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Dessinateur : Hugin Mayama
Scénariste : Satoshi Oshio
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Fantastique
Public : Averti
Contenu : 192 pages
Sortie : 22 février 2019
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Alors que la mystérieuse organisation des Huit Doigts commence à s’intéresser à la renommée de Momon, l’alias de Aiz Ooal Gown, deux serviteurs de Nazarick tentent de se fondre dans la masse de la capitale Re-Estive pour en apprendre plus sur ce royaume. Sebas et Solution se font passer pour un majordome et sa maîtresse, chacun pouvant ainsi atteindre différentes classes de la population. Le problème du trafic de drogue orchestré par les Huit Doigts leur est déjà connu mais Sebas va être brutalement confronté à celui d’êtres humains. Passant dans une ruelle obscure, il voit une jeune femme horriblement battue être jetée telle un détritus. Contre les ordres de discrétion de Ainz Ooal Gown, il décide de la sauver… »

Notre critique

L’action est en retrait dans ce nouveau tome qui se concentre sur les enjeux définis par Ainz Ooal Gown et la mise en place grandissante des visages ennemis. Avec un certain classicisme, on assiste à une réunion de grands méchants, chacun étant chef d’une branche de l’organisation des Huit Doigts et servant ses intérêts et ceux de sa faction. Le nom choisi par notre héros pour intégrer ce nouveau monde au grand jour sous un masque noir revient dans leurs bouches et on comprend qu’il sera bientôt confronté directement à l’un de ces mafieux patibulaires.

Pendant ce temps, Ainz nous revient le temps de quelques pages, sur un ton franchement comique alors qu’il fait le point sur ses finances. Bien qu’acceptant des missions dévolues aux aventuriers, celles-ci ne couvrent pas les dépenses de toutes les quêtes qu’il a confiées à ses serviteurs et il lui est difficile de tricher avec la magie sur ce point. Il fait ses calculs et en vient à réfléchir sur sa condition réelle. Il constate sa solitude grandissante en tant que véritable humain prisonnier du « corps » de son avatar dans un univers sans aucune référence connue. Son seul réconfort réside en la présence et la fidélité sans faille des serviteurs de Nazarick bien qu’il doive de plus en plus effacer sa personnalité propre pour se conformer à celle qu’il s’était inventé avec la création de son avatar…

La narration nous plonge ensuite aux côtés de Sebas et Solution. Leur mission est de se mêler à la société de Re-Estive et d’y récolter des informations de façon à mieux anticiper le devenir de Nazarick. L’enjeu est de rester discret mais un contre temps surgit : Sebas est témoin d’une scène odieuse. Par une porte arrière d’une échoppe, un homme jette une jeune femme mutilée et malade. Comme elle attrape la jambe de Sebas en un dernier geste pour sauver sa vie, celui-ci reste interdit avant d’accepter de l’aider. Contre les menaces et autres avertissements du « propriétaire » de la victime, Sebas emmène son fardeau jusqu’à la demeure qu’il occupe avec Solution. La magie permet de rendre toute sa santé à la pauvre créature qui répond au nom de Tuare. Sebas est dès lors soucieux, incapable qu’il est de comprendre les raisons de son choix. Il sait qu’en agissant ainsi, il contrevient aux ordres de son maître, pour autant, il ne peut s’empêcher, jour après jour, de souhaiter prendre soin de Tuare. Solution, d’abord réservée quant à la situation, décide finalement, après la visite peu avenante d’un agent de patrouille missionné par la couronne et accusant Sebas d’avoir kidnappé Tuare, de rapporter tous les éléments de la situation à Ainz Ooal Gown. Quelle sera la décision du maître de Nazarick ? Sera-t-il sans pitié comme le pense ses serviteurs ou bien laissera-t-il toute latitude à Sebas ainsi qu’il l’a fait avec Cocytus pendant leurs affrontements avec les Hommes Lézards ? Une fois encore, la narration nous amène à un stade d’évolution des serviteurs de Nazarick. De simples créations virtuelles, ils évoluent, sans doute influencés par la personnalité de leur créateur respectif, ils développent des capacités de jugement et prennent des initiatives tout en imaginant les risques encourus pour leur désobéissance. Malgré l’accent répétitif de cette structure de récit, le contexte étant complètement différent, on se laisse happer par les démêlées endurées par Sebas. Par ailleurs, les nouveaux opposants aux plans des habitants de Nazarick sont bien moins sympathiques que les Hommes Lézards et on a finalement hâte de les voir bastonnés comme il se doit… !

Le dessin garde une qualité constante bien que le travail sur les arrières plans diminue en terme de quantité. L’ensemble du graphisme se concentre sur le chara-design, privilégie la fusion caractères-physiques de personnages qui sont peu expressifs mais non moins dénués d’émotions, de réflexions et d’intentions si bien masquées que les ennemis nouvellement entrés en scène n’en apparaissent que plus repoussants. Enfin, la mise en scène reste, encore une fois, le meilleur allié du récit.

A cela s’ajoute la qualité éditoriale offerte par Ototo qui continue de glisser entre les chapitres des éléments issus du Light Novel et présente une qualité d’impression qui favorise les larges aplats noirs et gris prononcé typiques de cette série.

Notre critique du tome 9 de Overlord

En mission d'infiltration pour Nazarick, Sebas se fait remarquer alors qu'il sauve une jeune esclave...

Scénario80%
Dessin80%
Edition85%
Originalité85%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée85%
On a aimé :
  • Evolution des personnages secondaires
  • Nouveaux méchants bien méchants
  • Alliance narration/dessin
On a moins aimé :
  • Moins de soin aux arrières plans
85%Note Finale

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