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Critique

Notre critique de Journal de ma solitude

Nurci

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Dessinateur: Nagata Kabi
Scénariste: Nagata Kabi
Editeur: Pika Édition
Collection: Graphic
Genre: tranche-de-vie, social, seinen
Public: + 16 ans
Contenu: 352 pages
Prix: 25 euros
Sortie: 15 juillet 2020
Statut de la série: Terminée en 1 tome

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Résumé

“Chère Kabi Nagata. C’est Kabi Nagata. Comment vas-tu ? Je commence la tenue de ce journal que je t’adresse afin de poursuivre ma démarche introspective. Car depuis que mon livre est paru, il faut vivre ma vie “d’après” : les effets sur ma famille de ma mise à nu et de mon coming out, l’amitié… Sans oublier l’amour. Maintenant que j’ai affirmé ma sexualité. Aujourd’hui encore, je cherche qui je suis et comment je peux être moi-même.”

Notre critique

Sous la forme d’un journal épistolaire qu’elle s’adresse à elle-même, l’autrice nous livre son parcours sans fausse pudeur: ses doutes, son ressenti et sa relation au monde et à sa famille.

Les chapitres se suivent et commencent tous de la même manière: “Chère Kabi Nagata, c’est Kabi Nagata.” . Directement après cette courte introduction, le lecteur plonge dans le quotidien de cette autrice qui n’a pas eu peur de se dévoiler complètement.

C’est cette mise à nu qui fait la force de ce récit. L’auteur de met pas de barrières et livre directement son histoire personnelle. Les choses sont expliquées clairement et de manière souvent crues. L’histoire est surtout destinée à un public assez mature qui aura le recul nécessaire pour comprendre ce qui est raconté car ce récit est celui d’une dépression. Cette histoire met également en avant beaucoup de travers de la société japonaise.

L’autrice, qui a commencé des études d’art, malheureusement interrompues à cause de sa maladie, se sert de ce média comme d’une thérapie. En effet, malgré beaucoup de passages difficiles dans lesquelles elle exprime sans retenue sa souffrance, elle met aussi en avant son envie de guérir et les différents processus qu’elle met en œuvre afin d’avancer dans ce sens.

Comme il s’agit d’un récit autobiographique, il est centré sur l’autrice. Les personnages qui gravitent autour semblent secondaires, même si certains reviennent régulièrement. Une exception notable: la mère de l’autrice. Dans le cadre de sa reconstruction, elle prendra le temps d’analyser la relation qu’elle a avec sa mère. Au travers de cette analyse assez fouillée, le lecteur pourra prendre conscience de la charge mentale imposée aux femmes japonaises.

La mise en page et le dessin sont très simples. Chaque page est composée de quatre grandes cases dans lesquelles le récit se déroule. Au travers d’un dessin minimaliste, l’auteur ne fait apparaître que ce qui est important. Il y a très peu de dialogues. Elle met en bulle quelques paroles qui sont reliées grâce aux phylactères à la personne qui les a prononcées. Le reste est dans des cadres à la manière d’un narrateur qui explique ce qui se passe dans la case.

Malgré ce minimalisme, le récit est dense et il faut prendre le temps de le lire pour bien le comprendre.

Sorti initialement en deux volumes au Japon, Pika les a réuni en un seul volume. Le livre est épais et un peu lourd. A la fin du volume, il y a une petite histoire dessinée par l’autrice afin que le lecteur puisse se rendre compte de son style graphique.

Destiné à un public averti, ce récit met en lumière une réalité crue trop souvent cachée ou édulcorée. C’est une autrice qui mérite largement qu’on s’intéresse à elle. à découvrir ou à faire découvrir.

Notre critique de Journal de ma solitude
Conclusion

Chère Kabi Nagata. C'est Kabi Nagata

Scénario
90
Dessin
85
Edition
75
Originalité
90
Mise en scène
85
Intérêt sur la durée
90
On a aimé :
La thématique, rarement abordée
Le dessin
On a moins aimé :
Le poids du livre
85

Geekette assumée et grande fan de manga depuis Dragon Ball. J'ai une fâcheuse manie de lire tout ce qui me tombe sous la main, ce qui permet de faire les meilleures découvertes.