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Dessinateur : Akihito Tsukushi
Scénariste : Akihito Tsukushi
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : SF, Baston, Aventure
Public : Tout public
Contenu : 208 pages
Sortie : 18 janvier 2019
Prix : 8,99€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Au pied de la ville d’Orse s’étend l’abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce gouffre attire de nombreux aventuriers séduits par l’aura de mystère qui l’entoure. On les appelle « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère. Un jour, lors de ses prospections, elle découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle n’imagine alors pas à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin »

Notre critique

Rico sort de son sommeil convalescent mais ce ne sera que pour mieux repartir à la conquête de l’Abysse. Les premières pages présentent quelques jours de repos pour nos deux jeunes explorateurs. Ils doivent encore reprendre des forces et s’équiper pour mieux continuer leur chemin. L’aide de Nanachi est inestimable, à tel oint que Legu peine à raconter ce qu’il sait de lui et de son amie Meethi à Rico. Sa souffrance fait écho à celle de Rico et Legu qui lui proposent tout naturellement de les accompagner.

Notre duo devient ainsi un trio et l’aide de Nanachi ne sera pas de trop alors que nos héros s’apprêtent à pénétrer le territoire du terrible Bondold. Malgré les souvenirs partagés par Nanachi, malgré les visions d’horreur que les présente le paysage du territoire de Bondold, Rico et Legu, comme le lecteur, baissent la garde face au charme innocent de Prushka, la « fille » de Bondold, qui est la première à les accueillir. Persuadée de la bonté de son « père », elle créé une illusion de sécurité qui piège nos héros, même Nanachi. Car Bondold n’a pas changé avec le temps, bien au contraire, sa cruauté s’est étendue à ses serviteurs qui la partagent et jusqu’ à Prushka dont elle est se révèle être un autre fruit….ce dont Legu va en faire la douloureuse expérience tandis que Rico sera sauvée in extremis par la jeune fille.

Le tome précédent nous avait glacé le sang et cette suite immédiate confirme affreusement nos craintes. Le suspense est là, oppressant, dès les premières cases et ce en dépit des quelques notes d’humour ou de tendresse des retrouvailles Rico-Legu. Dès que l’on comprend qu’ils s’aventurent vers le domaine de Bondold, passage obligé dans leur périple, on tremble pour eux.

Les puissants jeux d’ombres qui s’immiscent peu à peu dans le complexe nuancier de gris qui fait toute la particularité du graphisme de Made in Abyss contribuent largement à cette atmosphère horrifique un rien Burtonienne. Le mignon chara-design de Prushka fait contrepied à celui des serviteurs et de Bondold lui-même, laissant flotter un peu plus l’inquiétant mystère qui entoure cet horrible personnage. Clin d’œil appréciable : pour les lecteurs qui, comme votre serviteur, avaient cru que Nanachi était également une fille, les doutes sont levés.

Sous ses dehors de manga d’aventure, Made in Abyss confirme tome après tome, un ton qui s’assombrit, garde des secrets enfouis, laisse surgir des créatures de plus en plus cruelles et dangereuses, de vraies dévoreuses d’âmes et de vies que nos héros devront bien affronter pour atteindre leur but, mais à quel prix ?

Notre critique du tome 4 de Made in Abyss
Accompagnés de Nanachi, Rico et Legu reprennent leur route, direction les Tréfonds et le domaine du terrible Bondold, sifflet blanc d’une grande cruauté…
Scénario95%
Dessin90%
Édition90%
Originalité90%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • Des personnages fascinants et/ou attachants
  • Suspense gigantesque
  • Graphisme génial
On a moins aimé
  • Néant
90%Note Finale

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