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Dessinateur : Taiyô Matsumoto
Scénariste : Taiyô Matsumoto
Éditeur : Kana
Collection : Made In
Genre : Tranche de vie
Public : + 14 ans
Contenu : 256 pages
Sortie : 18 janvier 2019
Prix : 12,70€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

« Shigeo est un élève très studieux qui vit seul avec sa mère. Alors que les vacances d’été débutent, il est contraint d’aller vivre chez son père, Hanao. Ce dernier est un trentenaire qui a quitté le foyer pour devenir joueur de base-ball professionnel dans l’équipe des Tokyo Giants. Tout oppose ce père rêveur qui est resté un grand enfant et son fils, plus terre-à-terre, qui ne pense qu’à ses études. Finalement, il se pourrait bien que Shigeo découvre que l’apprentissage de la vie ne se fait pas qu’à l’école… »

Notre critique

Ce tome vient clore la folle et inoubliable aventure de Shigeo et son père Hanao, qui auront désormais vécu toute une année ensemble. Et quelle fin nous attend dans ce dernier volume !

Assister, au fil des chapitres de ces trois volumes, à la transformation progressive de Shigeo, se sera avéré être un véritable plaisir jusqu’aux toutes dernières pages. Ce petit qui ne jurait que par les études et la réussite sociale et qui, au début du premier tome, rejetait complètement ce grand rêveur enfantin qu’est son père, aura peu à peu appris à élargir ses horizons et à s’ouvrir aux merveilles de l’imagination et du rêve.

C’est lorsque Hanao décide, sur un coup de tête, d’emmener Shigeo en voyage sans carte ni boussole sur leur moto, que l’on réalise à quel point ces changements ont également affecté leur relation. Le père et son fils plaisantent ensemble, ils jouent ensemble, et Shigeo lui fait même part de ses rêves. Plus que tout, on sent qu’ils sont réellement sur la même longueur d’onde, même si chacun a sa propre vision du monde et des choses, ils sont parvenus à s’accepter l’un l’autre.

Mais alors que la bonne ambiance commençait enfin à régner, le ciel se met à s’obscurcir. L’homme mystérieux qui traînait en ville et que Hanao refusait de voir est toujours là, et on sent que la bulle dans laquelle vivent Shigeo et son père ne va pas tarder à éclater. Et lorsque Hanao, au terme de leur voyage, dépose Shigeo chez sa mère pour totalement disparaître, on partage l’angoisse du petit garçon qui se retrouve de nouveau face à un grand changement.

Cependant, ce n’est plus le même enfant qu’au début : il a grandi et il a mûri au cours de cette année, ce qui lui permet de réagir différemment à cette situation. Plutôt que fuir, il lui fait cette fois face avec le sourire.

La construction scénaristique et la mise en scène de ce dernier tome sont absolument renversantes. On sent la tension monter progressivement, et jusqu’aux dernières pages on est tenus en haleine : Hanao, ce grand excentrique que Shigeo croyait complètement fou, va-t-il finalement réussir à atteindre ce rêve « impossible » qui est le sien ?

Du début à la fin, on aura ressenti dans cette œuvre une intensité rare, que ce soit autour de la relation se formant entre le fils désabusé et son père immature, de la passion du sport ou, tout simplement, de la vie elle-même et de toutes les merveilles qu’elle a à offrir. Le rêve de Hanao est tellement fort, résistant à tout et si puissant qu’il se matérialise dans les pages du manga, qu’il finit, nous aussi, par nous pousser à croire un peu plus en nos rêves.

Notre critique du tome 3 de Le Rêve de mon père

Farfelu, onirique et bouleversant, l’univers de ce manga en trois tomes de Taiyô Matsumoto nous touche en plein cœur et nous entraîne dans l’histoire d’un père et son fils qui vont, au cours d’une année de vie commune, nous faire rire et nous émouvoir à bien plus d’une reprise.

Scénario100%
Dessin95%
Edition95%
Originalité95%
Mise en scène100%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé
  • L'évolution de la relation père-fils
  • Une histoire drôle et émouvante
  • La mise en scène incroyable
On a moins aimé
  • Néant
100%Note Finale

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