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Dessinateur : Saburouta
Scénariste : Saburouta
Editeur : Taifu Comics
Collection : Yuri
Genre : Yuri, romance
Public : Public averti
Contenu : 162 pages
Sortie : 23 mai 2019
Prix : 7,99 €
Statut de la série au Japon : Terminée en 10 tomes

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Résumé

« Alors que les filles profitent toutes ensemble de leur séjour dans une auberge, Matsuri surprend une conversation entre Suzuran et Himeko qui lui fait prendre conscience que l’amour de Yuzu et Mei pourrait bien ne jamais s’épanouir. De son côté, Mei se prépare pour un mystérieux rendez-vous sans donner d’explications à Yuzu…« 

Notre critique

Ce tome 9 est l’exemple typique du cliché destiné à faire durer une série et si le semblant de suspense qu’il ne manque pas de susciter au cœur du lecteur fan est à noter, sa narration rate l’occasion de sortir des sentiers battus.

Dans les romances en manga, il y a toujours un ou plusieurs épisodes contrariants les amours des/du Héros/Héroïne(s) et ceux-ci sont immanquablement basés sur les mêmes recettes : un(e) rival(e), une opposition familiale, un drame subit tel qu’une maladie, un accident ou encore une agression qui laisse l’être aimé entre la vie et la mort… Pour Citrus, rien d’aussi exagérément dramatique, non, l’option choisie est celle de l’opposition familiale mixée au rival, ce qui, au final, s’intègre parfaitement au contexte.

Ainsi donc, alors que tout pourrait aller pour le mieux, c’est du moins ce que pense tout le petit monde de Yuzu, Mei, et les rares personnes qui sont issues du même milieu qu’elle, savent bien que l’avenir ne sera pas aussi simple que se l’imaginent leurs amies. On apprend donc que les riches héritières telles que Suzuran ou Shiraho sont fiancées depuis leur plus jeune âge à de bons partis ainsi jugés par leur famille…et que Mei ne peut pas faire exception ! En tant qu’unique héritière de l’institution Aihara, Mei doit suivre la voie que sa famille a choisie pour elle, représentée ici par son grand-père. Et parce qu’elle souhaite défendre à la fois l’honneur de son nom et réparer les troubles causés par les choix de son propre père qui a refusé son rôle d’héritier, Mei se plie aux attentes familiales.

Gardant le secret pour retarder l’inévitable séparation et le chagrin que cela causera à son amoureuse, Mei entrevoit la fin du lycée et donc l’entrée dans l’âge adulte avec fatalité. Elle se rend à son premier rendez-vous arrangé avec son nouveau fiancé dont elle fait la connaissance. Une surprise de taille l’attend : son promis n’est autre que le gentil patron de Harumin et accompagnateur de leur séjour estival ! Contrairement au précédent fiancé, c’est un homme bien qui tentait de vivre un peu indépendamment tant que cela lui était accordé par sa famille et qui se soucie déjà de connaître les véritables sentiments de Mei face à cette situation qu’ils subissent tous deux. La détermination de Mei de satisfaire à l’honneur de son nom impressionne le jeune homme. Elle pense à son devoir, au fait que son grand-père, qui n’a pu se reposer sur son fils, compte beaucoup sur elle, lui a demandé d’endosser très tôt ses responsabilités, qu’il en est conscient mais qu’il est âgé et malade. S’il lui est difficile d’entendre son grand-père critiquer son père, Mei sait que tous deux sont dignes de respect. La jeune fille s’oublie complètement alors qu’elle est encore si jeune…

Mais le dernier chapitre réaffirme que Mei ressent la séparation définitive avec Yuzu comme un sacrifice. C’est le seul passage à travers lequel Saburouta nous propose quelque chose d’original : pas d’effusion de larmes et de tragique rupture. Mei disparaît simplement de la vie de Yuzu et des yeux du lecteur, ne laissant pour souvenir que quelques lignes dans un cahier de son amoureuse. A travers ces mots, elle lui fait part de la nature exacte de son amour jamais vraiment avoué à haute voix, de la manière dont Yuzu a bouleversé sa vie et ouvert son cœur, de la force des sentiments qu’elle éprouve pour elle et qui, si elle demeurait à ses côtés, la ferait hésiter et les condamnerait à souffrir plus encore. C’est sans doute la seule occasion qui est donnée au lecteur, comme à Yuzu, de comprendre tout l’amour que Mei éprouve pour sa demi-sœur, elle qui fut toujours si réservée, si timide dans leur relation. On comprend aussi les raisons de ses hésitations, le doute n’en était pas la cause, seulement la certitude que l’avenir ne pourrait se construire à deux entre elle et Yuzu.

Bref, les larmes sont un peu au rendez-vous tout de même, mais avec pudeur et retenue, ce qui relève pas mal le niveau trop entendu de ce tome 9.

Rien à redire en revanche côté dessin, le style de l’artiste demeure très joli et agréable à regarder, très expressif selon les personnages, bon accompagnateur du récit, avec une mise en scène mesurée qui se plaît à bousculer les cœurs jusqu’à la dernière page !

Bien que marqué par son côté bien trop cliché des amours contrariées au dernier moment, et dont le suspense retombe inévitablement compte tenu du fait que l’on sait déjà que le tome 10 marquera la fin de la série, ce tome 9 ravira les fans.

Notre critique du tome 9 de Citrus
L'été se termine mais un orage approche car Mei a gardé un lourd secret : son avenir aux côtés de Yuzu est impossible...
Scénario75%
Dessin90%
Edition90%
Originalité75%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé :
  • Personnages attachants
  • Technique narrative qui tente l'originalité
  • Alliance narration/dessin
On a moins aimé :
  • Obstacle attendu en fin de série du genre
  • Peu de suspense sauf pour les novices du manga
80%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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