S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Dessinateur : Hikaru Miyoshi
Scénariste : Ryosuke Takeuchi
Éditeur :
 Kana

Collection : Dark Kana
Genre : Suspens, Enquête, Historique
Public : + 14 ans
Contenu : 204 pages
Sortie : 21 septembre 2018
Prix : 6,85€
Statut de la série : En cours de publication

Acheter Site officiel

Résumé

« Alors que l’infanterie se prépare à débarrasser le pays d’un réseau de trafic d’opium, Albert apprend qu’une section spéciale est en passe d’être créée. Peu après, William, à peine arrivé à Londres, est attaqué par de mystérieux individus… Pour rectifier tout ce qui ne tourne pas rond dans le pays, Moriarty développe une audacieuse stratégie, totalement inouïe : « le théâtre du crime » !! »

Notre critique

Après un premier tome qui posait les bases de l’histoire en nous racontant le passé de William et Louis James Moriarty, protagonistes inspirés du légendaire antagoniste des Aventures de Sherlock Holmes et personnages principaux de ce manga, ce second volume marque l’apparition de l’autre protagoniste que l’on attendait avec impatience : Sherlock Holmes lui-même.

On se doutait que l’ennemi juré de Moriarty ne tarderait pas à apparaître dans le manga, mais la question était plutôt de savoir comment il allait être introduit et représenté dans cette adaptation. Son apparence sur la couverture de ce tome annonce tout de suite le ton : c’est un Sherlock désinvolte, familier à la limite du vulgaire et manipulateur qui se dévoile ici, un choix assez audacieux de la part des auteurs du manga mais qui marche finalement à merveille.

D’un côté, nous avons donc William Moriarty, criminel calculateur n’hésitant pas à utiliser tous les moyens pour arriver à ses fins, mais servant une cause juste ; de l’autre, Sherlock Holmes, allié de la justice aidant à résoudre des crimes, mais dépourvu de sens moral et n’agissant que par amusement. Cette dualité et cette complémentarité de ces deux personnages place le lecteur dans une position délicate : comment savoir lequel des deux encourager ? Leur rencontre dans le manga se déroule sans animosité, mais déjà les prémices de leur rivalité future se font sentir, et on s’attache très vite à ces deux ennemis totalement à l’opposé.

D’autre part, l’apparition de Sherlock se produit durant ce qui est certainement l’affaire la plus intéressante à laquelle nous assistons depuis le début de l’histoire, puisqu’elle marque véritablement le début des plans de Moriarty et ses compagnons. La mise en scène est effectuée sans aucun accroc, et on découvre au fil des pages le plan ingénieux, bien qu’immoral, de notre anti-héros. Le choix des auteurs d’inscrire une histoire aussi prenante et l’apparition du rival dès le deuxième volume était probablement judicieux, car cela évite de tomber dans le répétitif et cela fait remonter un peu la tension qui avait quelque peu baissé dans la deuxième moitié du premier tome.

On découvre aussi un chapitre entier consacré à Sherlock Holmes et sa rencontre avec John Watson, son célèbre associé, présenté ici comme un jeune homme au grand cœur et plein de bonnes intentions. Très vite, les deux personnages semblent se lier d’amitié, et leurs chamailleries mettent une petite touche d’humour bien appréciable.

Au bout de deux volumes, les personnages principaux ont donc été présentés et le lecteur aura pu prendre le temps de les connaître et s’attacher à eux. Toutes les bases semblent avoir été posées pour que commence l’affrontement indirect entre William James Moriarty et Sherlock Holmes, et on peut s’attendre à ce que ce dernier intervienne désormais régulièrement dans l’histoire et dans les affaires à venir.

Notre critique du tome 2 de Moriarty

Avec l’introduction de Sherlock Holmes dans l’histoire, le scénario s’approfondit et on sent tout de suite une rivalité naissante entre Sherlock, « anti-héros » désinvolte, et William Moriarty, criminel luttant contre l’inégalité. La représentation du personnage de Sherlock Holmes dans cette adaptation pour le moins originale de l’histoire de Conan Doyle était un élément clé, et on ne peut que se réjouir de voir qu’elle a été brillamment réalisée.

Scénario85%
Dessin75%
Edition95%
Originalité90%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée85%
On a aimé
  • Le contraste entre Holmes et Moriarty
  • Pas de baisse d'intensité
  • La mise en place d'éléments prometteurs pour la suite
On a moins aimé
  • Néant
85%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.