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Dessinateur : Yoshimurakana
Scénariste : Yoshimurakana
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Baston
Public : Averti
Contenu : 213 pages
Sortie : 22 février 2019
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Un mystérieux meurtrier arrache la peau du visage de ses victimes avant de les abandonner dans la nature… On le surnomme « le collectionneur de visages ». Kuroko commence donc par kidnapper la fille du principal suspect avant d’aller lui rendre une petite visite. Pendant ce temps, Hinako emmène l’enfant avec elle dans un parc d’attraction… Mais si le mal n’était pas là où on l’attend ? »

Notre critique

Les lecteurs ayant succombé aux premiers tomes de Murciélago seront ravis de retrouver leur héroïne super déjantée, obsédée et sans complexe aucun dans cette suite menée à 200 à l’heure !

Laissant le soin à sa lolita d’assistante, la toute mimi Hinako, se s’occuper d’une enfant un rien confuse, Kuroko se lance à l’assaut des bureaux qu’occupe le principal suspect, un potentiel récidiviste. Sa première mission est de se faire une idée quant à la culpabilité éventuelle du bonhomme. Ce monsieur Asagi a déjà fait de la prison psychiatrique, il en est sorti il y a déjà dix ans, et rien ne s’est reproduit jusqu’à la soudaine disparition de sa propre femme. Les policiers en charge de l’affaire rencontrent un gros problème : Asagi a de sérieux alibis…mais il est aussi fils de yakuzas. Il se pourrait donc qu’il ait trouvé les moyens de se forger de bons alibis tout en étant coupable. C’est donc à Kuroko qu’il revient de se forger son opinion et l’on compte avant tout sur sa nature de tueuse sanguinaire pour interpréter les faits et dires d’Asagi… Entre tueurs sadiques on se comprend mieux !

Effectivement, notre exterminatrice ne met pas plus de quelques minutes avant de faire sortir Asagi de ses gonds et une lutte à mort s’engage. Le rythme est effréné mais rien ne saurait mettre à mal Kuroko, infaillible assassin qui entend non pas faire justice mais simplement mener à bien sa mission tout en laissant libre court à son plaisir numéro un après le sexe : tuer. Pourtant, un doute grandit à mesure qu’elle analyse les motivations d’Asagi. En dépit de son sombre passé, de ses crimes perpétrés, il pourrait être innocent des meurtres les plus récents. Le suspense grandit, entre les coups spectaculaires qui réduisent en miettes plusieurs étages et les échanges verbaux opposants les deux tueurs. Le danger saute soudain aux yeux, il se déplace même du côté de la mignonette Hinako. Car le tueur n’est pas celui que l’on croit, il même tout près de notre lolita trop candide pour fréquenter tant de dangers. A moins que les démonstrations dont elle nous a déjà abreuvés dans le tome 2 ne soient pas des coïncidences mais bien la preuve que sous ses jupes à volants, sa petite taille et son sourire de poupée, Hinako ne soit absolument capable de mettre la pâtée à tout méchant qui se présenterait…

Ménageons la surprise pour nos lecteurs mais on savoure ce tome 3 avec la même voracité que les précédents. Tout va vite sans être confus, le suspense est intact et se mêle avec malice à cet humour délirant qui fait la séduction de ce titre.

En prime, le volume se termine sur un faisceau de pistes quant au passé de Kuroko, au rôle secret que joue une Hinako transformée en otage policier pour mieux contrôler notre héroïne sanglante, à l’intervention opportune d’une tireuse à gage aperçue dans le tome précédent, aux conclusions surprenantes de Mitsurugi et du commissaire principal Sûdo quant à Kuroko et à l’avenir de son « partenariat » avec la police…

La palme graphique revient à la mise en scène qui accentue la narration hyper active, souligne la tension du danger imminent, les rebondissements d’une enquête menée non pas à coup d’indices mais de coups de couteau, de tirs de flingues et autres fantaisies telles que les sourires carnassiers de sous-entendus de Kuroko. Le rythme du récit ne cesse de rebondir grâce au dynamisme général de son trait qui ne laisse rien au hasard alors que le chara-design s’amuse des contrastes entre les personnages, Kuroko et Hinako en tête.

Du très bon seinen qui nous tient en haleine, nous force à aimer une héroïne tueuse déjantée et promet une suite tout feu tout flammes !

Notre critique du tome 3 de Murciélago

Kuroko est sur la piste du collectionneur de visages et commence par kidnapper sa fille...

Scénario90%
Dessin95%
Edition95%
Originalité90%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé :
  • Manga déjanté et haletant
  • Equilibre baston sanglante et comédie
  • Alliance narration/dessin
On a moins aimé :
  • Néant
95%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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