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Dessinateur : Yukai Asada
Scénariste : Tôru Fujisawa
Éditeur : Pika Edition
Collection : Shonen
Genre : Action
Public : Tout public
Contenu : 192 pages
Sortie : 21 février 2018
Prix : 7,20€
Statut de la série : Terminée en 4 tomes

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Résumé

« Hayato passe à l’attaque, mais il est lui aussi victime des illusions diaboliques de Nezu. Heureusement, une idée géniale de Ryôko lui permet de reprendre le dessus. Amon cède alors des pièces supplémentaires à son homme de main, qui prend en otage un stade entier rempli de spectateurs,  afin d’y attirer son ennemi et le tuer ! Hayato semble prêt à recourir à des moyens radicaux pour sauver la situation… »

Grâce aux pièces supplémentaires que lui a confié Amon, Nezu réussi presque à se débarrasser de Dog Hound, qui ne doit sa survie qu’à l’habileté et la rapidité de réaction d’Hayato. Si pour Nezu son affrontement fait office de petite victoire, Amon ne partage pas son avis. Après la mort de Doll Dealer et Silent Monk, sans oublier Dog Hound qui a rejoint le camp de Hayato, le combat de Nezu sonne comme une défaite supplémentaire, et il fait bien comprendre à son subordonné qu’il ne saurait tolérer d’autres échecs.

Nezu comprend donc qu’il n’a plus droit à l’erreur et tente de rassurer Amon en lui proposant un plan ingénieux visant à vaincre une bonne fois pour toute Hayato Shingyôji. Mais avant qu’il n’ait pu en livrer les détails, Mitsume – également présente à la réunion – annonce que quelqu’un s’apprête à les attaquer. Quelques secondes plus tard, Hayato fait effectivement une entrée fracassante dans les bureaux d’Amon, et lance Kyavijaya sur Nezu. Contre toute attente, le féroce démon se retourne pourtant contre son propriétaire.

Alors que Hayato se retrouve en position délicate, étouffé par son propre démon, Ryôko, Koji et Iruma arrivent sur place, et sont témoin d’un spectacle étrange. Loin d’être pris au piège par Kyavijaya, Hayato est en fait en train de s’étrangler lui-même, ce qui laisse à penser qu’il est pris au piège par une illusion du Beautiful Dreamer.

Heureusement, Ryôko pense avoir trouvé un moyen de déjouer les illusions maléfiques de Nezu. Grâce aux informations recueillies auprès d’Iruma après qu’il ait lui-même souffert de ces illusions, Ryôko met au point un plan simple mais ingénieux afin de se protéger de ces mirages maudits. Elle confie donc à Iruma une corbeille à papiers, avec pour mission de déposer cette dernière sur la tête de Hayato.

Toutefois, cette tâche simple en apparence se révèle assez dangereuse ; afin d’atteindre Hayato Iruma doit également veiller à ne pas se faire happer par un cauchemar éveillé créé par le Beautiful Dreamer. De plus, le temps leur est compté car à chaque seconde qui passe, Hayato s’étouffe un peu plus de ses propres mains. Comment Ryôko et ses compagnons parviendront-ils à se défaire d’un ennemi aussi puissant ?

Notre critique

C’est avec ce quatrième et dernier volume que l’aventure Tokkô Zero prend fin. Cette série dérivée de Tokkô (également disponible chez Pika Édition) retrace les évènements ayant abouti au désastre de Machida, tragédie qui constitue le socle du récit de Tokkô.

Si au fil des 4 volumes le lecteur en apprend un peu plus sur les origines de l’ouverture du portail, certains éléments restent toutefois encore dans l’ombre. Bien que l’on sache désormais comment la boîte de Druj fut découverte, rien n’est à proprement parlé dévoilé quant à ses toutes premières origines, comme par exemple la façon dont elle fut assemblée. Un autre mystère concerne également la jeune fille ayant proposé le pacte à Hayato: bien que cette dernière ressemble à s’y méprendre à Suzuka, aucun lien n’est fait entre les deux personnages, bien que leur ressemblance soit trop frappante pour être le simple fruit du hasard.

Le traitement de certains personnages constitue d’ailleurs une petite faiblesse au niveau du scénario. Si Ryokô Ibuki tient un rôle clé dans Tokkô Zero alors qu’elle ne faisait office que de figurante dans la série principale, on ne peut pas dire que les autres aient bénéficié des mêmes faveurs. Hikaru, la collègue de Ryôko, reste définitivement aux abonnés absents la seconde moitié de la série, puisqu’elle ne réapparaît finalement pas dans ce tome. Même chose pour Mitsume, la jeune fille au troisième œil qui fait une timide apparition en début de tome, pour ensuite disparaître également du paysage sans que l’on sache ce qu’elle est devenue.

Ces deux personnages n’apparaissant pas dans la série originale Tokkô, il est un peu dommage qu’elles n’aient pas eu un plus grand rôle à jouer. Même constat pour Kôji Aoki, le chef de Ryôko, qui bien qu’il apparaisse dans chaque tome se voit réduit à un rôle plutôt mineur. Avec tant de personnages à disposition, il est un peu dommage que l’essentiel de l’histoire se concentre sur Ryokô et Hayato, même si ce dernier se trouve à la source du désastre.

Tout de même, on appréciera le focus sur l’inspectrice. Devenue super intendante dans Tokkô, celle qui à la base n’était qu’un simple agent de la circulation a su démontrer alors toute sa valeur, et l’ingéniosité dont elle fait preuve a d’ailleurs plusieurs fois sauvé la mise à Hayato au fil de la série.

Avec cette série dérivée, Tôru Fujisawa étend l’univers Tôkko et dévoile les évènements à l’origine de la catastrophe de Machida, ce qui permet au lecteur d’en apprendre plus sur l’origine des monstres venus dévorer Tokyo. Même si Tokkô Zero ne répond pas à toutes les interrogations, la série permet tout de même de compléter le puzzle et de (re)découvrir d’autres personnages au rôle déterminant dans la quête des pièces de la boîte de Druj.

Bien que Yukai Asada soit en charge du dessin dans ce spin-off, une jolie surprise attend le lecteur en fin de parcours: en effet, les dernières pages sont dessinées par Tôru Fujisawa lui-même, ce qui permet en quelques sorte de faire la connexion entre la série dérivée et l’originale, où l’auteur était alors également le dessinateur.

 Tôru Fujisawa est actuellement occupé avec d’autres séries, notamment Kamen Teacher Black et Soul Reviver, mais avec un peu de chance peut-être se consacrera-t-il à l’avenir à un nouveau spin-off dédié à cet univers. En se concentrant cette fois sur le futur et en reprenant les aventures de Shindô et son équipe, le lecteur aura peut-être une chance de voir le portail démoniaque se refermer une bonne fois pour toute. Néanmoins, compte tenu du récit actuel, cette éventuelle suite pourrait bien révéler quelques surprises quant au dénouement final de l’histoire. Raison de plus donc pour l’attendre avec impatience.

Notre critique du tome 4 de Tokkô Zero
Un terrible et dernier combat oppose à nouveau Hayato SHingyôgi à son ennemi juré Amon. Le vainqueur possèdera enfin toutes les pièces de la boîte de Druj!
scénario75%
Dessin70%
édition72%
originalité74%
mise en scène75%
intérêt sur la durée82%
on a aimé:
  • Récapitulatif des personnages principaux au début du tome, utile à ce stade de l’histoire
  • Série courte (4 tomes)
  • Tokkô Zero complète l'univers Tokkô en revenant sur les évènements qui constituent la base de la série originale
on a moins aimé:
  • Certains éléments de l'intrigue de Tokkô ne sont toujours pas dévoilés
  • Disparition de certains personnages en cours de route
75%Note Finale

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