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Dessinateur : Kanoko Sakurakouji
Scénariste : Kanoko Sakurakouji
Éditeur : Pika Édition
Collection : Shojo
Genre : Romance, Historique, Drame
Public : + 15 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 3 octobre 2018
Prix : 6,95€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« À l’époque d’Edo, dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara. Akane, embauchée de son plein gré par la célèbre maison close, l’Akebonorô, mène son enquête sur l’assassinat de ses parents et la destitution de leur maison. Sôsuke, le fils d’une grande maison de prêt sur gage, est épris d’elle. La jeune fille, qui sait pourtant que leur amour est sans avenir, cède à sa fougue impétueuse et se laisse embrasser. Parallèlement, son investigation la rapproche de la vérité, mais aux prix d’un malheur aussi grave qu’imprévu… »

Notre critique

Ce quatrième tome de La courtisane d’Edo s’ouvre sur un Sôsuke torturé… Les sentiments qu’il porte à la jeune Akane, apprentie courtisane, sont de plus en plus profonds, et la dure réalité de leur avenir, qu’ils ne pourront passer ensembles, le font souffrir. Et le baiser qu’il a volé à la jeune fille à la fin du tome précédent ne peut calmer son trouble. Avoir vu la jalousie sur le visage d’Akane, lui a fait prendre conscience que la jeune héroïne a, elle aussi, de tendres sentiments à son égard. Maladroitement, il en demande plus à l’apprentie, mais celle-ci ne sait comment se comporter avec cet homme, de qui, elle s’en rend compte, tombe amoureuse. Comme Sôsuke, Akane a peur de le faire souffrir et elle préfère garder ses distances. Mais lors des absences du jeune homme, elle sent qu’elle ne peut vivre sans le voir. Elle souffre de ce vide, et afin d’apaiser cette souffrance, elle décide, comme Sôsuke, de profiter des moments qu’ils peuvent passer ensemble. Entre cadeaux et promesses, nos jeunes amoureux ont toujours une relation compliquée, mais on ne peut qu’espérer qu’ils trouveront leur bonheur.

En dehors des méandres amoureux de nos héros, il y a l’enquête que mène la jeune Akane sur le décès tragique de ses parents. Grâce à Aoi et à son soupirant, Sakitchi, Akane avance dans ses recherches, mais ce n’est pas sans danger. Un nom, un espion et un cadavre ! De quoi faire avancer l’intrigue, mais surtout de la compliquer. Kanoko Sakurakouji nous tient en haleine : les informations sont savamment distillées et l’ambiance s’assombrit.

Le côté historique n’est pas oublié. On en apprend toujours plus sur le métier de courtisane durant la période d’Edo. Ainsi, si les courtisanes peuvent avoir un amoureux, et le voir, il ne leur est permis que de vivre une sorte de concubinage avec eux. Si cet homme ne peut la racheter, la courtisane ne peut s’enfuir pour vivre son amour. Sinon, c’est la mort assurée pour elle et lui sera reniée par sa famille. On apprend également qu’il est possible pour un client de partager la couche d’une apprentie, comme Akane. Mais en toute chasteté ! Enfin, les rivalités entre les maisons et entre les courtisanes ne sont pas oubliées. Celles-ci deviennent de plus en plus présentes. On sent que ces femmes veulent réussir, être les premières, afin de s’assurer un avenir lorsque leur beauté sera fanée. Il suffit de voir la scène de la fête du Niwaka. On se prend à soutenir ses femmes, on les comprend et on désire vraiment qu’elles puissent réaliser leurs rêves et être libres. La réalité que nous dépeint ce manga, nous rend les personnages encore plus attachants.

Le trait de la mangaka est toujours aussi agréable, régulier et très précis. Toutes les coiffures des courtisanes sont chargées de détails, propres à chaque jeune femme. Pareil pour les magnifiques kimonos. Les motifs des tissus sont différents à chaque fois, on sent le luxe derrière le dessin. Les visages des protagonistes sont très expressifs, on lit en eux à livre ouvert. Par contre, il y a très peu de décors, mais vu le travail que représente les personnages et leurs costumes, on peut le comprendre. Cet absence de décor aère les cases et les rend très agréable à lire.

Notre critique du tome 4 de La Courtisane d'Edo

En résumé, ce tome de La courtisane d'Edo confirme la qualité et l'intérêt des tomes précédents. L'intrigue s'assombrit et la relation entre nos jeunes amoureux est toujours aussi complexe. Notre curiosité pour la période d'Edo et l'univers des courtisanes s'accroit. On adore !!!!

Scénario95%
Dessin98%
Edition90%
Originalité95%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • L'enquête
  • L'aspect historique
On a moins aimé
  • Néant
95%Note Finale

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