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Critique

Notre critique des tomes 1 et 2 de Le Conte des Parias

Saya

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Dessinateur : Hoshino Makoto
Scénariste : Hoshino Makoto
Éditeur : Doki Doki
Collection : Shonen
Genre : Suspense, Fantastique
Public : + 12 ans 
Contenu : 208 pages, 192 pages
Sortie : 3 mars 2021
Prix : 7,50€
Statut de la série : En cours de publication

« Londres, 19e siècle. Quand une jeune fille désœuvrée lie son destin à celui d’un diable solitaire… En cette fin du 19e siècle, deux êtres solitaires vivent chacun de leur côté dans un recoin de Londres, la grouillante capitale de l’immense Empire britannique. L’un est un diable, revenu de tout, qui n’attend plus rien de la vie ; l’autre est une petite orpheline enjouée malgré les terribles vicissitudes la vie. Puis un jour, leurs chemins se croisent et ces deux reclus décident de lier leurs destins et de partir à l’aventure… »

Orpheline, Wisteria est une jeune fille qui vit dans la pauvreté à Londres. Chaque jour, elle doit mendier afin d’apporter sa « participation » à celui qui l’emploie. Si ce n’est pas le cas, les coups pleuvent sur son corps frêle. Wisteria a un don : elle peut voir les démons et s’est même liée avec l’un d’entre eux, Marbas. Un jour, l’homme, pour qui elle mendie, décide de vendre la jeune Wisteria à un riche aristocrate. Lorsque Wisteria propose au démon de prendre son âme plutôt que de finir sa vie chez un aristocrate pervers, Marbas refuse. Pourtant, ce dernier va accepter in extremis de faire un pacte avec Wisteria et la jeune fille va y laisser ses yeux. Jusqu’à sa mort, Marbas promet d’être toujours à ses côtés et de lui décrire les paysages qu’elle ne peut plus voir. Malgré une vie qui ne lui a pas fait de cadeaux, Wisteria est toujours souriante, humble et polie, ainsi que pleine de joie de vivre. Elle voit les choses sous un angle positif et est même, parfois, un peu naïve.

Marbas est un démon solitaire à l’apparence féline, avec une belle crinière rouge. Il fait partie des 13 Fléaux. Invisible aux yeux des humains, il peut en prendre la forme et il devient un séduisant jeune homme à la belle et longue chevelure rousse. Beau à se damner sous cette forme, il attire tous les regards de la gente féminine. Un jour où il s’ennuyait en déambulant dans les rues de Londres, il s’aperçoit que Wisteria peut le voir. Il décide de lui rendre visite chaque soir pour discuter avec elle, car ce diable s’ennuie mortellement. Il appréhende l’éternité parmi des humains qui ne peuvent plus le voir, car ces derniers croient de moins en moins en l’existence des démons. Las de la solitude et de sa longue vie, Marbas apprécie beaucoup de passer ses nuits aux côtés de la jeune fille et il a fini par espérer un avenir en commun avec elle. Ne pouvant la laisser partir, il passe un pacte avec elle, et en échange de ses yeux, il la sauve des mains d’un riche aristocrate aux mœurs forts discutables. Les voici donc sur les routes, avec à leurs trousses l’Ordre de l’Epée, bien décidée à éliminer un diable aussi puissant.

Mais Wisteria, même si elle est orpheline, n’est pas seule : elle a un frère aîné qui est son opposé et dont elle n’a plus eu aucune nouvelle depuis longtemps. Snow parle mal aux gens qu’il rencontre et se comporte comme un vaurien. Il est à la recherche de sa petite sœur, dont il retrouvera la trace grâce à son travail un peu particulier. En fait, il travaille pour l’Ordre de l’Epée, une milice qui lutte contre les diables.

Les diables et l’époque victorienne remportent un beau succès depuis le célèbre Black Butler de Yana Toboso. Ici, Marbas n’est pas « un diable de majordome », mais il protège sa contractante et doit même l’aider dans son nouveau quotidien sans ses yeux. Ainsi, il l’aide à manger et à se déplacer, tout en lui décrivant les paysages qu’ils traversent durant leur voyage. Les êtres humains, avec les nouvelles technologies qui sont mises au point, ne croient plus en les diables, et donc, avec le temps, ceux-ci ont perdu la capacité de les voir. Mais roublards, les diables peuvent quand même se faire voir et signer des pactes avec les humains qui ont besoin de leurs services. Tout serait dans le meilleur des mondes pour Marbas et sa contractante, si notre diable et ses confrères n’avaient pas dans les rangs de leurs ennemis le redoutable Ordre de l’Epée, une milice bien armée et bien entrainée.

Le scénario est bien ficelé, avec du mystère, de l’émotion, des informations sur les diables, mais également sur l’époque victorienne et ses inventions. Le rythme est soutenu, avec quelques scènes d’action bien amenées. Les personnages sont assez charismatiques, avec des personnalités assez marquées, mais sans tomber dans les clichés. On voyage dans l’Angleterre du XIXème siècle et le charadesign est classique, avec un trait fin et énergique. Il y a peu de décors, mais l’auteur a apporté une grande attention aux costumes des personnages, qui reflètent bien de quels groupes de la société ils font partie. Ainsi, on est en pleine apogée de l’ère industrielle et on en voit les caractéristiques dans ce manga. On passe du luxe et de la grandeur, à la science, en passant par la mode et la pauvreté, sans oublier les chemins de fer dont c’est la grande époque. A la fin, il y a quelques gags en 4 cases qui mettent en scène les différents personnages rencontrés dans des situations plus comiques que dans l’histoire principale. Les jaquettes mettent en valeur nos deux amis, Marbas et Wisteria, dans de superbes mises en scènes.

Le Conte des Parias
85 Rédaction
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Résumé

Voici une série qui était très attendue et qui est à la hauteur de cette attente. On plonge dès les premières pages dans cette Angleterre victorienne, en compagnie d’un diable solitaire et d’une jeune orpheline. Entre émotions, mystères et ère industrielle, voici un titre qui fait battre notre cœur ! A découvrir !

Scénario90
Dessin85
Édition85
Originalité85
Mise en scène80
Intérêt sur la durée90
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De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.

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