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Dessinateur : Akihito Tsukushi
Scénariste : Akihito Tsukushi
Editeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : SF, baston, aventure
Public : Tout public
Contenu : 208 pages
Sortie : 25 octobre 2019
Prix : 8,99 €
Statut de la série au Japon : En cours de publication

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Résumé

En suivant la piste de Prushka, Rico, Legu et Nanchi sont parvenus à Ilbru, le village des ombres. Il s’y échange des choses et des non-choses, et si on est prêt à y mettre le prix, tous les vœux peuvent y être exaucés. Un ragoût suspicieux a amené nos trois amis à se séparer, et lorsque Rico sort finalement de l’auberge pour retrouver ses amis, Nanachi est déjà dans une situation qui semble irréversible…

Notre critique

Une première depuis longtemps, Rico est la vedette de ce tome 7 de Made in Abyss. Legu et Nanachi étaient souvent au même niveau qu’elle bien que ce soit d’abord son aventure. Faute de retrouver rapidement ses amis, la jeune fille doit donc se débrouiller seule dans l’étrangeté d’Ilbru. Et elle relève brillamment le défi !

On en avait presque oublié combien Rico pouvait être maline et surtout user de ses connaissances sur l’Abyss pour survivre. Or, la voilà seule, entourée d’ombres qui pourraient bien vouloir profiter d’elle. De nature généreuse et confiante, Rico ne se laisse pas impressionner. Sa mésaventure précédente, ne l’a pas découragée et elle s’aventure au mauvais endroit. Heureusement, l’ombre qui a maltraité Meinya vient à son secours et elle finit par l’accepter à ses côtés.

Rico explore ainsi Ilbru à la recherche de Nanachi et Legu. Au fil de ses rencontres, elle fait la connaissance de l’un des trois sages du village et de l’ombre qui tient le restaurant le plus fréquenté du coin. Les deux créatures parlent sa langue et Rico apprend les rudiments du langage d’Ilbru. Elle est étonnamment douée pour apprendre ce dialecte et espère ainsi pouvoir trouver ses informations sur ses amis. Et cela se produit.

Mais le premier lieu qu’elle visite est désert de ses amis. Seule une ombre qui a encore son apparence humaine l’accueille. Veko est prisonnière de son trou mais promet à Rico de l’aider si elle la libère. Méfiante mais inquiète pour ses amis, Rico accepte. Veko se révèle mystérieuse car elle semble connaître beaucoup de choses sur Ilbru, sur ses origines. Elle mène Rico dans l’antre de Belaf, un autre des trois sages.

Hélas, Nanachi a passé un marché avec Belaf ! Ce dernier possède une réplique parfaite, esprit inclus, de Meethi. Poussée par son amour, Nanachi s’est offerte tout entière à Belaf et ne pourra donc jamais partir. Tétanisée, Rico tente de négocier leur liberté mais Majikaja intervient et l’en empêche. Le risque est trop grand ! Dans Ilbru, ce que l’on vend doit avoir une valeur inestimable et Belaf a lui-même beaucoup sacrifié pour avoir Meethi…

Rico ne sait que faire quand soudain, le village est attaqué. L’envahisseur dévore toutes les ombres qu’elle y trouve ! Ilbru est en danger et même les sages semblent impuissants. Rico décide alors de prendre les choses en main mais pas avant d’avoir retrouvé Prushka car cette amie devenue son sifflet blanc aura toute la force de l’aider à combattre…

La règle d’or de cette série ô combien fascinante se maintient : plus on s’enfonce vers le cœur de l’Abysse, plus l’horreur se fait présente. Ce qui fait le quotidien et la normalité de l’existence des ombres d’Ilbru choque Rico comme le lecteur.

La violence ne se présente pas sous sa forme la plus courante mais insidieuse, morbide et source d’une souffrance infinie. Physique ou psychologique, elle transforme Ilbru en cauchemar, un lieu maudit auquel, malgré tout, ses résidents tiennent particulièrement.

Cette étrange dualité occupe un large espace dans la narration depuis les premiers chapitres mais elle enfle et, avec elle, notre soif de lecture. On la retrouve jusque dans les mécanismes de pensées et d’action d’une Rico qui, effectivement, semble plus liée à l’Abysse qu’un humain lambda.

La jeune fille s’émerveille devant la nourriture pourtant très suspecte du restaurant d’Ilbru, elle se lie d’amitié pour l’ombre qui a maltraité la petite Meinya, réfléchit sérieusement à donner une partie de ses viscères en échange de Nanachi et Meethi et prend tous les risques pour sauver Ilbru de son envahisseur. Au fond, Rico est aussi mystérieuse que l’Abysse elle-même !

Le combat ne se termine pas avec ce tome car Ilbru réserve encore de noirs secrets qui ne manqueront pas d’être offerts à Rico par Veko et à Legu par l’étrange Faputa. Vivement la suite pour nous aussi !

Est-il encore nécessaire de rappeler combien le trait d’Akihito Tsukushi sublime son histoire ? La variété des chara-design imaginés pour les ombres d’Ilbru rivalise avec toutes les créatures déjà rencontrées depuis le tome 1. Le cœur imaginaire de cet artiste, et donc de l’Abysse, paraissent sans limite. L’action du combat qui frappe toute la population d’Ilbru n’a d’égale que l’horreur des contraintes qui s’impose à toute existence dans ce village aux règles maudites. Le contraste entre l’aspect des habitants d’Ilbru et l’enfer de leur existence n’en est que plus saisissant.

Made in Abyss renoue avec la force de caractère de Rico qui affronte seule une tempête en forme de dévoreur d’ombres dans l’espoir d’un recours permettant de sauver ses amis.

Notre critique du tome 7 de Made in Abyss
Made in Abyss renoue avec la force de caractère de Rico qui affronte seule une tempête en forme de dévoreur d’ombres dans l’espoir d’un recours permettant de sauver ses amis.
Scénario95%
Dessin100%
Edition95%
Originalité95%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée100%
On a aimé :
  • Rico seule contre tous et ça marche !
  • Action et suspense au top!
  • Graphisme sublime comme toujours!
On a moins aimé :
  • Néant
95%Note Finale

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