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Dessinateur : Akira Ishida/Chara-design : Konoe Ototsugu
Scénariste : Yuichiro Higashide/Type-Moon
Editeur : Ototo
Collection : shonen
Genre : Fantastique, baston, humour, suspense
Public : tout public
Site officiel : Ototo
Sortie : 12 avril 2019
Prix : 6,99
Statut de la série au Japon : en cours, adaptée en anime, original en LN

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Résumé

« Après avoir dérobé le Graal Supérieur de Fuyuki à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la famille Yggdmillennia se sépare 60 ans plus tard de l’Association des Mages… Leur rébellion provoque une division entre 2 factions de maîtres, invoquant chacun 7 esprits héroïques pour une guerre de front entre 14 Servants, le tout surveillé par un Ruler, servant médiateur envoyé directement par le Saint Graal… Alors que la faction des Rouges bat en retraite, Astolfo, le Rider des Noirs, profite de la confusion pour aider l’homoncule s’étant libéré de sa cuve à quitter la forteresse des Yggdmillennia… »

Notre critique

Voilà un tome presque entièrement consacré à la faction des Noirs et à Ruler. Exit pour le moment la petite guerre interne aux Mages et donc aux Rouges, dont on apprend uniquement le véritable nom de Rider : Achille, héros de la Grèce antique. Le conflit a gagné les Noirs et surtout le cœur des Servants qui, pour certains, décident de trahir les projets de leurs maîtres. Il faut dire que ces derniers ne sont pas des modèles à suivre pour des esprits héroïques…

En ligne de mire, l’orgueilleux maître du Saber des Noirs qui pousse encore son Servant à agir contre sa nature de héros. Et cette fois-ci est une fois de trop. La réaction de Saber/Siegfried est surprenante, elle provoque une cassure déstabilisante du récit. Si on appréciait déjà le rythme et le style narratif de ce cross-over de la saga, on sera très intéressé par cette tournure d’évènements qui pourrait bouleverser les forces en présence pour la suite. Sans faire de spoiler à nos lecteurs, sachez que le destin de l’homoncule va changer plus subitement qu’on ne pouvait l’imaginer, à jamais lié à la Guerre Sainte grâce au choix que fait le Saber des Noirs/Siegfried. Rider/Astolfo est tout aussi pris au dépourvu et s’il est heureux de voir son protégé définitivement sauvé, il encourt une grave punition de la part de son propre maître. Pour autant, il endure le courroux du mage sans sourciller, se soumettant sans rien regretter. Tandis que le chef des Rouges entrevoit un nouveau stratagème pour abattre ses adversaires (et ce quels qu’ils soient…), Ruler, ou Jeanne d’Arc, perturbée par la disparition du Saber noir, décide de demander des comptes directement aux Yggdmillennia. Reçue avec agressivité par Vlad III, le Lancer noir, la jeune fille ne se laisse pas impressionner. Elle apprend donc la vérité de la bouche d’Astolfo et, sur ses conseils, part retrouver la trace de l’homoncule. Marqué par Siegfried, la créature s’affirme de plus en plus et son choix, présenté à Ruler, accentue l’impression générale : il jouera un rôle important face aux Yggdmillennia !

Le volume se termine sur un autre problème que doit régler la famille régnante de Roumanie : son Servant Assassin fait bien trop de vagues pour les laisser traiter leurs petites affaires avec les Rouges en paix… Mais comment y remédier ?
Si la narration se plaît à passer d’une scène à l’autre, les évènements se succèdent sans se bousculer, imprimant au récit un rythme énergique plaisant et appuyant l’impression générale de complots et de conflits au sein même de chaque faction. Personne ne fait confiance à personne et chacun cherche le meilleur moyen de parvenir à la victoire. Plus on avance, plus on en apprend sur les esprits héroïques qui sont, plus encore que les mages, la source de ces mésententes vouées à grandir. Car comment des esprits faibles de mages pourraient garder ascendant sur celui de tels personnages qui ont tant marqué l’Histoire ?

Le dessin et surtout la mise en scène permettent heureusement de fluidifier ce récit qui ne cesse d’emboîter les situations, les caractères forts, et jongle entre ses très nombreux personnages (au final, on se retrouve quand même avec 28 protagonistes au total). Même Jeanne d’Arc, que l’on pensait minime et poupée aux jolies formes, est présentée avec majesté et force.
Excellent point pour les éditions Ototo qui continuent de proposer entre les chapitres et en fin de volume des textes rappelant les légendes et origines des personnages héroïques, ajoutant à ce tome 4 une interview entre Akira Ishida et Ototsugu Konoe.

Notre critique du tome 4 de Fate/Apocrypha
Tandis que les servants Rouges doivent se retirer, le Rider des Noirs tente de faire évader un homoncule quand Rider lui fait face...
Scénario85%
Dessin85%
Edition95%
Originalité80%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé :
  • Rebondissements surpenants!
  • Narration fluide malgré les nombreux personnages
  • Graphisme dynamique et soigné
On a moins aimé :
  • Gare au piège de la confusion qui guette
85%Note Finale

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