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Dessinateur : Taiki Kawakami
Scénariste : Bokuto Uno
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Science-Fiction
Public : Averti
Contenu : 176 pages
Sortie : 22 février 2019
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 7 tomes

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Résumé

« La république de Kioka profite de l’affaiblissement de l’empire pour attaquer à son tour avec le soutien de la théocratie d’Aldera. Alors que les troupes sont déjà affaiblies par la guerre contre les Shinaaks tout juste terminée grâce à Ikta, le coup est rude et les pertes lourdes, d’autant plus que l’empire doit à présent protéger les soldats Shinaaks qui font preuve d’imprudence. Les troupes impériales accusent douloureusement le coup et les tensions montent. Ikta reste sur ses positions et envisage déjà une contre-offensive face au génie stratégique adverse qui, une fois n’est pas coutume, lui donne du fil à retordre… »

Notre critique

Attention les fans, une mauvaise surprise vous attend en fin de volume : ce tome 7 sera le dernier de l’adaptation manga du Light Novel d’Alderamin on the Sky. Et oui… Il en résulte pas mal de frustration, une fin chaotique et une belle déception puisque l’on abandonne nos héros en pleine action, sans avoir eu le vrai mot de la fin, pas celui de la guerre présente mais de l’avenir si sombre anticipé par Ikta dès le premier tome !

Avant cela, le développement promis dans le tome précédent a heureusement une place de choix. La roue tourne pour Ikta et ses hommes : après une série de succès qui venait contre balancer les morts accumulées au combat, les échecs semblent vouloir mener l’empire à sa perte. Mais n’est-ce pas là la mission secrète confiée par la princesse à notre général paresseux en herbe ? Voilà bien un point qui ne sera jamais éclairci dans le manga puisque, contre toute attente, Ikta met tout son génie en œuvre pour démêler la situation à son avantage. Malin comme toujours, il parvient à mener le stratège adverse exactement où il le souhaite, fut-ce au prix de nouvelles vies mais la guerre exige toujours un tribut. A cette occasion, ses amis brillent individuellement. Le capitaine Sarazuf a droit à son moment de gloire, de même que les chefs ennemis que sont le commandant Jean et son homologue des Kala Karm, Torway ensuite puis Matthew et enfin Yatori. Ainsi que ce fut le cas bien des fois, Yatori emporte la palme par un duel remarquablement mis en scène mais surtout grâce à un dialogue qui met plus que jamais en lumière la force du lien qui l’unit à Ikta. Est-ce pour autant de l’amour ? Ou une fraternité exacerbée ? Seuls les lecteurs du LN pourront répondre à cette question qui nous taraude pourtant depuis les premiers chapitres. L’évidence de leur complicité qui se passe même de mots saute aux yeux tout du long de cet ultime tome, à plusieurs occasions, et nous ferait presque oublier que nos espoirs ne seront pas entendus.

Car le gros point noir de ce volume 7 est sa conclusion manquée. En quelques lignes glissées dans des encarts, la guerre se termine, chacun rentre chez soi et les pages suivantes nous ramènent au palais impérial pour de charmantes effusions émotionnelles et autres retrouvailles avec la princesse. Un petit passage présente la condamnation à mort du l’affreux général Safida tandis qu’une fête amicale réunit notre beau monde. Une fois encore, les mots échangés entre Yatori et Ikta suscitent notre intérêt puisque notre héros sous-entend, sans trahir sa parole donnée à la princesse, qu’il la désapprouve et pourrait bien ne pas répondre à son souhait mais chercher comment la faire changer d’avis tout en répondant à ses espérances. Et les deux dernières pages achèvent de nous frustrer en nous montrant nos personnages fétiches quelques années plus tard, de nouveaux aux prises avec un conflit qui tourne mal…du moins jusqu’à l’apparition « miraculeuse » d’Ikta…

Exit la promesse d’un complot impérial fomenté par son héritière, adieu les révélations concernant Yatori et Ikta qui auraient pu tout aussi bien s’entretuer, finit la possibilité de mieux comprendre notre héros et ses liens avec l’ennemi n°1 de l’empire puisque c’est son aïeul qui les a équipés en technologies uniques en ce monde, rien ne nous sera offert. A moins de se plonger dans le Light Novel original qui n’est pas traduit en français à ce jour !

Côté graphisme en revanche rien à redire. La qualité perdure sans défaut depuis le tout premier volume, notamment grâce à une mise en scène et en mouvement qui exploite pleinement la narration et permet, hors action de combat, de ne pas s’ennuyer alors que le texte prend une place notable dans l’espace. Le travail sur les décors ajoute aux atmosphères en général et permet de bien situer les épisodes tactiques qui se succèdent.

L’aventure manga se termine avec précipitation et déception car de nombreux axes narratifs restent inexploités. Un grand dommage pour une série qui multipliait les qualités.

Notre critique du tome 7 de Alderamin on the Sky

Affaiblis par la guerre contre les Shinaaks, les soldats de l'empire sont maintenant attaqués par la république de Kioka...

Scénario75%
Dessin85%
Edition85%
Originalité90%
Mise en scène80%
Intérêt sur la durée75%
On a aimé :
  • Personnages bien construits et attachants
  • Affirmation du génie tactique d'Ikta
  • Tous les personnages jouent un rôle
On a moins aimé :
  • Dernier tome!?
  • Fin bâclée et précipitée
  • On reste sur notre faim/fin
80%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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