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Critique

Notre critique de Last memory

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Scénariste : Ayatsuji Yukito
Éditeur : Pika
Type : Light-novel
Genre : Suspense, Fantastique
Public : + 14 ans 
Contenu : 412 pages
Sortie : 7 avril 2021
Prix : 16,95€
Statut de la série : Terminée en 1 volume

“Été 1999. Shingo Hatano, étudiant en doctorat, voit sa vie basculer lorsqu’il apprend que sa mère est atteinte d’une maladie neurologique à la progression fulgurante altérant sa mémoire. Craignant que cette démence ne soit héréditaire, le jeune homme décide de mener l’enquête auprès de sa famille pour faire la lumière sur ses causes. Mais tandis qu’il s’évertue à remonter le fil du passé tortueux de sa mère, d’étranges hallucinations l’assaillent. Un éclair immaculé, le bruit d’une sauterelle qui bondit, puis les hurlements d’innombrables enfants… Auraient-elles un lien avec l’ultime souvenir qui tourmente sa mère ? “

Shingo Hatano travaille comme professeur. Sa mère, Chizuru, est hospitalisée. Elle perd peu à peu ses souvenirs et devient de plus en plus dépendante de tout le monde. Un spécialiste apprend à Shingo que la maladie qui touche sa mère n’est peut-être pas Alzheimer, mais plutôt le syndrome Minoura-Remart, appelé également « démence aux cheveux blancs ». Cette maladie pouvant être héréditaire, Shingo est en proie à la panique et sa vraie personnalité apparaît : on le voit assez larmoyant, mou et apathique, peu apte à prendre les choses en main mais plutôt à subir ce qui se passe autour de lui. Heureusement, sous l’impulsion de Yui, une ancienne camarade, Shingo va se lancer à la recherche du passé de sa mère, afin de trouver l’origine du traumatisme qu’elle a vécu enfant et dont c’est le seul souvenir qui lui reste.

Ce roman est une histoire horrifique, qui nous plonge dans le passé et les souvenirs d’une famille ordinaire du Japon et dont un des membres est touché par la maladie. Présenté sous la forme d’une enquête à la recherche d’un mystérieux passé, on y trouve également pleins d’informations sur la démence et la perte de la mémoire. Comme le roman nous ramène à la fin des années 1990, les informations que l’on y trouve datent aussi de cette décennie et ne sont donc plus actuelles, puisque la science et la recherche ont progressé et de nouvelles découvertes ont eu lieu. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans un récit labyrinthique et hallucinatoire grâce au dernier souvenir de Chizuru, qui lui donnent des peurs effroyables et de véritables crises de panique. D’ailleurs, Shingo, qui se persuade presque que sa vie se finira dans la démence comme sa mère, a d’étranges hallucinations qui sont en résonnances avec cette dernière. Et si on ajoute à cet état d’esprit, qui nous fait naviguer entre réalité et hallucinations, de terribles meurtres et disparitions d’enfants, on se retrouve avec une œuvre qui dégage une aura horrifique et sombre qui nous donne le frisson.

L’auteur a rédigé ce roman à la première personne, au travers du regard et des pensées de Shingo. En plus du dégoût et de la tristesse qu’il ressent pour sa mère, qu’il adore pourtant mais dont il ne peut accepter l’état décadent dans lequel elle se trouve, on découvre ce que peut ressentir une famille dont un des membres est malade, c’est-à-dire la solitude, la souffrance et l’absence à venir, ainsi que dans le cas de Shingo, la crainte de développer les mêmes symptômes que sa mère et de mourir comme elle, sans aucun souvenir. D’ailleurs, Shingo évite de rendre visite à sa mère trop souvent, car quand il la voit, il doit affronter une vérité dont il ne veut pas. Plusieurs phrases ou images reviennent régulièrement dans le texte comme le bruit de la sauterelle à longue tête ou encore la voix dans l’esprit de Shingo qui demande sans cesse : « ça te plaît la vie ? ». Ces répétitions créent une atmosphère tendue et effrayante, à la limite de l’angoisse, et qui prouvent bien tout le talent de l’auteur pour nous mettre mal à l’aise.

Ce roman a été édité pour la première fois au Japon en 2002. Imprimé sur un papier de qualité, il est présenté en trois parties, séparées en quinze chapitres, avec un épilogue, une postface de l’édition de Poche et une biographie de Yukito Ayatsuji. Pour ceux qui ne le connaissent pas, cet auteur est fort connu au Japon. Il est passé maître dans l’art de tenir le lecteur en haleine et est huitième du classement fait en 2012 des cent meilleurs romans policiers japonais avec sa première œuvre Meurtres dans le décagone. Il est l’auteur de la trilogie Another, également édité chez Pika Roman. Enfin, la couverture de ce roman est magnifique et ne laissera pas indifférent tant elle nous intrigue et nous dérange en même temps.

Last memory
85 Rédaction
Lecteurs 0 (0 votes)
Résumé

Voici un récit labyrinthique et hallucinatoire qui nous donne le frisson et nous tient en haleine tout à la fois. Dès les premières pages, on est happé par ce récit envoutant qui nous emmène dans les terrifiants souvenirs d’une mourante et de son fils, victimes d’étranges hallucinations. « Ça te plaît, la vie ? »

Scénario85
Dessin0
Édition90
Originalité90
Mise en scène85
Intérêt sur la durée85
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De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.