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Notre critique du tome 1 de Le diable s’habille en soutane

Dessinateur : Yuki Yoshihara
Scénariste : Yuki Yoshira
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Shôjo
Genre : Romance
Public : + 14 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 11 avril 2018
Prix : 6,99 €
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

Elle pensait obtenir l’absolution. Il va lui offrir la vengeance. Derrière un sourire angélique se cache parfois des intentions bien plus diaboliques… Sur le point de se marier, Nanako largue son fiancé après l’avoir surpris avec une autre fille. Elle se réfugie alors dans une église où le pasteur, au lieu de lui suggérer pardon et miséricorde, l’incite à se venger ! Elle décide alors de rejoindre son équipe à la crèche de l’église pour se remonter un peu le moral, mais la proximité avec ce religieux non conventionnel ne va pas être de tout repos !

Notre critique

Avec un tel résumé et un titre aussi provocateur, Le diable s’habille en soutane nous inspire une histoire pleine de vices et de péchés. Il n’en est rien. Gardons à l’esprit, en effet, que Yuki Yoshihara nous offre ici un shojo.

Au menu, les débuts d’une histoire d’amour atypique entre une jeune femme et un pasteur très louche. Pas de scène de possession horrifiante, ni de vengeance sanglante donc ! Cette première déception oubliée, on continue la lecture avec une pointe de curiosité en se disant « pourquoi pas ? ». Ce léger enthousiasme ne fait cependant pas long feu.

En effet, on se rend très vite compte que le scénario n’est pas assez travaillé. Les événements, sans lien entre eux, se déroulent trop vite et n’apportent pas grand chose au récit. Nanako, le personnage principal, fait face à des pseudo problèmes que le religieux règle avec une facilité incroyable. On peine donc à se plonger dans l’intrigue, à s’attacher aux personnages et donc à s’émouvoir.

De plus, les protagonistes manquent cruellement de personnalité. Bien que le pasteur ne réponde pas aux critères de vertu véhiculés par l’Eglise, il est loin d’être diabolique – la presse quotidienne nous ayant habitués à pire ! Quant à la jeune fille, elle semble totalement dépourvue de personnalité. On lui découvre tout de même une naïveté impressionnante, au grand bonheur de l’ecclésiastique.

Rien d’exceptionnel non plus au niveau du design. Les dessins sont agréables à regarder mais d’une simplicité extrême. Il faut cependant reconnaitre que le physique de chaque personnage correspond à leur caractère. On remarque très vite la fourberie du pasteur à travers son sourire ou la crédulité de Nanako dans ses grands yeux d’enfant.