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Dessinateur: Choi Kyu-Sok
Scénariste: Choi Kyu-Sok
Éditeur: Rue de l’échiquier
Collection: Rue de l’échiquier BD
Genre: manhwa, social, thriller
Public: + 16 ans
Contenu: 224 pages
Sortie: 5 mars 2020
Prix: 20 euros
Statut de la série: Terminée en 6 volumes

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Résumé

« Corée du Sud, au tournant des années 2000. Dans un environnement économique et social durement marqué par les retombées de la crise financière en Asie, nous retrouvons Gu Go-shin, militant syndical fondateur d’une petite agence-conseil de défense des travailleurs, et Lee Soo-in, jeune cadre prometteur de la grande distribution, issu des rangs de l’armée. Depuis que leurs routes se sont croisées, les deux hommes ont appris à se connaître et à s’apprécier : les détestables pratiques sociales du nouvel employeur de Lee, puissant groupe français récemment installé en Corée, ont réveillé leurs instincts de justiciers.Avec le concours de Go-shin, Soo-in se bat désormais pour la création d’une section syndicale dans l’entreprise. Bien que les conditions de travail s’y détériorent jour après jour, les salariés se montrent d’abord réticents à cette idée. Mais le sort d’un employé, sauvé in extremis d’un licenciement abusif, fait tout basculer : traumatisant, l’épisode a l’effet d’un électrochoc sur les derniers indécis… »

Notre critique

Dans le premier tome de la série, l’auteur décrivait la situation problématique des travailleurs précarisés en Corée du sud. Dans ce tome, grâce à la rencontre entre un cadre épris de justice, Lee Soo-in, et un syndicaliste tenace, Gu Go-shin, différentes tentatives d’aides aux travailleurs vont être mises en place.

Dans ce volume, les liens entre les deux personnages vont se renforcer. Lee Soo-in voit en Gu Go-shin un allié fort et fiable pour tenter de faire face à une situation de plus en plus problématique. En effet, suite à de mauvais chiffres pour le groupe, le direction française a décidé qu’il fallait pousser les travailleurs à la démission afin de ne pas leur verser d’indemnités. A partir de là, tout est permis chez les cadres qui usent et abusent de procédés toujours plus malsains afin de faire craquer le personnel et le pousser à partir.

Conscient de cette réalité sordide, Lee Soo-in, avec les conseils de Gu Go-shin, va tenter de mettre en place une section syndicale parmi le personnel du magasin. Au travers des actions des personnages, le lecteur peut suivre le mécanisme de mise en place de cette organisation. Cependant, cela ne va pas se faire facilement. La personnalité de Lee ne jouant pas en sa faveur, ainsi que son poste de cadre.

A ce stade du récit, il est intéressant de voir quelles stratégies le jeune homme va commencer à mettre en place pour faire comprendre aux employés qu’il est de leur côté. Si cela peut prêter à sourire quand on regarde la situation avec notre point de vue occidental, il faut garder à l’esprit qu’en Asie, les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Il faut composer avec des règles sociales très différentes et le lecteur y apprendra certainement beaucoup de choses.

Dans ce volume, le lecteur découvrira également beaucoup de choses sur le personnage de Gu Go-shin. Si le caractère têtu et obstiné de ce syndicaliste a déjà été largement démontré, l’on apprendra d’où viennent les motivations qui l’on poussé à entamer ce combat. L’auteur utilise le même procédé qu’avec le personnage de Lee Soo-in dans le premier volume: une alternance de situations au temps présent entrecoupées de Flashs-backs.

Le rythme du récit continue sur sa lancée et reste aussi efficace que dans le premier tome. L’histoire reste toujours aussi prenante et l’alternance de flashs-backs et de scènes au présent permet d’expliquer beaucoup de choses sur les personnages sans donner d’impression de longueur. Le récit est construit comme un thriller. On sent que la machine à broyer se met en marche et cela créé un climat anxiogène qui s’intensifie au fur et à mesure des pages. Cependant, comme de timides éclaircies dans un ciel noir, l’auteur s’applique à montrer, ça et là, la solidarité qui se met en place. Cela permet au lecteur de reprendre son souffle et de n’avoir qu’une envie, connaître la suite.

Les dernières pages du tome sont particulièrement intéressantes car les employés commencent à parler de ce qui ne va pas et le lecteur peut se faire une idée du combat gigantesque qu’il reste encore à accomplir. L’auteur y dénonce sans fard certaines aberrations du règlement d’ordre intérieur du groupe, document qui a réellement existé.

Cette série est à recommander pour des lecteurs plus âgés afin qu’ils arrivent à saisir tous les enjeux qui y sont présentés.

Notre critique du tome 2 de Intraitable

Comment les salariés peuvent-ils s’organiser pour résister collectivement aux pratiques des multinationales ?

Scénario95%
Dessin90%
Edition100%
Originalité95%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • L'ambiance anxiogène bien rendue.
  • Le personnage de Lee Soo-in
On a moins aimé
  • Néant
95%Note Finale

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