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Critique

Notre critique du tome 3 de Psycho-Pass : Inspecteur Akane Tsunemori

Clementine

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Dessinateur : Atsushi Ohkubo
Scénariste : Atsushi Ohkubo
Éditeur : Kana
Collection : Dark Kana
Genre : Science-Fiction
Public : Averti
Contenu : 224 pages
Sortie : 19 janvier 2018
Prix : 7,45€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Les corps retrouvés rappellent l’affaire du Taxidermiste qui a tant coûté à Kôgami. Il n’en faut pas plus à l’inspecteur Ginoza pour l’écarter de l’enquête ainsi qu’Akane. Intriguée par le passé de son compagnon de travail, la jeune femme questionne Kôgamie et découvre qu’il n’a jamais cessé d’enquêter sur le Taxidermiste, poussé par un désir de justice et de revanche. Tant de preuves accumulées permettent d’ailleurs à Kôgami d’affirmer que la présente affaire n’est pas du fait du Taxidermiste mais seule Akane l’écoute. Ils vont ensemble poursuivre les investigations malgré les consignes de Ginoza et consulter deux spécialistes des tueurs en série : un criminel enfermé à vie et un artiste du profilage qui propose à Akane de la former. Cependant, leurs démarches, loin de mettre fin aux crimes, attisent la curiosité du cerveau qui dirige, dans l’ombre, la main criminelle, d’un être qui s’est donné pour mission de mettre à mal le système Sybille, de prouver que la violence réside en chaque être humain et que rien ne peut l’endiguer définitivement… »

Notre critique

Très complet et machiavélique, ce tome 3 nous plonge peu à peu, dans les pas de son héroïne Akane, au cœur d’une machination qui a pris corps il y a plusieurs années dans l’esprit d’un être particulièrement malsain.

A présent que l’on apprend comment Kôgami autrefois inspecteur est devenu exécuteur, passant du statut d’humain qui contrôle ses pulsions à celui d’un criminel en puissance, il est plus aisé de comprendre ses réactions et raisonnements. En même temps qu’Akane, le lecteur découvre ce passé troublé et récent, conçoit que la violence extrême peut transformer quiconque même dans une société régit par un programme tel que Sybille. Le cœur de la série est là : une vie sans aucune liberté de choix mais garantissant un échec est-elle si confortable ou bien est-ce mieux d’entrer en totale infraction avec l’ordre établit pour regagner cette liberté à laquelle tout être vivant aspire ?

Deux points de vue s’affrontent, celui des partisans de Sybille et de leurs défenseurs ainsi que se présente la police et le mystérieux Makishima. Entre eux, la jeune Akane tente de prouver le bien-fondé de son propre point de vue, neutre mais acceptant que l’on puisse laisser libre court à certaines pulsions justifiables. Naïve ou non, elle va devoir faire face à la plus grande épreuve possible lorsque Makishima va dévoiler son jeu et la piéger.

Tout au long du tome, on apprend des choses intéressantes qui nourrissent sans cesse le récit : le passé de Kôgami et le meurtre barbare de son ancien équipier, l’implication de Makishima dans les meurtres du Taxidermiste mais aussi dans la présente série de crimes, le fait qu’au sein de cette société dirigée par un robot certains ne peuvent accepter que tout leur soit dicté même pour leur bien ou celui du plus grand nombre, et l’ambition sadique mais décidée de Makishima : prouver à grand coup de bains de sang que sa vision de l’humanité est la bonne. Et l’on croise des personnages secondaires aussi saisissants que les héros : un psychopathe artiste enfermé à vie, un profiler de renom condamné à n’être que professeur parce que sa discipline éveillerait l’instinct criminel de ses élèves, une fille à papa devenue tueuse par rancœur et folie, un tueur sadique qui n’aime rien de moins que massacrer son prochain… Et on a le plaisir de découvrir un peu plus le caractère d’un Ginoza qui ne connaît pas la diplomatie entre collègues. On le trouve dur mais les dernières pages de ce volume prouvent qu’il a sans doute raison.

Le talent de narrateur de Gen Urobuchi est digne des meilleurs thrillers, les pistes et indices se suivent et s’accordent pour offrir un final plein d’action, de rebondissements inattendus qui laissent le lecteur abasourdi et avide de lire la suite !

L’esthétique colle toujours au chara-design et à l’univers développés dans l’animé, associé à une bonne expression des personnages et à une mise en scène dynamique dans l’action mais bonne illustratrice dans les passages d’exploration psychologique des différents aspects de l’enquête. On aime la variété des points de vue qui se succèdent et se complètent : celui des enquêteurs de Ginoza, d’Akane et Kôgami, des meurtriers, de leurs victimes et même de Makishima.

Entre SF et thriller de haute volée, Psycho-Pass : Inspecteur Akane Tsunemori explore minutieusement les ombres de l’esprit et du cœur humain.

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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