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Dessinateur : Haruyoshi Kobayakawa
Scénariste : Kogitsune Kanekiru
Editeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Seinen, fantastique
Public : Tout public
Contenu : N/C
Sortie : 21 juin 2019
Prix : 7,99 €
Statut de la série au Japon : En cours de publication

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Résumé

« Dans une nature sauvage où règne la loi du plus fort, Ogu-Rô parvient à devenir le leader d’une troupe de gobelins. Il se ligue avec les elfes pour lutter contre l’armée des humains, afin de mettre un terme à la guerre qui les déchire. Au cours d’une de ces batailles, il rencontre un jeune insolent du nom de Philip, le héros insecte. Celui-ci lui donne bien plus de fil à retordre qu’il ne l’aurait imaginé. Parviendra-t-il à triompher de lui ? »

Notre critique

Il aura fallu patienter près de deux ans pour lire cette suite de Re:Monster et, une fois le tome fini, on hésite entre contentement et frustration.

Certes, le plaisir de retrouver ce héros réincarné en gobelin dans un monde aux forts accents de jeux video, est là. Devenu un ogre très puissant par la seule force de sa volonté et de ses capacités intellectuelles gardées intactes pour cette autre vie, Ogu-Rô surpasse de loin ses compagnons. Mais l’aventure ne cesse d’évoluer et lui avec elle. Au même rythme d’un gamer assimilant les règles du jeu pour transformer son avatar, Ogu-Rô a gagné en capacités qu’il cherche sans arrêt à fortifier. Il en va de même pour toutes celles et ceux qui se sont ralliés à son groupe. C’est donc assez naturellement que la première partie de ce tome 4 présente, au fil des jours, le développement de chacun.

Sur les ordres de leur chef, tous les personnages composant le groupe assimilent des qualités, des aptitudes qui les renforcent. Ogu-Rô est un calculateur, pour lui-même et les autres, et rien ne le fait renoncer à tester de nouveaux dons, au risque de se blesser. Mais ses dispositions acquises lui assurent une telle résistance que plus rien ne lui résiste bien longtemps.

De même, ses alliés sont devenus si puissants qu’attaquer des groupes armés ennemis ne les effraie plus, quel que soit leur nombre. Les victoires s’enchaînent, les réjouissances aussi et les dons se multiplient. On pourrait se lasser de cette structure narrative linéaire qui, si elle nous éclaire sur la progression des protagonistes, laisse peu de champ à l’action proprement dite. Sans parler de la large place faite au texte et autres explications qui remplacent le développé graphique du récit.

Heureusement, l’humour rattrape cette part du volume et nous rappelle l’infinité des enjeux comme des possibilités qui s’offrent à Ogu-Rô. Pour autant, quel est le but final de cette histoire ? Le mystère est complet…

La seconde partie relève enfin le carcan rythmique avec un combat détaillé. Alors qu’il lance un assaut sur une unité particulièrement dangereuse de l’armée humaine, Ogu-Rô fait face à un de leurs redoutables guerriers. Membre du fameux groupe des Huit Grands Chevaliers, Philip le héros insecte est un adversaire digne de ce nom.

Sous son apparence juvénile, il réserve un beau challenge à Ogu-Rô. Entre soldats insectes répugnants et autres attaques vicieuses et périlleuses, Philip malmène un temps notre ogre héros. La dynamique du combat est là, affirme un bon suspense et permet à Ogu-Rô de déployer quelques-unes de ses propres bottes secrètes. Il en profite bien entendu pour laisser le reste de l’ennemi à ses alliés qui remportent également une belle victoire. Si Philip parvient à s’enfuir, le butin est conséquent et le ballet des évolutions physiques, magiques etc. reprend de plus belle.

Malgré ce retour au schéma de départ, Ogu-Rô semble prévoir une suite pour ses compagnons et lui-même. Ainsi donc, après plusieurs jours de recherches et réflexions, il opte pour une quête d’un autre genre. Accompagné de ses fidèles, l’ogre quitte enfin sa grotte QG. Il fait route vers une ville des humains, non sans avoir aménagé un moyen original dans ce monde d’enrichir les siens : un onsen pour les elfes !

Le ton général est équilibré entre comédie et baston, ce qui garantit un bon moment de lecture. Le décalage assumé de Re:Monster n’en ressort que mieux. Avec son absence de remords ou de compassion, son indifférence aux notions d’honneur ou de bravoure puisque seule compte la survie et les moyens de gagner encore et toujours en force et en capacités, Ogu-Rô surprend. Ses mercenaires suivent aveuglément son sens très particulier de la morale, et tous y gagnent. Bien que voués à un cannibalisme quasi-obligatoire, meilleur moyen d’évolution en tous genres, les protagonistes nient absolument le réalisme, comme dans un jeu.

Le dessin accompagne parfaitement le récit. On regrette même qu’il ne soit pas plus présent dans la première partie. Cela rallongerait évidemment la série mais assurerait une meilleure balance narrative aux lecteurs qui se lassent trop vite de la prédominance textuelle. Le chara-design est adapté à l’histoire, varié et expressif. La prestance de Ogu-Rô est sans fard, il est le chef et en impose ! le séquençage général comme de l’action dans la bataille maintient un rythme qui grandit et suffit à relancer l’attrait en pleine lecture. Les aspect repoussants des armes « insectes » de Philip ou encore les impressionnants déploiement des alliés du héros apportent leur lot de superbe.

Pour son 4e tome relié, Re:Monster tente d’accélérer le rythme mais retombe dans un schéma narratif qui privilégie le côté jeu video du contexte à savoir l’évolution incessante mais systématique de son héros. Il n’en demeure pas moins un manga original qui a trouvé son identité, pour le plus grand plaisir des amateurs de seinen qui sortent du lot.

Notre critique du tome 4 de Re-Monster
Ogu-Rô est déterminé à devenir toujours plus fort pour malmener l'armée des humains mais un adversaire retors se présente...
Scénario80%
Dessin95%
Edition90%
Originalité80%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée80%
On a aimé :
  • Evolution des personnages
  • Nouveaux personnages intéressants
  • Equilibre baston, humour
On a moins aimé :
  • Structure narrative redondante
  • Parfois plus de texte que de travail graphique
85%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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