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Dessinateur: Edogawa Edogawa
Scénariste: Ryuya Kasai
Editeur: Delcourt-Tonkam
Collection: Borderline
Genre: Thriller, Seinen
Public: + 14 ans
Contenu: 192 pages
Sortie: 16 octobre 2019
Prix: 7,99 €
Statut de la série: série terminée en 7 volumes

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Résumé

« Depuis l’apparition de l’application ‘Sacrificial Vote’ sur leurs portables, Minato et ses camarades de classe sont pris de panique. Les exécutions sociales en public se sont succédées les unes après les autres faisant naître la rumeur qu’ils récoltaient probablement le fruit de la malédiction d’Arisa Nikaidô. Minato Imabari étant arrivée récemment dans l’établissement, il lui est impossible de comprendre les raisons de cette soi-disant malédiction. Après mûre réflexion, Kikukawa considère finalement qu’il est utile de la mettre au courant sur ce passé pourtant considéré comme tabou… »

Notre critique

Le deuxième tome s’ouvre sur une révélation: l’explication de ce qui est arrivé au professeur Nikaidô. Le lecteur apprend que cette jeune professeur a fini par se suicider après avoir subi du harcèlement par l’entièreté de la classe. Harcèlement initié par une élève, Iriyama, qui a réussi à entraîner tout le groupe classe à la suivre dans ses agissements. L’on apprend également que Iriyama avait commencé à agir ainsi uniquement car elle trouvait la professeure hypocrite. C’est sur ce simple motif que la classe a fini par pousser la professeur au suicide.

Minato décide alors de mener sa propre enquête, épaulée par Tamamori mais les choses vont vite déraper.

Le récit continue à montrer la descente aux enfers du groupe classe, groupe de plus en plus réduit suite aux dernières interventions du ‘Sacrificial Vote’. L’application sadique continue de faire des ravages. Le manque de cohésion dans la classe lui facilitant grandement les choses.

Dans ce volume, on découvre un lieu extérieur à l’école, la maison de la professeure Nikaidô. Cette maison n’est plus occupée que par une personne, sa mère, qui agit comme si sa fille était toujours vivante, ce qui rajoute à l’ambiance malsaine. C’est suite à la visite de ce lieu que l’on apprend un élément important: la professeure avait un petit frère qui serait dans la classe et qui aurait organisé toute cette vengeance. Le scénario, suite à cette révélation, montre une grande incohérence. En effet, à part Minato, il n’y a pas eu de nouveaux élèves dans la classe.

Le lecteur peut donc se demander pourquoi ce garçon s’est inscrit sous un autre nom à l’école? Est-ce qu’il a participé aux brimades contre sa sœur devenue professeur? Si c’est le cas, pourquoi mettre en place toute cette histoire de vengeance? La première impression est que cette révélation n’est là que pour continuer à plomber l’ambiance du récit ou est-ce que d’autres rebondissements sont prévus pour expliquer tout ça?

De plus, suite à un dérapage, un élève, Tamamori, est poignardé et fini à l’hôpital. Sa mère porte plainte et une enquête est ouverte. Cela est l’autre point intéressant du volume car des personnes extérieures au groupe classe vont venir enquêter sur la situation. C’est un élément qui est beaucoup plus cohérent que le premier.

La fin du volume montre un retournement de situation: Minato parvient à unir le groupe classe pour tenter d’arrêter l’application. La classe arrive à remplir toutes les conditions mais l’application annonce alors un nouveau jeu. C’est sur cette révélation que le tome s’achève.

L’édition est de bonne qualité et offre en bonus un petit paquet de 6 cartes représentant des élèves de la classe. 

L’ambiance est lourde mais à vouloir faire un récit trop glauque, l’auteur le rend incohérent. L’environnement prend le pas sur les individus et l’on se demande plus quel sera le nouveau jeu proposé par l’application que ce qu’il risque d’arriver aux étudiants.

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