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Dessinateur : Miyazaki Hayao
Scénariste : Chaptal Stéphanie
Éditeur : Ynnis
Genre : Essai
Public : + 14 ans 
Contenu : 160 pages
Sortie : 7 octobre 2020
Prix : 14,5€
Statut de la série : One-shot

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Résumé

Hayao Miyazaki est un des plus grands maîtres de l’animation japonaise et fait partie de ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesses. Il peut s’adresser aux plus jeunes d’entre nous comme aux plus âgés, tout en abordant des thèmes qui lui tiennent à cœur, mais parfois complexes, le tout avec une certaine poésie. Voici un magnifique hommage à cet homme qui le mérite bien, tant son travail laissera à jamais une empreinte dans le cœur et l’imagination de tous.

Notre critique

Hayao Miyazaki est né en 1941, durant la Seconde Guerre Mondiale. Son père est le directeur de Miyazaki Airplane et sa mère est fort malade, atteinte d’une tuberculose sévère. Deuxième enfants sur quatre garçons, Hayao va grandir en partie à la campagne, entouré de domestiques. Dès l’enfance, il développe un amour profond de la lecture et il a déjà une très grande imagination. Le choc, il l’a en regardant Hakuja Den (Le Serpent blanc) sorti en 1958. Là, Hayao décide de “dépeindre la bonté et l’honnêteté des enfants”. Il veut faire des mangas qui s’adressent aux enfants et qui leur expliquent qu’ils peuvent, et même doivent, vivre leur vie pour eux, et ne pas subir les contraintes parentales. C’est ainsi qu’en 1968, sort le premier film où Hayao Miyazaki est animateur clé, Horus, Prince du Soleil. Depuis, Miyazaki a fait un long parcours, avec une carrière bien remplie et une retraite plusieurs fois repoussée. En 1985, il a même créé son propre studio d’animation, le Studio Ghibli, avec deux collaborateurs et amis : Isao Takahata, qui a été son mentor, et Toshio Suzuki, qui a également servi de médiateur entre Miyazaki et Takahata, mais aussi entre Gorô Miyazaki et son père.

Dans ses œuvres, on retrouve des thèmes assez récurrents, comme l’enfance, le pacifisme, l’aviation pour qui il a une véritable passion, mais également la mythologie, la religion et la littérature, dont il tire ses inspirations. Fort discret sur sa vie privée, on retrouve pourtant dans ses personnages des références à sa famille, comme sa mère qui est malade : on retrouve la maladie dans Mon voisin Totoro ou dans Le vent se lève. Mais on revoit sa mère dans d’autres films : Dora, dans le Château dans le ciel, la mère de Satsuki et Mei dans Mon voisin Totoro, Sophie dans le Château ambulant, Toki dans Ponyo sur la falaise, et enfin, on la retrouve dans la relation entre Jirô et Nakoko dans Le vent se lève.

L’aviation est également très présente, comme dans Porco Rosso, Le vent se lève, mais aussi dans des films tels que le Château dans le ciel ou encore Nausicaä de la vallée du vent. On retrouve dans ces films toute la dualité de Hayao Miyazaki : passionné d’aéronautique, dont l’usine du père a fabriqué des pièces pour les avions japonais durant la guerre, Hayao est profondément pacifique. Ce qui ressort aussi de ses oeuvres, c’est que le grand maître est un féministe, mais à sa façon. Né dans un Japon misogyne, il a créé beaucoup d’héroïnes fortes, mais également très genrées, comme Sophie qui nettoie tout le temps. Même dans sa vie privée, on retrouve cette dualité : son épouse à dû stopper sa carrière afin de s’occuper des enfants du couple, alors que Hayao avait promis qu’elle pourrait continuer son travail dans l’animation. Enfin, Miyazaki est un très grand lecteur. Cela peut aller d’un classique de la littérature, occidentale ou asiatique, à un traité sur la botanique. Il s’inspire de ses nombreuses lectures pour créer ses œuvres et adapte, à sa manière, les romans comme on a pu le voir avec Kiki, la petite sorcière (dont les premiers tomes sont parus chez Ynnis également) ou encore Sherlock Holmes, dont il a réalisé 6 épisodes.

Cet ouvrage, très complet, retrace donc la vie, la carrière et l’œuvre d’un des plus grands maîtres de l’animation japonaise. Son travail nous est présenté de façon chronologique, aussi bien en tant que réalisateur, que scénariste, producteur, parolier ou encore comédien. On y voit aussi sa manière de travailler, comme les nombreux voyages de repérage qu’il effectue avant de se lancer dans la réalisation de ses films. Mangaka peu connu chez nous, on peut découvrir l’étendue de ses œuvres écrites, ainsi que sa propre listes des 50 ouvrages à avoir lus dans notre vie. Chaque film qu’il a réalisé, sur lesquels il a travaillé, sont présentés avec un résumé, des informations sur la réalisation, une fiche technique, et l’âge conseillé. Ses films sont classés par thèmes. Un chapitre aborde les héritiers de Hayao Miyazaki, qui aura bientôt 80 ans, ainsi que le travail son fils, Gorô, avec qui la relation n’a pas toujours été facile, et un autre chapitre avec le Studio Ghibli et son musée, ainsi que le futur parc d’attraction qui lui sera consacré. Enfin, on y trouve des interviews d’artistes comme Balak ou Isabelle Vanini, marqués si pas influencés par le travail du maître, ainsi qu’une bibliographie assez complète sur Hayao Miyazaki et son œuvre. Les trois Totoros, qui sont l’emblème du Studio Ghibli, font la couverture de ce très bel ouvrage.

Notre critique de Hommage à Hayao Miyazaki

En bref, ce livre retrace la vie et l’œuvre du plus grand maître de l'animation japonaise, avec une foule de détails, d'illustrations et de photographies. Un ouvrage tout simplement magnifique!

Pésentation95%
Dessin95%
Édition85%
Originalité95%
Mise en page90%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • Très complet
  • Bien illustré
  • Abordé de façon originale
On a moins aimé
  • La couverture trop souple
95%Note Finale

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