S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.

Dessinateur : Takinami Yukari
Scénariste : Takinami Yukari
Éditeur : Rue de l’échiquier
Collection : Seinen
Genre : Tranche-de-vie, Drame
Public : + 14 ans
Contenu : 184 pages
Sortie : 30 mai 2020
Prix : 17,90€
Statut de la série : Terminée en 1 tome

Acheter Site Officiel

Résumé

Yukari est mangaka. Un jour, son univers bascule : sa mère, avec qui elle a une relation assez complexe, est atteinte du cancer du pancréas. Ce dernier étant bien avancé, il ne reste qu’un an maximum aux deux femmes pour renouer des liens forts tendus. C’est ce que nous raconte Yukari dans ce récit, ainsi que le bouleversement du quotidien de sa famille, pour qui la vie va maintenant tourner autour des soins médicaux et de la fin de vie de leur mère.

Notre critique

Ce récit est un récit autobiographique, que l’auteure, Yukari Takinami partage avec ses lecteurs. Elle nous raconte le chamboulement qu’elle et sa famille ont vécu à l’annonce de la terrible nouvelle : leur mère est atteinte d’un cancer du pancréas et il ne lui reste qu’un an à vivre. Comment dire au revoir à être cher et comment profiter un maximum encore de sa présence, alors que la relation que l’on a avec elle est compliquée? Sans jamais tombé dans le pathos et avec une pointe d’humour, Yukari Takinami nous fait part de son expérience personnelle.

Yukari, ainsi que sa soeur Nao, ont une relation compliquée avec leur mère. Celle-ci est dynamique, ferme, volontaire et aime contrôler sa vie. Elle n’est pas du genre à câliner, du moins ses enfants, car avec ses petits-enfants, elle est plus douce. C’est une femme qui a du style, qui se maquille et est fière de sa personne. Un jour, Yukari reçoit un appel de sa sœur, infirmière, et c’est tout leur monde qui s’effondre : leur mère est atteinte d’un cancer du pancréas en phase 4, c’est-à-dire le niveau le plus avancé. D’après les estimations des médecins, il ne reste qu’une année à vivre à leur mère. L’auteure nous plonge dans ce qui est devenu leur quotidien : les examens médicaux, la réalité de la mort qui approche, les démarches administratives, la vente de la maison, le choix de la sépulture, la dégradation physique de celle qui a toujours été droite et fière, ainsi que leur travail et leurs enfants pleins d’énergie. Car même si notre monde s’écroule, le monde ne s’arrête pas, et il faut continuer à vivre.

Au fur et à mesure que la maladie avance et que la fin approche, on assiste aux tentatives pour la mère et la fille de se rapprocher. Il faut dire qu’aux yeux de leur mère, Yukari et surtout Nao sont encore des petites filles, elles ne sont pas parfaites à ses yeux et ne se gène pas pour les critiquer, que ce soit pour la cuisine ou tout autre chose. Pourtant, cette femme sévère peut avoir des moments de douceur, quand elle discute avec son gendre ou encore quand elle profite de ses petits-enfants. Et ça, l’auteure va le découvrir dans les derniers moments. On sent bien que ces deux femmes veulent renouer des liens, qu’elles essayent de communiquer, afin de n’avoir aucun regret, le tout avec maladresse et tendresse. Et cela ne sera pas simple, car avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, les traitements qui l’affaiblissent et sa fierté mise à mal, la vie avec cette dernière ne sera pas simple, tant elle est sujette à des sautes d’humeur. Yukari et sa sœur vont se démener pour tout gérer au mieux et soutenir leur mère dans ce combat, tout en assumant travail et famille. Les deux femmes ont un frère mais ce dernier n’a pas une grande place dans cette œuvre, occupé qu’il est par son travail, sa famille qui s’agrandit et sa situation géographique, à l’opposé du reste de la famille.

Présenté sous la forme de cours chapitres, dans le sens occidental de lecture, cet ouvrage, même si il n’est pas un guide, peut être un soutient pour les lecteurs dans le même cas. On ne se sent pas seul face à la maladie et cela nous donne un aperçu de ce que sont les choses, ou de ce qu’elles vont devenir. Ainsi, on en apprend un peu sur le cancer du pancréas, ce « grand muet » dont on ne guérit pas, ainsi que sur les traitements et l’évolution de la maladie. Ce manga n’est pas du tout un ouvrage de vulgarisation scientifique. Mais il peut aider à mieux comprendre certains aspects de la maladie, ainsi que le bouleversement qui en découle. On ne tombe jamais dans le drame, même si nos émotions sont un peu malmenées. L’auteur n’abuse pas de larmes inutiles et nous explique ce qu’elle a vécu, sans exagération.

Le dessin est assez simple, avec peu de décors et le trait est arrondi. Les traits de la mère sont plus précis, et on voit bien l’évolution de la maladie sur son visage. Sur la couverture, on voit Yukari et sa mère. A elle seule, cette couverture nous résume la relation mère-fille complexe qu’elles ont.

Notre critique de Te Dire Merci

En résumé, voici un récit autobiographique dont le sujet difficile de dire au revoir à un être cher est traité avec pudeur et tendresse. On suit le quotidien chamboulé par la maladie de cette famille et sur la façon de renouer des liens dans une situation complexe. Une jeune auteure japonaise à découvrir absolument!

Scénario95%
Dessin90%
Édition95%
Originalité95%
Mise en scène95%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • Le choix narratif de la chronique
  • Très fort émotionnellement
  • Petit soutient pour les gens dans le cas
On a moins aimé
  • Néant
95%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.