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Dans cette nouvelle chronique, je vous proposerais de découvrir au travers d’articles plus ou moins longs, divers titres à n’absolument pas manquer ! Il ne sera pas question de lister les différentes qualités et défauts, ni d’en faire une description encyclopédique, mais juste de mettre en évidence l’aspect artistique de ces œuvres. Et on débute avec un gros morceau, du Ueda ! Oui ma p’tite dame.

Sorti en Europe en février 2006 sur Playstation 2, puis réédité dernièrement sur Playstation 3 avec à ses coté l’excellentissime ICO, Shadow of the Colossus est un jeu d’action-aventure à l’atmosphère onirique qui aura marqué plus d’un joueur !
Dans cette aventure nous incarnons Wander, un jeune homme qui se rend dans un mystérieux temple habité, selon la légende, par un être fantastique capable de ramener les morts à la vie. Accompagné par son fidèle cheval agro, il se rend en ces lieux dans l’espoir de pouvoir ressusciter son amie Nono. 
Arrivé dans la pièce principale de l’édifice, il pose le corps inerte de la jeune fille sur l’autel qui se trouve en face de lui, et c’est ainsi qu’une voix semblant venir des cieux se fait entendre. Il s’agit de Dormin, un être déchu qui fût emprisonné il y a bien longtemps dans ce temple. Il propose à Wander un marché : il redonnera vie à son amie qu’à condition qu’il parvienne à terrasser les 16 colosses qui parcourent ces vastes étendues entourant le temple. Mais il tient à prévenir notre jeune héros que s’il arrive au bout de sa quête, les conséquences de ses actes ne seront pas sans incidences. Dormin est en effet une créature dangereuse, et une fois les 16 titans abattus, il récupérera une forme physique. Mais soit, Wander ne tient pas compte de cet avertissement, et armé que de son épée et de son arc, il part avec agro en direction du premier colosse.

L’un des colosses les plus impressionnants !
Contrairement à la majorité des open-world, Shadow of the Colossus ne propose ni villes, ni donjons à explorer, aucuns personnages avec lesquels interagir, et vous ne trouverez pas le moindre ennemis à affronter dans ces vastes pleines, en dehors des 16 colosses bien entendu. Les seules choses qui pourraient éventuellement vous occuper entre deux combats, c’est de partir à la chasse aux lézards qui lâcheront des orbes qui agrandissent votre jauge d’agrippement, ou de chercher des fruits qui eux augmenteront votre barre de vie.
Vous l’aurez constaté, l’histoire est loin d’être très développée. Peu d’informations sont données sur les causes de la mort de la jeune fille, sur sa relation avec Wander, etc. Les seuls scènes nourrissent le scénario ce sont l’opening, une petite scène à mi-parcours, et la séquence de fin. Entre temps on enchaine les combats contre les colosses, et c’est tout. Ce choix de nous livrer un minimum d’informations permet de renforcer le côté symbolique de la quête. Un héros accompagné de son cheval et d’une épée magique, qui part affronter seul de gigantesques monstres afin de sauver l’élue de son cœur. On ressent également par moment le coté égoïste et injuste de cette quête, car tous les colosses ne sont pas agressifs.
Les combats contre les colosses se déroulent généralement de la manière suivante : chaque titan a son corps recouvert en grande partie par une carapace. On peut dire que Shadow of the Colossus est un mélange entre action-aventure et réflexion car il faut à chaque fois étudier le terrain afin de trouver comment parvenir à accéder à la bête. Sans quoi vous ne parviendrez pas à lui grimper dessus. Lorsque c’est chose faite, il vous faudra alors trouver son point faible. A noter que vous serez peut-être obligé de passer d’un point vitaux à un autre durant un même combat, ça dépend du colosse que vous affronterez. Les affrontements sont soutenus par une musique orchestrale composée par Kow Otani. Ces morceaux mêlent principalement cordes, percussions, et cor d’harmonie, mais certains passages sont également joués au piano. Particularité qui fait son petit effet, la musique change au fil de la progression du joueur sur le colosse.

Dans Shadow of the Colossus, les musiques n’apparaissent qu’à des moments clés de l’action ou du scénario : lors de séquences cinématiques et des combats contre les colosses. La plupart du temps, quand le joueur se trouve au sanctuaire ou traverse les terres abandonnées, les musiques sont absentes, seuls se font entendre les bruits causés par le héros et son cheval et les murmures de l’environnement. Cette absence de musique contribue à créer un climat de solitude, qui rappelle celui d’ICO.
Shadow of the Colossus fut de nombreuses fois récompensé, notamment lors de la sixième cérémonie des Game Developers Choice Awards ayant eu lieu en mars 2006, où Fumito Ueda et son équipe décrochèrent cinq des huit prix pour lesquels ils étaient nominés : celui du Game of the Year, du Game Design, du Character Design, du Visual Arts, et de l’Innovation.
Une des spécificités du titre, c’est son univers, son histoire, ses personnages, ou encore sa fin ouverte qui laissent place à une foute d’interprétations possible. Chose parmi tant d’autres qui fait qu’aux yeux de beaucoup d’amoureux de l’art, ce jeu pourrait être qualité comme étant un véritable chef d’œuvre. En disant moins, Ueda nous fait rêver.
Ueda aura fasciné plus d’un article. De nombreux artworks somptueux ont depuis vu le jour, dont celui-ci

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