue très rapidement, au point que l’on ait un peu de mal parfois à se rendre compte du temps qui passe ou de la pression que peuvent ressentir les habitants de la ville, séquestrés sans aucun contact possible avec l’extérieur. Mais ce rythme rapide va avoir ici un avantage : celui de faire naître en nous un certain sentiment d’urgence face à la vitesse à laquelle les cadavres tombent et l’épidémie progresse. Une double page en début de tome montrant des rangées de cercueils donne très vite le ton et se montre incroyablement efficace pour nous replonger dans l’ambiance dramatique de cette histoire.

Cette évolution rapide de l’épidémie va évidemment avoir un impact sur les personnages principaux de l’histoire. Le docteur Tamaki, que l’on voyait si résolue jusqu’à présent, nous apparaît désormais comme accablée par la situation. Alors qu’elle enchaîne les heures de travail, elle est totalement incapable de guérir un seul patient et on sent que cette situation la plonge dans un profond désespoir. Ce sentiment semble partagé par d’autres habitants de la ville, notamment la jeune lycéenne qui avait perdu sa mère durant le premier tome, et qui doit faire face à l’incompréhension de ses camarades de classe de l’extérieur de la ville. Toutefois, ces deux « héroïnes » vont parvenir au fil des pages à regagner une certaine forme d’espoir, chacune à sa manière, et leur grande force de caractère ne peut que provoquer en nous une certaine admiration.

En contraste avec cela, l’attitude des gens, qu’ils soient habitants de la ville ou non, laisse un arrière-goût amer dans la bouche. Certains vont céder à la panique, d’autres vont blâmer les habitants de Yokobashiri comme s’ils étaient responsables de l’épidémie, et d’autres encore pourraient bien risquer de propager l’épidémie hors de la ville, par égoïsme ou par désespoir. Cela pose un problème moral assez fort, puisque même si leurs actes mettent d’autres gens en péril, leurs raisons semblent parfois légitimes et il est difficile de les juger. L’auteur fait par ailleurs un parallèle fort avec le célèbre roman d’Albert Camus, La Peste, dont il cite plusieurs passages durant ce tome.

À présent que le scénario est en place et que les bases de l’histoire sont posées, on prend en outre plus de plaisir à suivre chaque protagoniste du manga. Les décors de nature sont également très nombreux dans ce tome, occupant souvent de grandes cases voire des pages entières, ce qui donne un rendu très agréable à l’œil. Avec ce tome, on entre réellement dans le vif de l’histoire, et elle s’avère plus captivante encore que ce que le début avait pu annoncer. Tout est encore possible pour le troisième et dernier volume ; l’épidémie sera-t-elle finalement contenue, ou assistera-t-on a une catastrophe à l’échelle mondiale ? Une chose est sûre, c’est que cette série d’Ao Acato aura réussi à nous tenir en haleine et à nous faire réfléchir à ce que l’on ferait dans la même situation.

Notre critique du tome 2 de Contamination

L’histoire qui s’annonçait déjà intéressante dans le premier tome prend de l’ampleur pour nous plonger dans un véritable scénario catastrophe dont on ignore encore totalement l’issue ! Beaucoup de suspense et d’intensité dans ce volume, avec toujours un réalisme frappant et un rythme rapide qui montre finalement son potentiel.

Scénario90%
Dessin85%
Edition90%
Originalité85%
Mise en scène75%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé
  • Le scénario qui s'intensifie
  • L'impact sur la population
  • L'ambiance dramatique à suspense
On a moins aimé
  • Néant
86%Note Finale

A propos de l'auteur

Fan de mangas, de RPG et d'animation, elle a vu beaucoup trop d'anime dans sa vie pour se souvenir de tous. Ce qui ne l'empêche pas de continuer de regarder tout ce qui a l'air intéressant.

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