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Titre : Lollipop Chainsaw 
Editeur : Warner Bros Games
Développeur : Grasshopper Manufacture Inc / Suda51
Genre : Beat Them all – 1 Joueur
Format : 360 & PS3 – Installation sur disque dur :
Date de sortie : 15 Juin 2012

Les genres sur consoles 360 et Ps3 se limitent bien trop souvent à des Fps et autres jeux de baston bâclés, de plus le grand public semble apprécier ces styles de jeux, pour preuve le nombre de DLC qui se répandent peu de temps après la sortie du titre. Seule la console Wii possède encore un vaste catalogue variés mais dont la médiatisation s’oriente immédiatement vers le casual gaming, dommage pour cette machine qui détient encore quelques perles comme Muramasa ou bien Madworld. Ce dernier se dirige encore vers un style pratiquement oublié qu’est le beat them all !

L’influence de Bayonetta ?

Ce jeu ô combien connu par les Okatus n’a pas eu le mérite auprès de la génération des joueurs actuels. Pourtant ce titre reprend de nombreuses influences et interprète à sa façon les gloires des titres passés. Le Beat them all n’apparait bien souvent que sous la présence de remakes comme la compilation Final Fight Double impact. Mais un studio japonais a décidé de relancer le genre sur le devant de la scène vidéoludique.
Le très médiatique Suda51 (Killer 7, No More Heroes…) sévit à nouveau sur consoles avec Lollipop Chainsaw, qui une fois n’est pas coutume avec le studio Grasshopper, verse dans le genre décalé. C’est sur un scénario tout gnangnan que s’appuiera le jeu digne des meilleures séries Z. Vous êtes Juliet, une cheerleader (pom-pom girl) au corps parfait qui se réjouit de retrouver son petit copain (Nick) pour fêter ses 18 bougies. Seulement voilà, il y a des jours où tout semble aller de travers et celui-ci bat des records : au moins 95% de la population semble s’être transformé en morts-vivants amateurs de chair humaine. Qu’à cela ne tienne, vous ne vous déplacez jamais sans votre tronçonneuse porte-bonheur. S’entame alors un rush sanglant mais néanmoins parsemé d’humour où l’élimination pure et simple de toute présence zombie devient une priorité absolue.

L’héroïne mange des sucettes comme la magnifique sorcière, mais à part le genre utilisé et ses objets, la similitude s’arrête là ; cependant on essaye de trouver quelques traces supplémentaires mais que nenni. L’action se déroule aux Etats-Unis, dans un lycée dont le nom rend hommage à l’un des réalisateurs des films d’horreur Georges Romero, cette subtilité renforce encore plus l’univers qui se place comme un film classé à faible budget, sans aucune prétention, juste dans le but de nous divertir. Inutile de chercher une quelconque quête du sens, vous ne trouverez qu’un bon défouloir ; en effet Lollipop Chainsaw remplit son rôle : non pas attrapez- les tous devise de la série Pokémon, mais bien défoncez-les tous. Par ailleurs, ce jeu s’adresse à un public largement averti, du fait des dialogues crus, en l’occurrence « c’est normal de bander quand on meurt » ou bien « les zombies ont ruiné ma culotte », et j’en pense des meilleurs.

Défouloir est égal à simple à prendre à main ?

Le gameplay de Lollipop Chainsaw repose de ce fait sur des composantes somme toute classiques. Munie de ses pompons de pom-pom girl, Juliet pourra étourdir ses adversaires pour ensuite les découper plus facilement. Une touche permet toutefois des attaques plus puissantes, mais forcément plus lentes à sortir. Il s’agira ici de l’utilisation de la tronçonneuse de la belle, un véritable couteau suisse tellement il arbore de gadgets. Bien entendu, on démarre avec peu de combos, mais progressivement, les enchaînements s’étofferont en passant par la case boutique ; le fait de découper de la viandasse morte permettant de gagner des pièces sonnantes et trébuchantes. Le jeu possède d’ailleurs un potentiel défis/ »collectibles » important. Autre élément important du jeu réside également dans l’utilisation de son boy friend.

A la fin du prologue, Juliet retrouve son ami Nick, ce dernier mordu par un zombie, commence à se transformer en cette immonde créature. Notre Pomp-pom girl décide de le sauver en lui coupant la tête, Nick devient intégralement une arme de « destruction massive » contre les monstres, mais par la suite en achetant des items, ce dernier pourra vous fournir des pièces, afin d’acheter des combos et autres objets dissimulés.


Les échanges sont dynamiques et vous opposent à des hordes de zombies toujours plus fournies en macchabées. Dommage que la caméra ne prenne pas un peu plus de recul pour nous permettre de mieux jauger les combats. L’esquive et les coups sortent assez instinctivement, mais le jeu se montre bien trop facile et se finit assez rapidement. Bien sûr, les boss offriront quelques joyeux échanges de coups, mais on avancera bien souvent la tête dans le guidon parmi des couloirs en se limitant à suivre des flèches. Fort heureusement, l’excentricité de Suda51 amène un peu de vent frais qui casse le rythme redondant des combats. On pensera au mini-jeu de la moissonneuse-batteuse par exemple. D’autres sont au programme et mettent à profit la tête du petit ami de la belle (qui pendouillera constamment près de son joli fessier) qui peut alors servir à contrôler d’autres corps.

Un jeu attachant

Juliet croisera également de nombreux étudiants en proie au danger qu’elle devra tenter de secourir en temps et en heure pour marquer des points et obtenir diverses récompenses. Le fait d’enchaîner des décapitations combinées récompensera également les plus minutieux. Le titre regorge de nombreux éléments à débloquer comme les illustrations, les tenues de la jeune femme, le bestiaire, etc. Vous devrez recommencer le jeu sur d’autres niveaux de difficultés pour découvrir par exemple d’autres ennemis.

Au-delà de Juliette et de son compagnon, l’aventure dévoile également le reste de la famille de la Pomp-pom girl, mais également un senseï ressemblant à Pat Morata de Karaté Kid dont ce dernier a une aptitude bien perverse. Outre les zombies assez délirants si on les compare face à ceux de Resident Evil, les boss se révèlent également bien « barrés », mention spéciale à la guitariste hippie et au gardien final.

Si vous tendez bien l’oreille, l’ambiance musicale s’oriente vers les années 80 avec des chansons comme celle de Dead or Alive. D’autres titres sont également bien connus, mais ils restent masqués dans l’action, presque mise en demi-teinte.

Une replay value dans l’avenir

Si les tests de la presse spécialisée ont littéralement descendus ce jeu, sous prétexte de ses lacunes techniques, ainsi que la faible durée de vie. Ces journalistes n’ont pas reconnus le talent du titre, certes ce titre demande beaucoup d’attention qu’au premier abord, il se savoure seulement après plusieurs heures de jeu.
Par ailleurs, le beat them all a tendance à s’effacer au fil des années ; pourtant le fan aimerait bien retrouver une suite digne à la série Double Dragon par exemple. Quel bonheur de castagner les bandes de voyous au sein d’univers sombre, de plus nous fêtons les 25 ans du jeu Kunio-Kun alias Renegade, l’ancêtre de Double Dragon.

Lollipop Chainsaw contient un monde bien original avec des zombies, mais l’objectif principal est bien entendu de tout détruire avec les possibilités offertes, Nick faisant souvent objet de « pavés » (Nick popper) ; certes nous n’avons pas de batte mais la tronçonneuse remplace aisément cette arme. Les succès demanderont beaucoup de temps comme le fait de dessouder 3 000 individus infectés, cela ne vous rappelle pas un certain Left for dead !

Ce soft permet de passer un bref mais sympathique moment à démembrer du zombie et en belle compagnie en plus ! Le dernier Suda51 mêle habilement l’humour à l’horreur et détourne les codes habituels avec brio. Dernièrement le tarif a fondu en quelques semaines (vendu à moins d’une quarantaine d’euros), et il constitue une belle alternative aux jeux actuels.

– L’univers des zombies, vu en dérision
– Le jeu se déroule à la manière d’un Beat them all, mais à la sauce 3D actuel,
– Une héroïne et des personnages secondaires attachants, ainsi que des méchants de service bien déjantés,
– Des items cachés,
– Excellent défouloir avec une prise en main immédiate.
Bande sonore bien pensée pour l’ambiance, cependant mise en demi-teinte,
– Réalisation technique inférieure à d’autres titres comme Bayonetta, Madworld,
– Manque des niveaux en relation avec l’univers des zombies (une Eglise, un Cimetière,…)

Graphismes : 15.00/20
Maniement
: 16.00/20
Son : 14.00/20 (une bonne ambiance, mais pas assez mis en avant)
Durée de vie : 13 (recommencez à plusieurs reprises pour obtenir d’autres capacités et autres objets)

Note Globale : 15.00/20

Images issues des sites Jv.com, Gamekult, Gameblog

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